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Dossiers

Introduction à la série

Les épisodes de la saison 1

Les épisodes de la saison 2

Les épisodes de la saison 3

Les épisodes de la saison 4

Les épisodes de la saison 5

Les Episodes de la saison 6

A signaler d'emblée que tous ces textes devraient être garantis sans importants spoilers.

  • 6.01- Reckoning (L'homme qui nous a donné)
  • Réalisation : Charles S. Dubin
  • Scénario : Ed waters
  • Guest stars : Charles Bronson & Dick Foran
  • Première diffusion 13/09/1967 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note : 4/10

Le Pitch : John Grainger accompagné par son régisseur arrive dans une petite ville du Texas pour affaires ; il a emmené Elizabeth avec lui pour lui faire voir du pays et afin qu'elle prenne un peu de bon temps. Un bandit qui se trouve sur place remarque le Virginien et part vite de l’autre côté de la frontière prévenir Harge Talbot (Charles Bronson), son chef ; ce dernier le recherche depuis de nombreuses années, persuadé qu’il s'agit du traître qui les a dénoncé alors qu’ils allaient cambrioler une banque, ce fiasco s’étant soldé en plus par la mort de son frère bien aimé. Il a pour idée de se venger et va dans un premier temps faire enlever Elizabeth…

Mon avis : Nous avions terminé la saison précédente sans grand enthousiasme ; malheureusement cette sixième ne démarre guère mieux malgré la participation de Bernard Herrmann à la musique ainsi que sa prestigieuse Guest Star qu’est pour la seconde fois Charles Bronson. Le comédien qui allait vraiment faire décoller sa carrière deux ans plus tard avec le rôle de l’homme à l’harmonica dans Il était une fois dans l’Ouest de Sergio Leone avait déjà participé à la série, dans Nobility of Kings durant la saison 4. Avant le Leone, Bronson commençait néanmoins déjà doucement mais sûrement à avoir ses fans grâce principalement à John Sturges (Les Sept Mercenaires ; La Grande Évasion), et venait même deux ans plus tôt de se voir attribuer par Vincente Minnelli un très beau personnage dans son superbe et méconnu Le Chevalier des Sables (The Sandpiper). Ici encore Bronson reste charismatique et son interprétation est tout à fait honorable à défaut d’être mémorable ; tout comme dans Nobility of Kings il est tout autant crédible lorsqu’il se fait inquiétant que lorsqu’il retrouve son sang-froid, son calme, et qu’une part d’humanité semble vouloir prendre le dessus. Il campe ici le rôle de Harge, le chef d’un gang qui se terre au Mexique depuis que le cambriolage d’une banque a foiré voici sept années, son frère bien aimé s’étant fait tuer lors de ce hold-up raté faute à un 'donneur' les ayant dénoncés à la police. Cette 'balance', Harge est persuadé qu’il s’agit du Virginien.

En effet à cette époque ils travaillaient comme cow-boys dans la même équipe et Harge avait alors proposé au Virginien de faire partie du coup. Le futur régisseur de Shiloh avait refusé. Mais étant le seul à l’exception des autres membres du gang à connaitre l’existence de ce cambriolage, il va de soi que Harge l'a toujours cru coupable de cette trahison. Pourtant par loyauté le Virginien n’avait averti personne ; le final de l’épisode, quitte à faire grincer quelques dents, poursuivra cette indulgente éthique. Une piste dramatique passionnante que celle de cette probité peut-être mal placée pour certains mais néanmoins grandement humaine et tolérante que l’auteur Ed Waters ne parviendra pas à enrichir, l’ensemble de son scénario peinant à nous captiver, gros point faible de cet épisode sinon assez efficacement réalisé. Car oui Charles S. Dubin semble vouloir redonner un peu d’ampleur à la série à la manière d’un Don McDougall en prenant son temps à filmer de belles chevauchées sans transparences et à travers des paysages non seulement très agréables à l'oeil mais qui également se renouvellent un peu par rapport à ceux habituels que l’on commençait à connaitre un peu trop par cœur. Quant au style musical de Bernard Herrmann, il ne faut pas plus de deux notes successives pour le reconnaitre ; seulement le compositeur commençait sérieusement à tourner en rond et si ses morceaux mouvementés possèdent toujours autant de puissance lyrique, ses autres thèmes deviennent vite rébarbatifs et lassants, toujours construit sur le même mode du ‘tournoiement’ justement.

Nous ne ferons pas plus longuement la fine bouche en ce qui concerne la forme qui se révèle néanmoins tout à fait satisfaisante. Non là où le bât blesse avant tout comme nous l’avons déjà dit, c’est au niveau de l’écriture. Ce n’est pas le suspense qui manque à partir du moment où le Virginien est kidnappé par les hommes à la solde de Charles Bronson d’autant que ces derniers sont des bêtes cruelles et sans scrupules… sauf qu’ils sont dépeints à la hache, sans vraiment de nuances, n’attendant qu’une seule chose, que leur patron leur donne l’ordre d’abattre notre héros ; pas plus de richesse dans la palette du personnage féminin, celui de la femme de Charles Bronson interprété par Miriam Colon (La Vengeance aux deux visages de Marlon Brando ; L’homme de la Sierra de Sidney J. Furie), protagoniste fade, sans aucun charisme et à vrai dire un peu nunuche, les auteurs du Virginien ne nous ayant pas vraiment habitués à autant de facilités jusqu’à présent. Le chef de la bande - Bronson - n’est guère mieux loti dans l’ensemble, pas plus que l’hôte des Grainger ou le shérif que campent Dick Foran et Kenneth Tobey, sympathiques mais assez ternes eux aussi. On ressent surtout aux travers les faiblesses de l’interprétation un manque de conviction de l’ensemble ; car comment s’intéresser au fait qu’Elizabeth, emprisonnée dans le repaire des hors-la-loi, soit chargée d’aider l’épouse du Bad Guy à accoucher tandis que Le Virginien doit se démener à essayer de défaire ses liens pour s’évader de la grange où il est enfermé durant presque toute la durée de l'épisode. Pour une reprise, ce n’est pas très motivant pour le spectateur qui sait pourtant très bien que les épisodes, indépendants les uns des autres, peuvent faire souffler successivement le chaud et le froid.

Nous aurons cependant eu quelques occasions de nous réjouir durant cette fiction médiocre mais plutôt bien réalisée et photographiée, notamment lors des séances de chevauchées assez enlevées en début et fin d’épisode, et nous aurons été très agréablement surpris par un final optimiste auquel nous n'étions pas préparé et qui prouve une fois de plus le caractère de grande probité de notre Virginien. De Charles S. Dubin (véritable réalisateur de cet épisode et non Abner Biberman comme indiqué dans imdb), plutôt que de ce The Reckoning ou encore du mélodramatique et larmoyant Letter of the Law, nous nous souviendrons de son remarquable The Laramie Road avec Harold J. Stone et Leslie Nielsen avec pour thème principal le lynchage. Pour la petite histoire, il faut savoir que The Reckoning ainsi que l'épisode réalisé par Samuel Fuller dans la première saison avec Lee Marvin en Guest Star (pas vraiment ce qu’à fait de mieux le réalisateur) ont été réunis je ne sais pas comment pour en faire un film sorti en salles sous le titre Il était une fois deux salopards (The Meanest Men in the West) qui vient de sortir chez Elephant Films. Aux dires de certains il serait totalement ridicule dans sa construction, ce qui n’est guère surprenant d'autant qu'il a été monté à partir d’éléments au départ on ne peut plus disparates.

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  • 6.02- The Deadly Past (La liste)
  • Réalisation : Abner Biberman
  • Scénario : Phyllis & Robert White
  • Guest stars : Darren McGavin
  • Première diffusion 20/09/1967 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note : 7.5/10

Le Pitch : Trampas a reçu trois lettres consécutives contenant une liste de sept noms dont le sien ; il ne connait aucune des personnes citées sauf qu’à chaque fois un nom est barré avec la mention R.I.P. Stacey qui reconnait l’un des noms donne un indice à Trampas pour le retrouver. Voulant savoir de quoi il en retourne et angoissé d’être sous la menace d’un inconnu, Trampas part enquêter dans une ville voisine et rend visite à la veuve d’un conducteur de diligence, le dernier nom à avoir été "rayé de la liste". Il arrive dans ce lieu accompagné d’un de ses ‘compagnons de liste’ rencontré en chemin, un tueur à gages (Darren McGavin)…

Mon avis : La saison précédente avait vraiment mis du temps à décoller ; la sixième nous avait fait craindre la même chose mais The Deadly Past vient immédiatement nous rassurer après un premier épisode très décevant. Exit le Virginien, ici c’est au tour de Trampas de se retrouver en solo dans un de ces remarquables épisodes où il quitte seul la région pour une raison ou une autre, des épisodes en principes plus sombres que la moyenne et qui se sont quasiment tous révélés comme faisant partie des meilleurs de la série. The Deadly Past ne déroge pas à la règle, superbe whodunit à la manière d’Agatha Christie ; et pourtant c’est peu de dire que ces derniers ne sont en général pas trop ma tasse de thé. Mais ici le couple de scénariste Phyllis et Robert White nous délivre un scénario constamment captivant, Abner Biberman ficelant le tout aux petits oignons et ayant parfaitement bien choisi son casting. Mais avant d’en reparler, revenons-en à ce postulat de départ très intrigant. L’épisode débute de manière habituelle, sur un ton assez léger, Stacey venant distribuer le courrier aux cow-boys de Shiloh, plaisantant Trampas en reniflant l’enveloppe lui étant destinée, essayant de deviner le parfum utilisé par sa X ième conquête féminine. Mais Trampas lui explique de quoi il en retourne et c’est évidemment bien plus grave que ce que Stacey imagine…

Il s’agit de la troisième lettre anonyme sur le même modèle : elle contient une liste de sept noms dont le sien, à chacune des nouvelles lettres un nom est rayé avec la mention "Rest in Peace" et la date à laquelle la personne a été tuée. Il va de soi que Trampas ne voulant plus subir cette pression et cette angoisse perpétuelle, il préfère désormais aller de l’avant pour essayer de savoir qui est l’auteur de ces missives et de ces crimes qui précèdent leur envoi. Stacey connaissant l’un des noms, celui du dernier assassiné, un conducteur de diligence, Trampas se rend dans la petite ville où il vivait auprès de sa femme. Malgré l’aide proposée par Stacey, Trampas décide de régler seul cette dangereuse affaire. Le voilà donc parti loin de Shiloh et dès lors le spectateur n’aura de cesse de s’inquiéter pour le sort de notre sympathique héros, s’attendant à chaque coin de rue et à chaque rencontre à ce qu’il se fasse dessouder ; bien évidemment le suspense est éventé par le fait que l’on sache pertinemment que Trampas ne peut pas mourir vu qu’il sera au rendez-vous de la série jusqu’au dernier épisode ; néanmoins l’efficacité du scénario fait que nous ne sommes jamais vraiment tranquille pour lui et que l'on se passionne pour cette enquête inhabituelle ; et cela dès la première confrontation nocturne de Trampas avec un homme qui va s’avérer être lui aussi dans la même situation, à savoir faire partie de la fameuse liste mortelle.

On apprend bien vite qu’il s’agit d’un violent ‘gunman’ dès lors qu’une de ses victimes, un modeste fermier délogé par un rancher sans scrupules, aura cherché à s’en venger cette même nuit pleine de surprises. Quoiqu’il en soit Trampas s’en accommode et poursuit sa quête avec son nouvel allié dont on comprend très peu de temps après qu’il est l’ex-mari d’une des autres personnes listées, jolie blonde qui est désormais l’épouse du shérif de la ville où ils se rendent enquêter sur la mort du conducteur de diligence. Après de nombreuses réflexions, il s’avère que le seul point commun qui unit les sept noms de la liste soit une petite ville nommée Wicksville où ils se sont tous rendus un jour. Il faut donc qu'ils y retournent puisque si c'est dans ce lieu que tout a commencé, la solution du mystère doit s'y trouver. Comme vous aurez pu vous en rendre compte à la lecture de cette description, beaucoup de mystère, pas mal de suspense et énormément de retournements de situations au cours de cette intrigue superbement bien écrite. Le postulat est intrigant, le récit ne se relâche jamais même si comme l'on pouvait s'en douter la résolution n’est pas à la hauteur de ce qui a précédé ; n’essayez même pas de vous transformer en Sherlock Holmes, il y a très peu de chances pour que vous réussissiez à résoudre l’énigme avant que le fin mot de l’histoire nous soit dévoilé au sein d’un flashback dans un hôtel ; flashback d'ailleurs une foi n'est pas coutume assez bien fait, Biberman nous octroyant de jolis plans, des éclairages jouant avec efficacité sur les ombres ainsi que de beaux mouvements de caméra ; il en sera d'ailleurs ainsi tout du long, même l’utilisation des décors nocturnes en studio s’avérant satisfaisante, le spectateur oubliant vite le côté factice de l’ensemble captivé qu'il est par une histoire bien servie par la mise en scène.

Quant au casting, il finit de faire de cet épisode l’un des plus réussis de la série : outre Doug McClure toujours excellent lorsqu’il se retrouve seul protagoniste récurrent, il faut noter les très belles prestations de Darren McGavin - déjà mémorable dans The Intruders (saison 2) dans le rôle de l’intelligent chef de gang avec comme homme de main un tout jeune David Carradine inquiétant à souhait - ici dans la peau du ‘gunman’ ; de la jolie Mary-Robin Redd dont on se souviendra longtemps de la gifle retentissante qu’elle administre à son ex-époux ; de Linden Chiles interprétant son shérif de mari qui fait ici sa quatrième et dernière apparition dans la série, déjà parfait dans An Echo of Thunder dans la saison 5 également réalisé par Biberman ; et enfin de Bing Russell, un habitué de la série, ici dans le rôle du principal suspect. Une fiction solidement écrite - en profitant même pour aborder en sous-main des thématiques très westerniennes comme celle des expropriations des petits fermiers par de gros ranchers -, superbement jouée et rondement menée qui devrait plaire au plus grand nombre – notamment aux friands de mystères policiers - y compris à ceux qui ne sont pas spécialement attirés par le western. Pour information, sachez que cet épisode fait partie de ceux diffusés sur la 2ème chaine de l’ORTF, plus précisément en deuxième partie de soirée le samedi 30 juin 1973. Maintenant nous attendons au moins aussi bien de Don McDougall qui prend le flambeau dès l'épisode suivant.

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  • 6.03- The Lady from Wichita (Une  Dame de Wichita)
  • Réalisation : Don McDougall
  • Scénario : True Boardman
  • Guest stars : Joan Collins
  • Première diffusion 27/09/1967 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note : 7.5/10

Le Pitch : Un rancher voisin de Shiloh décède et laisse ses terres et sa fortune en héritage à une mystérieuse Lorna (Joan Collins) dont personne ici n’a jamais entendu parler. Il s’agit d’une femme de Wichita qui arrive à Medicine Bow avec sa ‘tante’. Ce qu’elles s’efforcent bien de cacher aux habitants de cette petite ville tranquille c’est qu’elles étaient au Kansas tenancières d’un saloon qu’elles ont vendu pour venir toucher cette somme colossale avec dans l’idée de s’en servir pour ouvrir une autre maison à San Francisco. Sauf que Trampas tombe sous le charme de Lorna et que cette dernière n’est pas insensible aux égards de la population…

Mon avis : Que plaisir juste après le captivant The Deadly Past de tomber à nouveau sur une superbe réussite mais dans un ton totalement opposé, très léger cette fois sans que ça ne sombre une seule seconde dans la gaudriole ; The Lady from Wichita nous fait un peu penser au 4ème épisode de la série, l’attachant et amusant The Big Deal de Earl Bellamy au cours duquel se pavanait un mémorable Ricardo Montalban. Comme à cette époque-là de ma découverte de la série, j'avoue avoir éprouvé une petite appréhension avant de visionner ce Lady from Wichita surtout après les déconvenues durant la saison précédente des épisodes à l’atmosphère frivole - adjectif néanmoins aucunement péjoratif de mon point de vue - ; ayant lu comme quoi il s’agissait d’un épisode s’apparentant à une comédie, j’ai craint à nouveau de tomber soit sur une pantalonnade un peu lourde soit sur un épisode un peu naïf voire mièvre, d’autant plus lorsque l’on sait que cette fiction narre le récit de deux tenancières de saloon allant au contact des habitants de Medicine Bow retrouver une certaine ‘respectabilité’, avec tout ce que cela pourrait faire sous-entendre de moralisme bon teint. Mais j’aurais dû ne pas m'effrayer pour si peu car l'épisode s’avère tout à fait harmonieux dans le mélange des genres, la légèreté des trois premiers quarts allant bifurquer ensuite vers plus de gravité sans que cela ne détonne ni ne tourne au mélodrame. Le ton reste constamment juste d’autant que la direction d’acteurs s’avère parfaite avec notamment deux Guest-Stars féminines absolument adorables de charme et de malices.

Il faut dire que Abner Biberman est l’un des réalisateurs les plus chevronnés de la série avec son comparse Don McDougall, alors que True Boardman commence sérieusement à se faire le spécialiste des histoires - légères ou graves - à tendance féministes. C’est lui qui avait déjà récemment écrit Doctor Pat sur la femme-médecin ayant du mal à se faire accepter dans la prude communauté de Medicine Bow. Ici, ce sont deux femmes de Wichita, Lorna et Belle, qui y tiennent une maison de jeu ; la plus jeune hérite d’une fortune et des biens d’un gros rancher du Wyoming qui vient de décéder. Énormément d'étonnement ici et là puisqu’à Medicine Bow jamais personne n’a entendu parler de cette dame alors qu’encore plus surprenant, Lorna ne sait pas qui peut bien être son donateur ! Quoiqu’il en soit, elle ne va pas cracher sur une telle aubaine et la voilà partie avec son associée pour récupérer l'argent de son bienfaiteur inconnu. Elles se font évidemment passer pour des femmes très honorables qui connaissaient le mort afin de ne pas trop se faire remarquer et d'éviter trop de questionnements. Elles ont dans l’idée de récupérer la somme qui résulterait de la vente de la propriété afin d’aller ouvrir un saloon de luxe à San Francisco. Mais après un long voyage depuis le Kansas, à peine arrivée sur place, Lorna, la plus jeune, commence à se prendre au jeu d’un changement de vie dès qu’elle découvre le domaine et la maison dont elle est désormais propriétaire. De plus elle tombe sous le charme de la région et de ses habitants qui ne manquent pas d’attentions à son égard.

Le régisseur du domaine lui apprend néanmoins que ne se sentant pas travailler pour une femme, il démissionne ; son voisin John Grainger a alors dans l’idée de lui prêter Trampas pour lui enseigner le métier d’éleveur le temps qu’elle trouve un nouvel intendant. Comme vous l’aurez deviné, Trampas accepte avec grand plaisir d’autant qu’il compte bien se faire une nouvelle petite amie de sa ravissante patronne aux manières cependant parfois incompréhensibles de la part d’une soi-disant "grande dame". L’on comprendra certainement sans difficultés le ton de comédie de cet épisode et les quiproquos qui peuvent découler du fait que deux femmes "de mauvaise vie" se fassent passer pour des dames très respectables, s'obligeant à se rendre à l'église, se faisant inviter par les membres de sociétés de coutures, par les vieilles dames de l’orphelinat et celles des œuvres de charité… Même si ce changement ne plait guère à Rose qui insiste auprès de Lorna pour vendre et se rendre à San Francisco, la jeune femme voit au contraire l’occasion de pouvoir changer de vie… jusqu’au jour fatal où l’un de ses anciens ‘clients’ arrive à Medicine Bow et décide de la faire chanter sous peine de révéler aux habitants sa véritable identité… Je n’en dirais pas plus sauf que le final n’est absolument pas moralisateur mais au contraire sacrément délicieux, le secret des deux femmes quant à leurs précédentes activités n’en ayant peut-être pas été un pour tout le monde et la partie plus sombre ne sombrant néanmoins à aucun moment dans une noirceur qui n’aurait pas eu lieu d’être et qui aurait semblé peu crédible.

Quelques savoureuses apparitions de Ryker et Stacey – ce dernier se désespérant de ne pas être à la place de Trampas auprès de Lorna - mais sinon un deuxième épisode consécutif avec le seul Doug McClure en acteur principal parmi les protagonistes récurrents de la série. Et il s’avère à nouveau très convaincant, tout autant que la ravissante Joan Collins – que l’on ne présente plus -, la piquante Rose Marie qui aurait méritée d’être plus connue malgré une carrière assez prolifique débutée à 10 ans, ainsi que Harry Lauter parfait en maître-chanteur. Ajoutez à tout ceci un excellent thème musical, d'amples panoramiques sur de beaux paysages, une réalisation très professionnelle... et vous aurez un épisode de très grande qualité que, comme le précédent, même ceux qui n’ont que peu d’affinités avec le western devraient pouvoir grandement apprécier. Les aficionados pourront en revanche être déçus par le manque d’action, de tension et de suspense. A l'actif du progressisme de la série, l'on appréciera une communauté de Medicine Bow prête à accepter et à se lier d’amitié avec les femmes pécheresses fustigées par leur révérend qui lui aussi saura reconnaitre in fine le grand cœur de ces deux femmes. Certes un sujet pas tout neuf basé sur les quiproquos qui naissent par la dichotomie entre la position sociale annoncée et réelle de deux protagonistes mais beaucoup d’humour et jamais de lourdeurs pour un épisode extrêmement plaisant, très bien écrit, très bien réalisé et très bien interprété, agréable moment de détente et véritable bouffée de fraicheur en partie due à une Joan Collins aussi jolie que pleine de vitalité.

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  • 6.04- Star Crossed (L'homme de l'Oklahoma)
  • Réalisation : Abner Biberman
  • Scénario : Don Tait
  • Guest stars : Tom Tryon
  • Première diffusion 04/10/1967 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

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  • 6.05- Johnny Moon (Johnny Moon)
  • Réalisation : Abner Biberman
  • Scénario : Stanford Whitmore
  • Guest stars : Tom Bell
  • Première diffusion 11/10/1967 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

Le Pitch :

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  • 6.06- The Masquerade (Shérif pour rire)
  • Réalisation : Don McDougall
  • Scénario : Norman Katkov
  • Guest stars : Lloyd Nolan & David Hartman
  • Première diffusion 18/10/1967 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

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  • 6.07- Ah Sing Vs. Wyoming (Le procès de Ah Sing)
  • Réalisation : Charles S. Dubin
  • Scénario : Irve Tunick
  • Guest stars : Edmond O'Brien
  • Première diffusion 25/10/1967 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

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  • 6.08- Bitter Autumn (Automne amer)
  • Réalisation : Don McDougall
  • Scénario : Andy & Dave Lewis
  • Guest stars : Jeanette Nolan
  • Première diffusion 01/11/1967 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

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  • 6.09- A Bad Place to Die (Un Endroit pour mourir)
  • Réalisation : Don McDougall
  • Scénario : Judith & Robert Guy Barrows
  • Guest stars : John McIntire
  • Première diffusion 08/11/1967 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

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  • 6.10- Paid in Full (Une Dette à payer)
  • Réalisation : Don McDougall
  • Scénario : Richard Wendley
  • Guest stars : James Whitmore
  • Première diffusion 22/11/1967 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

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  • 6.11- To Bear Witness (Défense de témoigner)
  • Réalisation : Abner Biberman
  • Scénario : Sy Salkowitz
  • Guest stars : Malachi Throne
  • Première diffusion 29/11/1967 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

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  • 6.12- The Barren Groud (La Terre qui tue)
  • Réalisation : Abner Biberman
  • Scénario : Andy Lewis
  • Guest stars : Jay C. Flippen
  • Première diffusion 06/12/1967 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

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  • 6.13- Execution at Triste (Le Tireur d'élite)
  • Réalisation : Robert L. Friend
  • Scénario : John Dunkel
  • Guest stars : Sharon Farrell
  • Première diffusion 13/12/1967 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

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  • 6.14- A Small Taste of Justice (En toute justice)
  • Réalisation : Don McDougall
  • Scénario : Edward J. Lasko
  • Guest stars : Virginia Christine
  • Première diffusion 20/12/1967 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

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  • 6.15- The Fortress (Le Troupeau volé)
  • Réalisation : Abner Biberman
  • Scénario : Sy Salkowitz
  • Guest stars : Barbara Bouchet
  • Première diffusion 27/12/1967 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

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  • 6.16- The Death Wagon (La Fièvre)
  • Réalisation : E. Darrell Hallenbeck
  • Scénario : James Menzies
  • Guest stars : Tim McIntire
  • Première diffusion 03/01/1968 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

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  • 6.17- Jed (Jed)
  • Réalisation : Abner Biberman
  • Scénario : Arthur Heinemann
  • Guest stars : Sammy Jackson
  • Première diffusion 10/01/1968 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

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  • 6.18- From Help from Ulysses (Avec l'aide d'Ulysse)
  • Réalisation : Don McDougall
  • Scénario : True Boardman
  • Guest stars : Barbara Rhoades
  • Première diffusion 17/01/1968 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

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  • 6.19- The Gentle Tamers (Prisonnier sur parole)
  • Réalisation : Anton Leader
  • Scénario : Don Tait
  • Guest stars : James Griffith
  • Première diffusion 24/01/1968 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

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  • 6.20- The Good-Hearted Badman (Le Bandit au grand coeur)
  • Réalisation : James Sheldon
  • Scénario : Robert Van Scoyk
  • Guest stars : Pete Duel
  • Première diffusion 07/02/1968 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

Le Pitch :

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  • 6.21- The Hell Wind (Le Vent de l'enfer)
  • Réalisation : Don McDougall
  • Scénario : Leonard Praskins & Barbara Merlin
  • Guest stars : Pat Crowley
  • Première diffusion 14/02/19686 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

Le Pitch :

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  • 6.22- The Crooked Path (Le Chemin tortueux)
  • Réalisation : Abner Biberman
  • Scénario : Robert Presnell Jr.
  • Guest stars : Kevin Coughlin
  • Première diffusion 21/02/1968 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

Le Pitch :

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  • 6.23- Stacey (La Fracture)
  • Réalisation : Leo Penn
  • Scénario : Douglas Morrow
  • Guest stars : Robert H. Harris
  • Première diffusion 28/02/1968 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

Le Pitch :

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  • 6.24- The Handy Man (Un Homme à tout faire)
  • Réalisation : Abner Biberman
  • Scénario : Mel Tormé
  • Guest stars : Mel Tormé
  • Première diffusion 06/03/1968 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

Le Pitch :

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  • 6.25- The Decision (La Décision)
  • Réalisation : E. Darrell Hallenbeck
  • Scénario : Richard Carr
  • Guest stars : Monica Lewis
  • Première diffusion 13/03/1968 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

Le Pitch :

Mon avis :

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  • 6.26- Seth (La Chasse au cougar)
  • Réalisation : Joel Rogosin
  • Scénario : Reuben Bercovitch
  • Guest stars : Michael Burns
  • Première diffusion 20/03/1968 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

Le Pitch :

Mon avis :

A suivre...

Lien vers le test du coffret DVD saison 6 vol.1

Par Erick Maurel - le 23 novembre 2019