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Dossiers

Introduction à la série

Les épisodes de la saison 1

Les épisodes de la saison 2

Les épisodes de la saison 3

Les épisodes de la saison 4

Les épisodes de la saison 5

Les Episodes de la saison 6

A signaler d'emblée que tous ces textes devraient être garantis sans importants spoilers.

  • 6.01- Reckoning (L'Homme qui nous a donné)
  • Réalisation : Charles S. Dubin
  • Scénario : Ed waters
  • Guest stars : Charles Bronson & Dick Foran
  • Première diffusion 13/09/1967 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note : 4/10

Le Pitch : John Grainger, accompagné par son régisseur, arrive dans une petite ville du Texas pour affaires ; il a emmené Elizabeth avec lui pour lui faire voir du pays et afin qu'elle prenne un peu de bon temps. Un bandit qui se trouve sur place remarque le Virginien et part vite de l’autre côté de la frontière prévenir Harge Talbot (Charles Bronson), son chef. Ce dernier le recherche depuis de nombreuses années, persuadé qu’il s'agit du traître qui les a dénoncés alors qu’ils allaient cambrioler une banque, ce fiasco s’étant soldé en plus par la mort de son frère bien-aimé. Il a pour idée de se venger et va dans un premier temps faire enlever Elizabeth...

Mon avis : Nous avions terminé la saison précédente sans grand enthousiasme ; malheureusement cette sixième ne démarre guère mieux, malgré la participation de Bernard Herrmann à la musique ainsi que celle de sa prestigieuse guest star qu’est pour la seconde fois Charles Bronson. Le comédien, qui allait vraiment faire décoller sa carrière deux ans plus tard avec le rôle de l’homme à l’harmonica dans Il était une fois dans l’Ouest de Sergio Leone, avait déjà participé à la série, dans Nobility of Kings durant la saison 4. Avant le film de Leone, Bronson commençait néanmoins déjà doucement mais sûrement à avoir ses fans grâce principalement à John Sturges (Les Sept mercenaires, La Grande évasion), et venait même deux ans plus tôt de se voir attribuer par Vincente Minnelli un très beau personnage dans son superbe et méconnu Le Chevalier des sables (The Sandpiper). Ici encore, Bronson reste charismatique et son interprétation tout à fait honorable à défaut d’être mémorable ; tout comme dans Nobility of Kings, il est tout autant crédible lorsqu’il se fait inquiétant que lorsqu’il retrouve son sang-froid, son calme et qu’une part d’humanité semble vouloir prendre le dessus. Il campe ici le rôle de Harge, le chef d’un gang qui se terre au Mexique depuis que le cambriolage d’une banque a foiré voici sept années. Son frère bien-aimé s’était fait tuer lors de ce hold-up raté faute à un "donneur" qui les avait dénoncés à la police. Cette "balance", Harge est persuadé qu’il s’agit du Virginien.

En effet, à cette époque, ils travaillaient comme cow-boys dans la même équipe et Harge avait alors proposé au Virginien de faire partie du coup. Le futur régisseur de Shiloh avait refusé. Mais puisque ce dernier était le seul à l’exception des autres membres du gang à connaitre l’existence de ce cambriolage, il va de soi que Harge l'a toujours cru coupable de cette trahison. Pourtant par loyauté, le Virginien n’avait averti personne ; le finale de l’épisode, quitte à faire grincer quelques dents, poursuivra cette éthique indulgente. Une piste dramatique passionnante que celle de cette probité peut-être mal placée pour certains, mais néanmoins grandement humaine et tolérante, que l’auteur Ed Waters ne parviendra pas à enrichir, l’ensemble de son scénario peinant à nous captiver. Il s'agit du gros point faible de cet épisode, sinon assez efficacement réalisé. Car oui, Charles S. Dubin semble vouloir redonner un peu d’ampleur à la série, à la manière d’un Don McDougall, en prenant son temps pour filmer de belles chevauchées sans transparences et à travers des paysages non seulement très agréables à l'oeil mais qui également se renouvellent un peu par rapport à ceux habituels que l’on commençait à connaitre un peu trop par cœur. Quant au style musical de Bernard Herrmann, il ne faut pas plus de deux notes successives pour le reconnaitre ; seulement, le compositeur commençait sérieusement à tourner en rond et si ses morceaux mouvementés possèdent toujours autant de puissance lyrique, ses autres thèmes deviennent vite rébarbatifs et lassants, toujours construits sur le même mode du "tournoiement" justement.

Nous ne ferons pas plus longuement la fine bouche en ce qui concerne la forme qui se révèle néanmoins tout à fait satisfaisante. Non, là où le bât blesse avant tout comme nous l’avons déjà dit, c’est au niveau de l’écriture. Ce n’est pas le suspense qui manque à partir du moment où le Virginien est kidnappé par les hommes à la solde de Charles Bronson, d’autant que ces derniers sont des bêtes cruelles et sans scrupules... Sauf qu’ils sont dépeints à la hache, sans vraiment de nuances, n’attendant qu’une seule chose, que leur patron leur donne l’ordre d’abattre notre héros. On ne trouve pas plus de richesse dans la palette du personnage féminin, celui de la femme de Charles Bronson interprété par Miriam Colon (La Vengeance aux deux visages de Marlon Brando, L’Homme de la Sierra de Sidney J. Furie), un protagoniste fade, sans aucun charisme et à vrai dire un peu nunuche ; les auteurs du Virginien ne nous avaient pas vraiment habitués à autant de facilités jusqu’à présent. Le chef de la bande - Bronson - n’est guère mieux loti dans l’ensemble, pas plus que l’hôte des Grainger ou les shérifs que campent Dick Foran et Kenneth Tobey, sympathiques mais assez ternes eux aussi. On ressent surtout à travers les faiblesses de l’interprétation un manque de conviction de l’ensemble ; car comment s’intéresser au fait qu’Elizabeth, emprisonnée dans le repaire des hors-la-loi, soit chargée d’aider l’épouse du bad guy à accoucher tandis que le Virginien doit se démener à essayer de défaire ses liens pour s’évader de la grange où il est enfermé durant presque toute la durée de l'épisode ? Pour une reprise, ce n’est pas très motivant pour le spectateur qui sait pourtant très bien que les épisodes, indépendants les uns des autres, peuvent faire souffler successivement le chaud et le froid.

Nous aurons cependant eu quelques occasions de nous réjouir durant cette fiction médiocre mais plutôt bien réalisée et photographiée, notamment lors des séances de chevauchées assez enlevées en début et fin d’épisode, et nous aurons été très agréablement surpris par un finale optimiste auquel nous n'étions pas préparés et qui prouve une fois de plus le caractère de grande probité de notre Virginien. De Charles S. Dubin (véritable réalisateur de cet épisode, et non Abner Biberman comme indiqué dans imdb), plutôt que de ce The Reckoning ou encore du mélodramatique et larmoyant Letter of the Law, nous nous souviendrons de son remarquable The Laramie Road avec Harold J. Stone et Leslie Nielsen et pour thème principal le lynchage. Pour la petite histoire, il faut savoir que The Reckoning ainsi que l'épisode réalisé par Samuel Fuller dans la première saison avec Lee Marvin en guest star (pas vraiment ce qu’a fait de mieux le réalisateur) ont été réunis - je ne sais pas comment - pour en faire un film sorti en salles sous le titre Il était une fois deux salopards (The Meanest Men in the West), qui vient de sortir chez Elephant Films. Aux dires de certains, il serait totalement ridicule dans sa construction, ce qui n’est guère surprenant d'autant qu'il a été monté à partir d’éléments au départ on ne peut plus disparates.

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  • 6.02- The Deadly Past (La Liste)
  • Réalisation : Abner Biberman
  • Scénario : Phyllis & Robert White
  • Guest stars : Darren McGavin
  • Première diffusion 20/09/1967 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note : 7.5/10

Le Pitch : Trampas a reçu trois lettres consécutives contenant une liste de sept noms dont le sien ; il ne connaît aucune des personnes citées sauf qu’à chaque fois un nom est barré avec la mention R.I.P. Stacey, qui reconnait l’un des noms, donne un indice à Trampas pour le retrouver. Voulant savoir de quoi il en retourne et angoissé d’être sous la menace d’un inconnu, Trampas part enquêter dans une ville voisine et rend visite à la veuve d’un conducteur de diligence, le dernier nom à avoir été "rayé de la liste". Il arrive dans ce lieu accompagné d’un de ses "compagnons de liste" rencontré en chemin, un tueur à gages (Darren McGavin)...

Mon avis : La saison précédente avait vraiment mis du temps à décoller ; la sixième nous avait fait craindre la même chose mais The Deadly Past vient immédiatement nous rassurer après un premier épisode très décevant. Exit le Virginien, ici c’est au tour de Trampas de se retrouver en solo dans un de ces remarquables épisodes où il quitte seul la région pour une raison ou une autre, des épisodes en principe plus sombres que la moyenne et qui se sont quasiment tous révélés comme faisant partie des meilleurs de la série. The Deadly Past ne déroge pas à la règle, superbe whodunit à la manière d’Agatha Christie ; et pourtant c’est peu de dire que ces derniers ne sont en général pas trop ma tasse de thé. Mais ici le couple de scénaristes Phyllis et Robert White nous délivre un scénario constamment captivant, Abner Biberman ficelant le tout aux petits oignons et ayant parfaitement bien choisi son casting. Mais avant d’en reparler, revenons-en à ce postulat de départ très intrigant. L’épisode débute de manière habituelle, sur un ton assez léger, Stacey venant distribuer le courrier aux cow-boys de Shiloh, se moquant de Trampas en reniflant l’enveloppe qui lui est destinée, essayant de deviner le parfum utilisé par sa énième conquête féminine. Mais Trampas lui explique de quoi il en retourne et c’est évidemment bien plus grave que ce que Stacey imaginait...

Il s’agit de la troisième lettre anonyme sur le même modèle : elle contient une liste de sept noms dont le sien, à chacune des nouvelles lettres un nom est rayé avec la mention "Rest in Peace" et la date à laquelle la personne a été tuée. Il va de soi que Trampas ne voulant plus subir cette pression et cette angoisse perpétuelles, il préfère désormais aller de l’avant pour essayer de savoir qui est l’auteur de ces missives et de ces crimes qui précèdent leur envoi. Stacey connaissant l’un des noms, celui du dernier assassiné, un conducteur de diligence, Trampas se rend dans la petite ville où il vivait auprès de sa femme. Malgré l’aide proposée par Stacey, Trampas décide de régler seul cette dangereuse affaire. Le voilà donc parti loin de Shiloh et dès lors, le spectateur n’aura de cesse de s’inquiéter pour le sort de notre sympathique héros, s’attendant à chaque coin de rue et à chaque rencontre à ce qu’il se fasse dessouder. Bien évidemment, le suspense est éventé par le fait que l’on sache pertinemment que Trampas ne peut pas mourir vu qu’il sera au rendez-vous de la série jusqu’au dernier épisode ; néanmoins l’efficacité du scénario fait que nous ne sommes jamais vraiment tranquilles pour lui et que l'on se passionne pour cette enquête inhabituelle. Et cela dès la première confrontation nocturne de Trampas avec un homme qui va se révéler être lui aussi dans la même situation, à savoir faire partie de la fameuse liste mortelle.

On apprend bien vite qu’il s’agit d’un violent gunman dès lors qu’une de ses victimes, un modeste fermier délogé par un rancher sans scrupules, aura cherché à s’en venger cette même nuit pleine de surprises. Quoi qu’il en soit, Trampas s’en accommode et poursuit sa quête avec son nouvel allié dont on comprend très peu de temps après qu’il est l’ex-mari d’une des autres personnes listées, une jolie blonde qui est désormais l’épouse du shérif de la ville, chez lequel ils se rendent pour enquêter sur la mort du conducteur de diligence. Après de nombreuses réflexions, il s’avère que le seul point commun qui unit les sept noms de la liste soit une petite ville nommée Wicksville, où ils se sont tous rendus un jour. Il faut donc qu'ils y retournent puisque si c'est dans ce lieu que tout a commencé, la solution du mystère doit s'y trouver. Comme vous aurez pu vous en rendre compte à la lecture de cette description, on rencontre beaucoup de mystère, pas mal de suspense et énormément de retournements de situations au cours de cette intrigue superbement bien écrite. Le postulat est intrigant, le récit ne se relâche jamais même si comme l'on pouvait s'en douter la résolution n’est pas à la hauteur de ce qui a précédé. N’essayez même pas de vous transformer en Sherlock Holmes, il y a très peu de chances pour que vous réussissiez à résoudre l’énigme avant que le fin mot de l’histoire nous soit dévoilé au sein d’un flash-back dans un hôtel. Un flash-back d'ailleurs, une foi n'est pas coutume, assez bien fait : Biberman nous octroie de jolis plans - des éclairages jouent avec efficacité sur les ombres - ainsi que de beaux mouvements de caméra. Il en sera d'ailleurs ainsi tout du long, même l’utilisation des décors nocturnes en studio s’avère satisfaisante, le spectateur oubliant vite le côté factice de l’ensemble captivé qu'il est par une histoire bien servie par la mise en scène.

Quant au casting, il finit de faire de cet épisode l’un des plus réussis de la série : outre Doug McClure toujours excellent lorsqu’il se retrouve seul protagoniste récurrent, il faut noter les très belles prestations de Darren McGavin - déjà mémorable dans The Intruders (saison 2) dans le rôle de l’intelligent chef de gang avec comme homme de main un tout jeune David Carradine inquiétant à souhait - ici dans la peau du gunman ; de la jolie Mary-Robin Redd, dont on se souviendra longtemps de la gifle retentissante qu’elle administre à son ex-époux ; de Linden Chiles qui interprète son shérif de mari qui fait ici sa quatrième et dernière apparition dans la série, déjà parfait dans An Echo of Thunder dans la saison 5 également réalisé par Biberman ; et enfin de Bing Russell, un habitué de la série, ici dans le rôle du principal suspect. Une fiction solidement écrite - qui en profite même pour aborder en sous-main des thématiques très westerniennes comme celle des expropriations des petits fermiers par de gros ranchers -, superbement jouée et rondement menée qui devrait plaire au plus grand nombre - notamment aux friands de mystères policiers - et y compris à ceux qui ne sont pas spécialement attirés par le western. Pour information, sachez que cet épisode fait partie de ceux diffusés sur la 2ème chaine de l’ORTF, plus précisément en deuxième partie de soirée le samedi 30 juin 1973. Maintenant nous attendons au moins aussi bien de Don McDougall, qui prend le flambeau dès l'épisode suivant.

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  • 6.03- The Lady from Wichita (Une  dame de Wichita)
  • Réalisation : Don McDougall
  • Scénario : True Boardman
  • Guest stars : Joan Collins
  • Première diffusion 27/09/1967 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note : 7.5/10

Le Pitch : Un rancher voisin de Shiloh décède et laisse ses terres et sa fortune en héritage à une mystérieuse Lorna (Joan Collins) dont personne ici n’a jamais entendu parler. Il s’agit d’une femme de Wichita qui arrive à Medicine Bow avec sa "tante". Ce qu’elles s’efforcent bien de cacher aux habitants de cette petite ville tranquille, c’est qu’elles étaient au Kansas tenancières d’un saloon qu’elles ont vendu pour venir toucher cette somme colossale avec dans l’idée de s’en servir pour ouvrir une autre maison à San Francisco. Sauf que Trampas tombe sous le charme de Lorna et que cette dernière n’est pas insensible aux égards de la population.

Mon avis : Que plaisir juste après le captivant The Deadly Past de tomber à nouveau sur une superbe réussite mais dans un ton totalement opposé, très léger cette fois sans que l'ensemble ne sombre une seule seconde dans la gaudriole. The Lady from Wichita nous fait un peu penser au 4ème épisode de la série, l’attachant et amusant The Big Deal d'Earl Bellamy, au cours duquel se pavanait un mémorable Ricardo Montalban. Comme à cette époque-là de ma découverte de la série, j'avoue avoir éprouvé une petite appréhension avant de visionner ce Lady from Wichita, surtout après les déconvenues durant la saison précédente causées par des épisodes à l’atmosphère frivole - un adjectif néanmoins aucunement péjoratif de mon point de vue. Ayant lu qu'il s’agissait d’un épisode s’apparentant à une comédie, j’ai craint à nouveau de tomber soit sur une pantalonnade un peu lourde soit sur un épisode un peu naïf voire mièvre, d’autant plus lorsque l’on sait que cette fiction narre le récit de deux tenancières de saloon allant au contact des habitants de Medicine Bow retrouver une certaine "respectabilité", avec tout ce que cela pourrait faire sous-entendre de moralisme bon teint. Mais j’aurais dû ne pas m'effrayer pour si peu car l'épisode s’avère tout à fait harmonieux dans le mélange des genres, la légèreté des trois premiers quarts allant bifurquer ensuite vers plus de gravité sans que cela ne détonne ni ne tourne au mélodrame. Le ton reste constamment juste d’autant que la direction d’acteurs s’avère parfaite avec notamment deux guest stars féminines absolument adorables de charme et de malice.

Il faut dire que l'épisode est signé par le plus talentueux de ceux ayant travaillé sur la série, Don McDougall, alors que True Boardman commence sérieusement à se faire le spécialiste des histoires - légères ou graves - à tendances féministes. C’est lui qui avait déjà récemment écrit Doctor Pat sur la femme-médecin ayant du mal à se faire accepter dans la prude communauté de Medicine Bow. Ici, ce sont deux femmes de Wichita, Lorna et Belle, qui y tiennent une maison de jeux ; la plus jeune hérite d’une fortune et des biens d’un gros rancher du Wyoming qui vient de décéder. Énormément d'étonnement ici et là puisqu’à Medicine Bow jamais personne n’a entendu parler de cette dame alors qu’encore plus surprenant, Lorna ne sait pas qui peut bien être son donateur ! Quoi qu’il en soit, elle ne va pas cracher sur une telle aubaine et la voilà partie avec son associée pour récupérer l'argent de son bienfaiteur inconnu. Elles se font évidemment passer pour des femmes très honorables qui connaissaient le mort afin de ne pas trop se faire remarquer et d'éviter trop de questionnements. Elles ont dans l’idée de récupérer la somme qui résulterait de la vente de la propriété afin d’aller ouvrir un saloon de luxe à San Francisco. Mais après un long voyage depuis le Kansas, à peine arrivée sur place, Lorna, la plus jeune, commence à se prendre au jeu d’un changement de vie dès qu’elle découvre le domaine et la maison dont elle est désormais propriétaire. De plus, elle tombe sous le charme de la région et de ses habitants qui ne manquent pas d’attentions à son égard.

Le régisseur du domaine lui apprend néanmoins que, ne se sentant pas travailler pour une femme, il démissionne ; son voisin John Grainger a alors dans l’idée de lui prêter Trampas pour lui enseigner le métier d’éleveur le temps qu’elle trouve un nouvel intendant. Comme vous l’aurez deviné, Trampas accepte avec grand plaisir d’autant qu’il compte bien se faire une nouvelle petite amie de sa ravissante patronne aux manières cependant parfois incompréhensibles de la part d’une supposée "grande dame". L’on comprendra certainement sans difficultés le ton de comédie de cet épisode et les quiproquos qui peuvent découler du fait que deux femmes "de mauvaise vie" se fassent passer pour des dames très respectables, s'obligeant à se rendre à l'église, se faisant inviter par les membres de sociétés de couture, par les vieilles dames de l’orphelinat et celles des œuvres de charité... Même si ce changement ne plaît guère à Rose, qui insiste auprès de Lorna pour vendre et se rendre à San Francisco, la jeune femme voit au contraire l’occasion de pouvoir changer de vie... jusqu’au jour fatal où l’un de ses anciens "clients" arrive à Medicine Bow et décide de la faire chanter sous peine de révéler aux habitants sa véritable identité. Je n’en dirai pas plus sauf que le final n’est absolument pas moralisateur mais au contraire sacrément délicieux, le secret des deux femmes quant à leurs précédentes activités n’en ayant peut-être pas été un pour tout le monde, et la partie plus sombre ne sombre néanmoins à aucun moment dans une noirceur qui n’aurait pas eu lieu d’être et aurait semblé peu crédible.

Malgré quelques savoureuses apparitions de Ryker et Stacey - ce dernier se désespérant de ne pas être à la place de Trampas auprès de Lorna - voici un deuxième épisode consécutif avec le seul Doug McClure en acteur principal parmi les protagonistes récurrents de la série. Et il s’avère à nouveau très convaincant, tout autant que la ravissante Joan Collins - que l’on ne présente plus -, la piquante Rose Marie qui aurait mérité d’être plus connue malgré une carrière assez prolifique débutée à 10 ans, ainsi que Harry Lauter parfait en maître-chanteur. Ajoutez à tout ceci un excellent thème musical, d'amples panoramiques sur de beaux paysages, une réalisation très professionnelle... et vous aurez un épisode de très grande qualité que, comme le précédent, même ceux qui n’ont que peu d’affinités avec le western devraient pouvoir grandement apprécier. Les aficionados pourront en revanche être déçus par le manque d’action, de tension et de suspense. A l'actif du progressisme de la série, on appréciera une communauté de Medicine Bow prête à accepter et à se lier d’amitié avec les femmes pécheresses fustigées par leur révérend, mais qui lui aussi saura reconnaitre in fine le grand cœur de ces deux femmes. Certes, il s'agit un sujet pas tout neuf basé sur les quiproquos qui naissent par la dichotomie entre la position sociale annoncée et réelle de deux protagonistes mais on trouve beaucoup d’humour et jamais de lourdeurs pour ce qui reste un épisode extrêmement plaisant, très bien écrit, très bien réalisé et très bien interprété. Uagréable moment de détente et une véritable bouffée de fraicheur en partie due à une Joan Collins, aussi jolie que pleine de vitalité.

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  • 6.04- Star Crossed (L'Homme de l'Oklahoma)
  • Réalisation : Abner Biberman
  • Scénario : Don Tait
  • Guest stars : Tom Tryon
  • Première diffusion 04/10/1967 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note : 6/10

Le Pitch : Alors que Ryker croit reconnaître un vieil ami en la personne d’un fermier arrivant pour s’installer à Medicine Bow, ce dernier, Cliff Darrow (Tom Tryon), lui dit qu’il doit faire erreur, trop d’oreilles indiscrètes l’entourant à son avis. Mais lorsqu’ils se retrouvent tous deux seuls, l’étranger demande à Ryker de ne pas dévoiler sa véritable identité. En effet, recherché par la police, il s’est enfui et a changé de nom afin de ne pas être retrouvé. Un cruel dilemme pour Ryker qui ne sait pas quoi faire : être loyal envers son ami au risque de perdre son poste ou le livrer à la justice pour le plus grand malheur de son épouse et de son fils adoptif ?

Mon avis : Alors que ce Star Crossed est globalement très fortement apprécié par une majorité - remarquablement bien noté sur imdb par exemple - je dois avouer avoir éprouvé une certaine déception malgré son niveau certes très honorable et sa belle histoire d’amitié. Mais j’attendais mieux d’un des rares récents épisodes à mettre Clu Gulager sur le devant de la scène et surtout au vu de la passionnante thématique mise en avant, celle de la loyauté envers un ami, qui aurait dû nous émouvoir plus intensément. La faute de cette relative fadeur d’ensemble incombe, à mon humble avis, à une écriture manquant de mordant de la part du scénariste Don Tait ainsi qu’à une direction d’acteurs d'Abner Biberman ici un peu relâchée. Ce récit avait pourtant tous les atouts pour être susceptible de nous bouleverser s’il était tombé entre les mains de l’autre réalisateur clé de la série, Don McDougall. Don Tait - qui travaillera dans les années 70 principalement pour les studios Disney et ses films non animés - manque en effet un peu de conviction, comme c’était déjà le cas pour ses deux précédentes participations au Virginien, Two Men Named Laredo et Ride to Delphi, deux épisodes pourtant eux aussi grandement appréciés par les amateurs de la série. Donc qui sait si vous ne serez pas vous aussi dans ce cas de figure ? La scène d’introduction met cependant d’emblée mal à l’aise, les auteurs semblant avoir oublié que la série avait débuté par un épisode impitoyable à l’encontre de la peine de mort : ici Ryker, le Virginien et Stacey se montrent au contraire grandement satisfaits d’une pendaison qui vient d’avoir lieu. Mais passons !

Puis Ryker est étonné de voir arriver en ville un homme qu’il croit reconnaître, Cliff Darrow, ex-compagnon d’aventures et de coups pas spécialement glorieux. Heureux de cette rencontre, il va le saluer mais ce dernier lui dit qu’il y a méprise, de ne pas s’appeler ainsi mais Andrew Hiller. Il est accompagné de son épouse, de son beau-fils, un jeune garçon de 8 ans, et il vient de s’installer en tant que fermier aux alentours de Medicine Bow. Mais personne n'est dupe et, se retrouvant tous les deux seuls, ils peuvent enfin parler tranquillement : Darrow supplie son ami d’oublier son passé ; car s’il cache son identité c’est parce qu’il est recherché par la police pour un suppisé simple cambriolage et qu’il ne veut pas que la femme qu’il vient d’épouser, veuve depuis peu, découvre que son ancienne vie été faite de menus larcins puisqu’il a désormais définitivement décidé de se ranger. Un cruel dilemme pour Ryker ; en tant qu’homme de loi devrait-il dénoncer son ami ou bien par loyauté et convaincu de sa bonne foi, en voyant que Darrow est revenu sur la bonne pente, doit-il fermer les yeux et occulter le fait qu’il soit recherché ? En son âme et conscience, il prend la décision de ne rien dévoiler et même de lui apporter son aide pour démarrer dans sa nouvelle vie, profitant de ses moments libres pour lui donner un coup de main pour son installation. Ce qui rend le shérif un peu curieux. Pas de chance pour Darrow, le Virginien a recruté voilà peu un homme qui le reconnaît lui aussi et qui n’a pas les scrupules de Ryker. Il se rend chez le shérif pour consulter les avis de recherche, bien décidé à empocher la récompense s’il y en a une. Et effectivement, Darrow est recherché... pour meurtre. Avant de tenter sa chance auprès du shérif, il essaie de faire chanter Darrow, espérant en tirer encore plus. Mais le maître-chanteur, chassé peu de temps avant de Shiloh pour fainéantise, est retrouvé mort, et Darrow volatilisé. Le shérif, qui sait désormais tout de ce dernier, commence par destituer son adjoint, estimant que tout ce qui vient de se produire de tragique est avant tout dû à son silence, le fait d’avoir caché un meurtrier n'étant pas pardonnable pour un homme de loi.

Ryker, qui n’admet pas avoir été trahi par son ami, part à sa poursuite, l'appréhende sans grandes difficultés et le ramène en ville afin qu’il y soit jugé. Sauf qu'il ne s'attendait pas à ce que Darrow soit condamné à être pendu après avoir plaidé coupable pour le crime qui lui était imputé, s'étant vu acculé et poussé dans ses derniers retranchements par un homme qui avait l'intention de l'essorer et de révéler son passé à sa nouvelle famille ! Nous ne vous dévoilerons pas le dénouement et son coup de théâtre final moyennement convaincant, mais au vu de cette description du récit, on comprend l’énorme potentiel émotionnel qu’il y avait, les questionnements moraux que cela allait impliquer, la détresse de tous les personnages, aussi bien le condamné que sa femme, son fils et Ryker qui se voit ainsi responsable de la mort prochaine d’un de ses meilleurs amis. L’ensemble se suit sans ennui et avec beaucoup de plaisir, mais sans grande passion non plus faute à des comédiens qui soit paraissent moins convaincus qu’à l’habitude (Tom Tryon, bien plus mémorables à l’intérieur de la série dans The Man from the Sea ainsi que dans The Girl on the Glass Mountain, idem pour Lisabeth Hush dans le formidable The Payment) soit que leur jeu semble moins tenu d’ordinaire comme c’est le cas pour Clu Gulager qui nous avait habitués à un peu plus de finesse même si son travail est loin ici d’être mauvais. Il faut dire aussi que les personnages, aussi attachants soient-ils, manquent un peu d'épaisseur et l’on ne peut que constater la fadeur de ceux campés par Brian Nash (l’enfant) ou Kiel Martin (le maitre-chanteur). Ce manque de rigueur dans la direction d’acteurs et cette faiblesse dans l’écriture empêchent l’épisode de se hisser aux sommets pourtant prometteurs sur le papier.

Ma déception étant validée, il serait dommage d’en rester sur une note médiocre d’autant que ce ne serait absolument pas mérité. Nous aurons eu notamment l’occasion d’une intéressante réflexion sur le métier de shérif au travers des discussions passionnantes entre le shérif et son adjoint, les deux étant d’accord sur la difficulté de leur profession surtout lorsqu’il s’agit de faire appliquer des lois qu'ils désapprouvent ou de devoir faire profil bas face à des jugements pour lesquels ils sont en total désaccord. Nous retiendrons également une belle histoire d’amitié avec beaucoup de jolies scènes durant la première partie lorsque Ryker vient apporter son aide à la famille Darrow lors de son emménagement, la mise en place des barrières pour délimiter leur terrain et le regroupement des premières têtes de bétail du nouveau et modeste cheptel. Et nous ne pourrons enfin qu'approuver les auteurs - comme cela a d'ailleurs souvent été le cas tout au long de la série - par le fait de vouloir une fois de plus accorder une deuxième chance à chacun, la plupart des êtres humains étant capable de repartir sur de bonnes bases malgré un mauvais départ dans la vie. Un épisode qui devrait plaire à une majorité même s'il manque un peu d'ampleur à mon humble avis.

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  • 6.05- Johnny Moon (Johnny Moon)
  • Réalisation : Abner Biberman
  • Scénario : Stanford Whitmore
  • Guest stars : Tom Bell & Ben Johnson
  • Première diffusion 11/10/1967 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note : 6/10

Le Pitch : Un groupe mené par Joe Hogan (Ben Johnson) tire sur un homme seul qui semblait les gêner, un certain Johnny Moon (Tom Bell). Laissé pour mort, il est retrouvé par le Virginien qui le conduit à Shiloh afin qu’il y soit soigné. Johnny Moon est d’origine anglaise et faisait partie de la police montée canadienne avant de la déserter pour partir à la poursuite de "braconniers" qui avaient également tué deux Indiens de ses amis. Un détective privé est à sa recherche, missionné par l’armée canadienne. Un choix cornélien pour le Virginien : doit-il aider son nouvel ami dans sa mission vengeresse ou doit-il le livrer aux autorités ?

Mon avis : Johnny Moon est un anglais très extraverti aux idéaux surprenants et à la philosophie ma foi assez curieuse pour l’époque, pensant avant tout à la sauvegarde de la nature et des animaux, capable d’en venir aux poings pour une corneille abattue, de faire sortir un scorpion de dessous une manche de pantalon en l'appelant comme s'il s'agissait d'un chaton - à la plus grande frayeur d'un Virginien ayant senti ses dernières heures venir ! Furieux de voir un groupe de chasseurs utiliser des méthodes légales mais qu’il trouve pour sa part scandaleuses et cruelles - à savoir tuer une bête dont la carcasse sera ensuite empoisonnée afin que cet appât fasse un massacre parmi le groupe de loups qui viendrait s’en repaitre - il déserte la police montée canadienne pour partir à leur poursuite et leur faire payer non seulement leurs méfaits animaliers mais également le meurtre de deux Indiens qui pour les autorités n’ont guère plus d’importance que les loups décimés. On comprend à la lecture de ce pitch que l’argument initial de cet épisode est assez original pour l’époque, à forte tendance environnemental et écologique avant l’heure. L’acteur britannique Tom Bell est vraiment réjouissant dans le rôle-titre, très volubile sans jamais être agaçant pour autant. Les amateurs de la série seront étonnés de voir l’habituellement plutôt sobre et réservé Virginien nous octroyer plusieurs rires fortement tonitruants à l’écoute des histoires de cet homme qu’il a sauvé et qu’il aurait bien voulu garder à Shiloh dans son équipe ; comme si James Drury s’était lâché et s'esclaffait véritablement devant les saillies de son convive.

Autre motif de surprise, après Bernard Herrmann qui s’était invité sur quelques épisodes pour en signer la musique, c’est au tour du non moins talentueux Leonard Rosenman (La Fureur de vivre - Rebel without a Cause de Nicholas Ray, La Gloire et la peur - Pork Chop Hill de Lewis Milestone, Le Voyage fantastique - Fantastic Voyage de Richard Fleischer) de se faire reconnaitre dès les premières mesures de sa partition ; impossible de cacher son identité au vu de l’orchestration et du style qu’il déploie d’emblée sur un superbe et ample panoramique de presque 360°. S’étant a priori plu à faire cet exercice, il reviendra officier sur cinq autres épisodes. On appréciera également la mise en scène d'Abner Biberman, qui nous offre quelques excellentes scènes d’action, notamment la première séquence du guet-apens au cours de laquelle Johnny Moon est laissé pour mort - une fois n'est pas coutume, les noms des principaux participants à l'épisode arrivent immédiatement et non pas après un long prologue - jusqu’au final pétaradant voyant notre intrépide Anglais essayer presque à lui seul de décimer la bande des "tueurs de loups". Une réalisation non sans efficacité, une histoire assez curieuse et bien aérée se déroulant souvent en extérieurs dans des paysages rocailleux où se cachent nos ignobles "braconniers" ; un chef de ce groupe impeccablement interprété par le toujours aussi charismatique Ben Johnson (qui fut toujours parfait, que ce soit chez John Ford ou Sam Peckinpah) ; un protagoniste principal très attachant... Dommage que le scénariste Stanford Whitmore nous délivre un scénario qui manque de rigueur et de finesse car autrement tous les éléments étaient là pour accoucher d’un grand épisode.

Johnny Moon - l’épisode comme le protagoniste d’ailleurs - s’avère également un peu trop bavard, certaines séquences se révèlent être étirées plus que de raison, faisant parfois poindre l’ennui. On comprendra néanmoins qu’avec un tel personnage les auteurs aient voulu lui donner toute latitude pour s’exprimer d’autant que ses idées s’avèrent aussi surprenantes qu’admirables, surtout face à la rudesse de l’époque et de ses hommes. Nous trouvons également une réflexion passionnante sur la différence entre ce qui est légal et ce qui est juste, les actes légiférés pouvant s’avérer dans les faits profondément arbitraires et discutables quant à la morale. Le Virginien, au départ assez sceptique, en vient plus ou moins à comprendre ce mode de raisonnement à tel point qu'il décide d'accompagner Johnny pour accomplir l'acte illégal qu'il s'est mis en tête, mettre fin aux agissements cruels du groupe conduit par Ben Johnson. On est également témoin d’un double poursuite, celle donc des "chasseurs criminels" par Johnny Moon, celui-ci étant dans le même temps poursuivi par un détective privé missionné par l’armée canadienne pour le ramener afin d’être mis sur le banc des accusés et jugé pour désertion. Bref, un programme assez chargé... peut-être un peu trop pour que l’ensemble soit globalement satisfaisant sur tous les points, chacune des pistes dramatiques n’ayant pas le temps d’être enrichie correctement.

Un épisode tout à fait honorable et très curieux mais pas aussi réussi qu'on l'aurait souhaité. Cela étant dit, nous nous souviendrons sans doute longtemps de l’image de ce grand dégingandé en plein milieu d’un paysage désertique, sortant de derrière son rocher revêtu de sa tunique écarlate de la police montée canadienne, se montrant à découvert avec un courage déraisonnable et n’éprouvant aucune peur alors qu’il frôle la mort à chaque coup de fusil de ses ennemis acharnés. Une histoire très intéressante que cette expédition vengeresse pour laquelle un déserteur de l’armée canadienne entraîne un Virginien un peu dépassé par les évènements et déconcerté par le tempérament de son "invité" (impossible d’oublier la séquence du scorpion déjà évoquée en début de texte) ; il manque donc juste un peu de rigueur dans l’écriture et de rythme dans l'ensemble mais sinon Johnny Moon devrait plaire à une majorité de téléspectateurs.

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  • 6.06- The Masquerade (Shérif pour rire)
  • Réalisation : Don McDougall
  • Scénario : Norman Katkov
  • Guest stars : Lloyd Nolan & David Hartman
  • Première diffusion 18/10/1967 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note : 7.5/10

Le Pitch : L’employé de banque George Foster (David Hartman) reçoit un courrier qui lui apprend l’arrivée prochaine de son père (Lloyd Nolan), un ancien célèbre shérif ; voyageant en train, il doit en profiter pour venir saluer son fils durant une brève halte de 2 heures à Medicine Bow. Afin de ne pas le décevoir, George a toujours fait croire à son père qu’il exerçait le même métier que lui ; pour que cette mascarade continue, tous les habitants acceptent de se plier au jeu durant ce bref laps de temps... Sauf que la voie ferrée ayant été endommagée, le père devra demeurer trois jours complets sur place. George est complètement désemparé...

Mon avis : Si l’on s’en tient au seul titre français, il est fort à craindre que la plupart de ceux qui sont allergiques aux comédies westerniennes feront demi-tour sans même jeter un œil à cet épisode, certes léger et non dénué d’humour, mais à cent lieues d’une comédie lourdingue à laquelle on pouvait s’attendre. Outre en l’occurrence le scénariste Norman Katkov, nous ne remercierons jamais assez le réalisateur Don McDougall sans qui la série n’aurait jamais été aussi attachante, nous ayant jusqu’à présent offert un sans-faute au travers de tout un tas de très bons épisodes, que leur ton soit dramatique ou non. Il en signera 42 au total et aura également participé à quasiment toutes les séries cultes des années 60 et 70, dans le domaine du western et autres. Et encore une fois, il nous gratifie ici d’une fiction tout à fait savoureuse, dans la lignée et du niveau de sa première incursion dans cette sixième saison, le réjouissant The Lady from Wichita avec Joan Collins en guest star. Le thème principal de The Masquerade ressemble un peu à ceux de ces westerns du style Destry Rides Again (Femme ou démon) dans lesquels le personnage du shérif est un homme qui a priori n’en a absolument pas la carrure, souvent un tenderfoot timoré ou (et) naïf n’ayant jamais fait de mal à une mouche. Et comme c’est déjà le cas dans cet exemple cité, la réussite est au rendez-vous sans que jamais l’ensemble ne sombre ni dans la gaudriole ni dans la vulgarité attendues.

Il faut dire aussi que David Hartman - la même année aux côtés de Doris Day dans The Ballad of Josie d'Andrew V. McLaglen - se révèle un choix absolument parfait pour ce rôle d’un modeste employé de banque devant se faire passer quelques jours pour le shérif d’une petite ville le temps que son père, qui vient rapidement lui rendre visite, puisse continuer à en être fier. En effet, George lui a toujours fait croire avoir suivi la même voie que lui, à savoir faire respecter la loi et l’ordre. L’épisode débute par une séquence au cours de laquelle notre sympathique antihéros sort de chez la belle Laura qui vit seule avec son fils d’une dizaine d’années. Cela fait plusieurs mois - "One year, eight months, and two weeks" plus exactement - qu’il s’y rend tous les samedis soirs avec l’espoir sans cesse renouvelé qu’il aura enfin le courage de lui demander sa main. Laura n’est pas dupe de la cour qu’il lui fait mais aime le laisser mijoter d’autant que son veuvage lui pèse encore ; quant au fils de cette dernière, il s’avère posséder un caractère bien trempé voire parfois irrespectueux qui par contraste rend celui de George encore plus faible. Une délicieuse entrée en matière, déjà constamment juste dans l’écriture des protagonistes. Et effectivement, George ne sera jamais un personnage moqué par les auteurs, seul Trampas s’en amusera mais avec bienveillance, profitant de la situation, lors de séquences assez cocasses, pour inventer des actes héroïques à ce shérif malgré lui. Le problème de George est qu’il ne sait donc pas comment cacher à son père qu’il est en fait un modeste employé de banque. Après que le Virginien a tenté de lui faire comprendre qu’il s’agissait d’un métier tout à fait honorable et dont il ne devrait pas avoir honte, comprenant que George ne voudrait néanmoins pas déroger et l’avouer à son paternel, il décide avec Ryker et la complicité de tous les habitants de mettre en place cette "mascarade", d’autant que celle-ci doit durer à peine deux heures. Mais voilà que l’on annonce le déraillement d’un train et son dommage collatéral qui fait que la circulation ne pourra pas reprendre avant trois jours.

Cette gentille tartuferie devra ainsi durer bien plus longtemps, ce qui n’est pas pour arranger le banquier pour qui son employé modèle est devenu indispensable. Très belle idée que celle de ce patron conciliant, acceptant de se prêter au jeu lui aussi en laissant George aller exercer son faux métier la journée et en lui confiant la clé de la banque pour qu’il vienne mettre à jour en cachette quelques dossiers dès qu’il en aurait le temps. Une marque de confiance et de grand respect que George apprécie, ce qui ne l’empêche pas d’avoir ensuite du mal à exercer ses deux fonctions par manque de sommeil... surtout lorsqu’au moment d’enfin pouvoir se coucher, il est réveillé à la minute même où il plongeait dans les bras de Morphée par sa "fiancée" qui vient lui dire que son fils vient de fuguer. Image drôle et cocasse suivie par celle toute aussi savoureuse où il part à la recherche du jeune garçon et où il manque de peu de tomber de cheval à chaque pas tellement il est fatigué. Même si les auteurs parviennent à éviter tous les pièges inhérents à ce genre de pitch, à savoir ne pas nous octroyer une farce pas drôle basée sur l’humiliation du pauvre bougre qui se voit du jour au lendemain parachuté dans une position qui lui est inconfortable, le récit est ponctué d’humour et de séquences réjouissantes comme celle du premier verre de whisky ingurgité cul-sec par le pied-tendre, la séance de tir alors qu’il n’a jamais tenu une arme... Mais encore une fois sans que jamais l’ensemble ne paraisse exagéré. Connaissant le talent, la délicatesse, l’intelligence et le tact de Don McDougall, j’imagine qu’il doit avoir sa part dans le fait que The Masquerade reste tout du long une comédie si ce n’est spirituelle, en tout cas hautement divertissante et plus qu’honorable par son humanité et sa tendresse ; le seul reproche qu'on pourrait lui faire est qu'elle se rapproche par son écriture parfois un peu trop d’un film à sketchs.

On se souviendra longtemps du coup de théâtre final totalement inattendu, des relations entre George et son père (le toujours superbe Lloyd Nolan : La Légion des damnés de King Vidor, Le Lys de Brooklyn d'Elia Kazan, La Dernière chasse de Richard Brooks, Susan Slade de Delmer Daves), celles non moins attachantes entre George et Laura (charmante Diana Muldaur, l’héroïne de la série Vivre Libre mais aussi à l’affiche de films comme L’Autre de Robert Mulligan ou Un Silencieux au bout du canon de John Sturges) ainsi que de nombreuses scènes en extérieurs vraiment très bien réalisées, y compris les séquences d’action mouvementées de la fin, notre apprenti shérif se trouvant dans l'obligation d'arrêter un gang de hors-la-loi. On est très content d'avoir appris que David Hartman allait la saison suivante intégrer la série dans un rôle récurrent, en espérant que sa prestation sera au moins aussi mémorable que dans cet épisode. A noter aussi qu’après Bernard Herrmann et Leonard Rosenman, c’est au tour de Dave Grusin de tenir la baguette avec une partition qui fait facilement son bout de chemin dans notre tête. Nous espérons une saison qui se maintiendra à ce niveau, tout autant dans la gravité que dans la légèreté ; au niveau de cet hymne à l’entraide et à la fraternité, à l’estime de soi et à l’acceptation de son tempérament et de ses désirs même si ces derniers pourraient n’être vus que comme bien modestes. Une très jolie histoire jamais mièvre ! “When a sheriff goes after outlaws he's just doing his job, but when a bank clerk does he's brave, foolish maybe, but brave.”

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  • 6.07- Ah Sing Vs. Wyoming (Le Procès de Ah Sing)
  • Réalisation : Charles S. Dubin
  • Scénario : Irve Tunick
  • Guest stars : Edmond O'Brien
  • Première diffusion 25/10/1967 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note : 7/10

Le Pitch : Ah Sing, le cuisinier de Shiloh, décide de quitter les Grainger pour aller s'occuper de son propre restaurant à Medicine Bow. Alors qu’il va demander son autorisation pour ouvrir son établissement, le juge de paix le lui refuse par le seul fait d’être chinois ; les ranchers ne veulent pas contrarier le juge de paix qui doit actuellement résoudre un problème de voisinage qui les concerne. Mais Ah Sing qui tient absolument à mener son idée à terme va se battre seul comme un beau diable pour faire cesser cette injustice, son affaire étant portée par un avocat alcoolique (Edmond O’Brien) jusque devant la Cour suprême…

Mon avis : De prime abord, deux intrigues semblent se chevaucher dans ce très bon épisode puisqu’il débute par une réunion entre ranchers qui s’inquiètent du déclenchement probable d'une sanglante 'War Range' ; en effet un de leurs voisins vient de barricader sa propriété, ce qui condamne par la même occasion l’accès de leurs bêtes dans les pâturages qui se situent de l’autre côté des terres de ce gêneur. Puis l’on s’intéresse à un tout autre sujet, celui du départ de la maison des Grainger de leur cuisinier, un chinois du nom de Ah Sing. Les trois membres de la famille ne cachent pas leur tristesse et plaisantent les capacités de cuisinière d’Elizabeth comme quoi ils vont dorénavant mal être nourris. Sa fiancée n’allant pas tarder à arriver aux États-Unis, Ah Sing a en fait décidé de travailler désormais à son compte en ouvrant un restaurant à Medicine Bow. Il a déjà loué un local et y a fait tous les arrangements pour que son établissement puisse commencer à proposer ses services dans les jours qui viennent. Seulement, alors qu’il l’inaugure avec des invités qu’il apprécie plus que tout et notamment les Grainger, Ryker vient faire le rabat-joie en lui demandant de fermer son restaurant tant qu’il n’aura pas été demander l’autorisation au juge de paix. Ce qui semble aisé et devoir être réglé en quelques minutes ne va pas l’être, Ah Sing tombant sur un os en la personne de Temple qui refuse de lui accorder la licence par peur du ‘péril jaune’ ; pour la tranquillité de la ville, il ne veut pas que l’un des membres de cette communauté puisse avoir pignon sur rue, estimant que les chinois représentent déjà un peu 'la racaille' qui met le 'bazar' dans les rues de San Francisco… On ne peut plus actuel comme sujet ; la transposition est assez facile et parions qu'il résonnera très clairement pour beaucoup en ces périodes de xénophobie galopante.

Bref, d’un côté une réflexion sur le racisme, de l’autre une guerre des ranchs qui s’annonce : quel rapport entre les deux ? L’auteur Irve Tunick y répond avec clarté et intelligence, nous octroyant par la même occasion un scénario parfaitement bien agencé. Les ranchers emmenés par Grainger vont rencontrer le juriste Luke Evers afin qu’il trouve une solution à leur problème de voisinage. Ce dernier leur conseille d’aller demander au juge de paix de leur rédiger une injonction afin d’assigner en justice l’importun pour qu’il daigne retirer les barrières qui risquent de provoquer une véritable tragédie parmi les troupeaux de bovins. On se souvient qu’il s’agit du même homme qui refuse que Ah Sing ouvre son restaurant. Et donc, même si Grainger veut absolument défendre son ex-cuisinier et cette décision discriminatoire, Evers lui recommande de ne pas se mêler de cette affaire auquel cas le juge de paix risque de ne pas vouloir s’occuper de la question qui les préoccupe encore plus et qui risque de faire couler le sang. Les Grainger se voient en quelque sorte dans l’obligation de ne rien entreprendre pour porter secours au jeune chinois qui se voit ainsi privé de toute l’aide qu’on aurait pu lui apporter mais qui ne va pas se démonter pour autant, rouvrant son établissement à la fin de chacun de ses emprisonnements (séquences chez le shérif assez cocasses au cours desquelles Ryker profite des dons culinaires de son prisonnier). Une situation qui met néanmoins très mal à l’aise toutes les parties mais qui donne à l’épisode une intéressante complexité et une belle dignité, John Grainger, quitte à se fâcher avec ses amis, allant tenter de recoller les morceaux dans les deux affaires en demandant du soutien à une de ses vieilles connaissance, un juriste avili par l'alcool.

Ce personnage est tenu par Edmond O’Brien, comédien que tout le monde connait au moins de visage : il fût le policier infiltré dans le chef d’œuvre de Walsh, L’enfer est à lui (White Heat) ; il tint aussi des rôles de grande importance dans des chefs d’œuvres comme La Comtesse aux pieds nus (The Barefoot Comtessa) de Joseph Mankiewicz ou L’Homme qui tua Liberty Valance de John Ford ; enfin les aficionados de westerns l'apprécient bien puisqu’il en tourna une bonne dizaine, que ce soit dans de médiocres séries B Paramount, celles de Byron Haskin entre autres, ou dans de grands films comme La Horde sauvage (The Wild Bunch) de Sam Peckinpah. Dans la peau de cet avocat déchu car alcoolique et qui ne cherche à trouver aucune excuse à son vice (ce n’est pas banal au sein d’une fiction hollywoodienne), il s’avère parfait, son discours final - permettant un happy end de circonstance mais tout à fait émouvant - fustigeant avec une grande dignité l’atteinte à la liberté individuelle et aux fameux 5ème et 14ème amendements de la constitution. Ses partenaires, que ce soit Aki Aleong dans le rôle de Ah Sing, Lloyd Bochner (Le Point de non-retour de John Boorman ; Fureur Apache de Robert Aldrich) dans celui de l’avocat représentant le Wyoming contre le restaurateur chinois, ou Robert Ellenstein (3h10 pour Yuma de Delmer Daves ; La Mort aux trousses d’Alfred Hitchcock) dans celui du juge de paix raciste mais qui comprendra in fine son erreur, ils sont tous parfaitement bien dirigés, personne ne cabotinant outre mesure là où il était assez aisé de tomber dans ce piège de la surenchère.

Direction d’acteurs aux petits oignons, scénario solidement charpenté, réalisation toute à fait honorable… un épisode peut-être un poil bavard et qui manque d’un peu de puissance mais qui n’en demeure pas moins constamment captivant et surtout d’une belle dignité dans sa défense des minorités et des droits civils, dans la critique de la pudibonderie américaine, de l’injustice et de la xénophobie ambiante. Il marque la dernière apparition de Charles Bickford dans le rôle du patriarche de Shiloh puisque le comédien décèdera d’une infection sanguine deux semaines après la diffusion télévisée de l’épisode. Notons qu’il s’agit peut-être là de sa meilleure interprétation dans ce rôle et qu’il tire ainsi sa révérence avec les honneurs malgré le fait qu’il ait mis du temps à rentrer dans la peau de son personnage et qu’il ne nous fera pas oublier pour autant en tant que propriétaire de Shiloh ni Lee J. Cobb ni John Dehner. Rendons cependant un dernier hommage à ce formidable acteur que l'on a vu dans des centaines de films et dont les adieux s’avèrent si ce ne sont mémorables néanmoins tout à fait dignes d’intérêts. "Something that is morally wrong can never be legally right" ; telle est la morale hautement recommandable de cet épisode qui ne l’est pas moins !

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  • 6.08- Bitter Autumn (Automne amer)
  • Réalisation : Don McDougall
  • Scénario : Ken Finley, Andy & Dave Lewis
  • Guest stars : Jeanette Nolan, John McIntire, John Anderson
  • Première diffusion 01/11/1967 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note : 7/10

Le Pitch : Des cow-boys texans arrivent près de Medicine Bow avec un troupeau qu’ils doivent vendre à Shiloh. Malheureusement Trampas constate que les bêtes pourraient être infectées par la maladie du charbon. Un souci n’arrivant jamais seul, deux des membres du groupe s’étant rendus en ville pour fêter leur arrivée, l’un d’eux tue accidentellement une femme sous les yeux de son jeune fils. Le mari (John Anderson), ami des Grainger, espère que le ‘coupable’ sera châtié par la justice auquel cas contraire il le punira lui-même. Pas facile à gérer pour Clay Granger qui remplace à la tête de Shiloh son frère John parti en voyage d’affaires…

Mon avis : Bitter Autumn est un épisode d’une telle densité qu'il aurait mérité d’être traité en deux parties, d’autant plus qu’il marque également la venue de nouveaux arrivants à la tête Shiloh, le frère de John, Clay, et son épouse Holly que l’on va retrouver tous deux durant un grand nombre d’épisodes. Néanmoins, grâce à Don McDougall dont la mise en scène est toujours aussi affutée, à la qualité du scénario et de l’interprétation, sans atteindre des sommets faute à trop de pistes dramatiques à traiter en même temps, Bitter Autumn est une très belle réussite. Après la mort de Charles Bickford quelques semaines auparavant, on assiste donc ici à l’arrivée du 4ème patron de Shiloh, Clay Granger, frère de John. Les scénaristes qui ont été pris de court par le décès prématuré du comédien n’ont pas encore eu l’idée pour faire mourir son personnage dans la série – peut-être ce ne sera jamais fait – et ont trouvé comme excuse un voyage d’affaires du vieil homme avec son petit-fils Stacey. Lorsque l’épisode débute, Clay et sa femme Hollie sont déjà installés à Shiloh ; ils sont venus pour accueillir des cowboys texans tout juste arrivés pour leur vendre du bétail. Après l’inoubliable Lee J. Cobb qui en a sans doute eu assez au bout d’un moment, le génial John Dehner malheureusement peu apprécié par les fans de la série à cause de son personnage trop rigide, ainsi que Charles Bickford qui avait malgré tout un peu gâché la saison 5 par son apparent manque de conviction - mais qui s’était rattrapé par la suite et qui dans ses dernières apparitions nous avait fait belle impression -, c’est au tour du formidable John McIntire de venir diriger le ranch, notre Virginien restant bien évidemment son régisseur.

Tous les cinéphiles et amateurs de westerns le connaissent parfaitement bien ; au sein de ce genre, il a tourné avec la plupart des maîtres et on ne compte plus ses participations à de très grands films voire à quelques chefs d’œuvres : Convoi de femmes de William Wellman ; Le Traître du Texas de Budd Boetticher ; Fort Bravo de John Sturges ; Victime du destin de Raoul Walsh ; Bronco Apache de Robert Aldrich ; Winchester 73 et Je suis un aventurier de Anthony Mann… Autant dire qu’il s’agissait d’un comédien chevronné pour ce genre de rôle et effectivement il se glisse sans aucun mal dans la peau de Clay Granger. Pour la première fois le patron du ranch Shiloh sera accompagné de sa femme, les précédents ayant tous été veufs. Et les auteurs ont eu la très bonne idée d’octroyer ce personnage à l’épouse à la ville de John McIntire, la douce et charmante Jeannette Nolan que l’on a pu voir dans de très nombreux films hollywoodiens y compris elle aussi dans des westerns et non des moindres : Saddle Tramp de Hugo Fregonese, The Secret of Convict Lake de Michael Gordon, Le Relais de l'or maudit de Roy Huggins, Ville sans Loi de Joseph H. Lewis ou encore L'Homme qui tua Liberty Valance de John Ford. Il va sans dire que le couple fonctionne à merveille et que nous sommes ravis d’avoir l’occasion de pouvoir les retrouver à de très nombreuses reprises tout au long de la série. Outre ces nouveaux venus, nous allons suivre une histoire composée de deux trames dramatiques voire tragiques d’une extrême importance : la maladie du charbon détectée par Trampas sur le troupeau qui doit leur être vendu, auquel cas les texans auraient fait non seulement le voyage pour rien mais auraient également perdu énormément d’argent ; l’accident mortel provoqué par un des cowboys, sa balle ricochant alors qu’il s’amuse à tirer sur un poteau en pleine rue, tuant une femme qui passait par là accompagnée de son jeune fils. Vraiment pas de chance pour ce groupe d’autant que la victime n’est autre que l’épouse d’un homme venu s’installer dans la région en tant que maquignon à la demande de sa femme pour y trouver un peu de quiétude et de sécurité après qu’il ait exercé un métier qu’elle estimait trop dangereux pour leur famille, celui de shérif.

Ce dernier est interprété par l’excellent John Anderson, comédien qui aura été au casting de quelques-uns des plus mémorables épisodes de la série et notamment Harvest of Strangers ; on regrettera cependant ici qu’il soit réduit à une figure presque hiératique, cet ancien homme de loi ayant décidé de ‘camper’ devant la prison sans un mot jusqu’à ce qu’il connaisse le dénouement du procès, bien décidé à se substituer à la justice si cette dernière devait s’avérer trop timorée. Intéressant personnage cependant tout comme les quelques cowboys texans dont ceux interprétés par Steve Carlson ou Richard X. Slattery. Ce scénario très dense est signé par Dave & Andy Lewis, ce dernier étant déjà à l’origine du remarquable Bitter Harvest au cours de la saison 5, réalisé lui aussi par Don McDougall avec en Guest Stars John Lupton, Russ Conway & Larry Pennell. Il fallait un solide talent d’écriture pour mettre en scène autant de nouveaux personnages et arriver à boucler le tout en à peine 75 minutes ; et même si l’on regrette que les auteurs n’aient pas eu l’occasion de prendre plus de temps pour enrichir ce grand nombre de pistes dramatiques toutes aussi captivantes les unes que les autres, leur travail se révèle objectivement de haute volée. On signalera aussi quelques changements au niveau de la photographie, Walter Strenge et ses beaux éclairages en intérieurs remplaçant Enzo A. Martinelli qui avait officié quasiment sur toute la saison précédente, ainsi que concernant la musique, le nouveau venu Ralph Ferraro apportant un style un peu différent de tout ce qui s’était fait jusqu'à présent au sein de la série, son orchestration utilisant souvent guitare sèche et piano.

S’il n’y a encore une fois rien à redire de la mise en scène toujours aussi douce et précise de Don McDougall pas plus que sur sa direction d’acteurs constamment parfaite, il n’y a pas non plus à s’inquiéter pour la résolution de l’intrigue que l’on aurait pu penser un peu trop expéditive. Il n’en est rien et après une efficace montée de tension dramatique, les solutions trouvées par les auteurs pour résoudre tous ces écheveaux sont non seulement assez crédibles mais d’une belle dignité notamment en ce qui concerne la vengeance attendue ; encore un bel exemple de non-violence recherchée. Et puis l’on peut noter la présence de nombreuses séquences très attachantes comme les deux au cours desquelles se retrouve seul le couple Grainger, ou encore celle du souper réunissant les Grainger, les cowboys, l’épouse et le fils du vendeur de chevaux juste avant que la femme se fasse bêtement tuer et après qu’elle ait décrit avec une grande tendresse l’amour qui existait au sein de leur couple. Nous retiendrons également cette scène au cours de laquelle Hollie essaie de rassurer Elizabeth qui s’inquiète à la fois du retour tardif de son frère et de son grand père ainsi que de la situation inextricable dans laquelle se sont fourrés les cowboys, en lui disant cette phrase pleine de philosophie : "Life has a way of moving us along like a tree branch in a river. Sometimes it gets caught in a whirlpool but then breaks through and life goes on." Ce nouveau couple Grainger à la tête de Shiloh promet vraiment de bons moments !

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  • 6.09- A Bad Place to Die (Un Endroit pour mourir)
  • Réalisation : Don McDougall
  • Scénario : Judith & Robert Guy Barrows
  • Guest stars : Victor Jory & Susanne Benton
  • Première diffusion 08/11/1967 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note : 7.5/10

Le Pitch : Trampas est déclaré coupable de meurtre et condamné à être pendu ; en effet dans cette petite ville du comté de Rock Falls, après qu’il ait eu une dispute avec le fils d’un éleveur à propos du droit de passage des bêtes de Shiloh au travers ses terres, on a retrouvé le jeune homme mort, Trampas penché au-dessus avec une arme à la main. Le bourreau étant attendu dans six jours, Clay Granger et le Virginien n’ont que ce court délai pour prouver son innocence. Tandis que le nouveau patron de Shiloh va remuer ciel et terre pour faire appel de la décision du tribunal, le Virginien part enquêter en infiltrant l’équipe de cowboys que dirigeait la victime…

Mon avis : Encore un épisode très dense et avec encore peut-être plus de pistes dramatiques et personnages que dans le précédent qui n’en était pourtant déjà pas avare ; les auteurs de Bitter Autumn s’étaient très bien sortis de cette abondance qui aurait pu facilement être rédhibitoire sur une durée aussi courte ; à nouveau il en va de même pour le couple/duo Robert Guy et Judith Barrows toujours sous la direction de celui que l’on pourrait qualifier de ‘bienfaiteur de la série’, Don McDougall. Les scénaristes avaient auparavant signés le très bon Requiem for a Country Doctor avec Cloris Leachman & Coleen Gray, déjà une histoire similaire à celle qu’ils vont développer ici puisque c’était Stacey qui était sur le point d’être pendu, accusé d’avoir tué l’homme le plus respecté de la ville, son médecin. Dans A Bad Place to Die, encore un cran au-dessus au niveau de l’écriture, c’est au tour de Trampas de se retrouver en très fâcheuse posture. Et ça ne traine pas car il y a énormément de fils à dérouler : dès la séquence prégénérique, Trampas vient d’être jugé et condamné à la peine de mort dans une petite ville qui n’est pas Medicine Bow mais celle où il s’était rendu pour négocier avec le plus gros rancher du coin qui avait mis des barrières en plein milieu de la piste où devait passer les troupeaux de Shiloh. On l’a surpris un soir une arme à la main, penché au-dessus du fils de ce grand propriétaire découvert mort. Des conflits ayant précédemment éclatés entre eux deux, le jury ne va pas chercher plus loin et à l’unanimité lance la procédure qui va aboutir à se faire dresser la potence.

Clay Grainger, Stacey et le Virginien qui ont assisté au procès ne veulent évidemment pas laisser Trampas dans cette position d’autant que la pendaison doit avoir lieu dans à peine six jours, le temps que le bourreau arrive en ville. Le patron de Shiloh va tout tenter pour faire appel, obtenir un sursis, et va même chercher à rencontrer le gouverneur pour demander la grâce de son employé ; Stacey va enquêter de son côté ; quant à notre intendant, il va infiltrer le ranch appartenant au père de la victime en se faisant passer pour un cowboy. Notre héros - qui prend pour la première fois un nom d’emprunt et se vêt d’une manière inhabituelle pour ceux qui suivent la série depuis longtemps - espère ainsi récolter quelques témoignages ou trouver des preuves qui pourraient faire innocenter son meilleur ami. A Shiloh, Elizabeth est seule et a du mal à contenir la pression que lui font subir ses employés qui non seulement s’inquiètent pour leur collègue mais qui commencent aussi à s’impatienter, n’ayant à cette époque de l’année pas grand-chose à faire et qui attendent que la piste soit rouverte afin de convoyer le bétail. L’on voit à travers cette brève description que chacun est sur le qui-vive et qu’ils n’ont qu’un temps très limité pour résoudre tous ces problèmes. Clay ne parvient pas à faire bouger la justice tandis que Stacey a du mal à trouver des témoins qui iraient à l’encontre de la version d’un Trampas meurtrier. Le Virginien pense avoir compris ce qui s’est réellement passé, soupçonnant une machination ourdie contre Trampas pour couvrir un crime passionnel, convaincu que son homologue dans ce ranch rival, amoureux de la bru de son patron, n’a trouvé que cette solution meurtrière pour se l’accaparer. Il faut dire que la femme en question est d’une remarquable beauté, les spectateurs regrettant par la même occasion que l’actrice Susanne Benton n’ait pas bénéficié d'une plus belle carrière d’autant que son talent dramatique semblait être à la hauteur de son physique vraiment très avantageux.

Sans trop en dire mais sans non plus éviter de spoiler (attention à ceux qui n’aiment pas ça ; qu’ils arrêtent ici leur lecture jusqu’à la fin de ce paragraphe), il est intéressant de constater à quel point notre héros puisse se tromper et accuser à son tour un homme qui s’avèrera totalement innocent. En tout bien tout honneur il reconnaitra néanmoins son erreur et s’excusera platement, ce qui le rendra encore plus humain, sympathique et attachant. Quant au véritable coupable, il viendra comme un cheveu sur la soupe, la résolution de l’intrigue s'avérant être ce qu’il y a de moins satisfaisant dans cet épisode, la courte durée de ce dernier en rapport à la densité de l'intrigue ayant empêché les auteurs de trouver une meilleure solution. Pour le reste, l’ensemble est remarquable, du scénario toujours fluide à la mise en scène toujours aussi carrée et efficace, McDougall nous octroyant de nombreux gros plans très percutants et sachant comme personne d’autre dans la série utiliser au mieux de miteux décors de studio comme celui de la prison. Car ce dont nous avions oublié de parler en décrivant les différentes pistes dramatiques est celle du principal intéressé, à savoir Trampas. Car les auteurs ne le laissent pas de côté, tout au contraire : il va avoir des relations très intéressantes – une amitié naissante - avec son codétenu interprété à la perfection par Victor Jory (qui en était à sa quatrième participation à la série, toujours impeccable dans des rôles pourtant pas faciles et qui auraient tous pu tenter le comédien d’en faire des tonnes), un vieil homme qui vient de passer 18 ans dans cette cellule et qui a pour idée de s’en évader pour aller se cacher au Canada. Ayant compris que la procédure légale n’allait pas réussir à le faire sortir de prison, non seulement Trampas aide à préparer cette évasion avec aussi deux autres voisins de geôles mais le quatuor réussit son coup en déclenchant un incendie et en prenant en otage un des gardiens… et l’épisode devient alors également prodigue en séquences d’actions avec notamment bagarres, chevauchées, fusillades et poursuites au grand air, toujours en décors naturels dans lesquels Don McDougall s’est toujours plu à tourner, les privilégiant un maximum, n'ayant jamais eu l'air de supporter stock-shots et autres transparences.

A signaler - une fois n’est pas coutume - que Luke Nichols, le personnage joué par Victor Jory, aura droit à une autre apparition dans un futur épisode de la saison 7, Fox, Hound and The Widow : un assassin pour lequel il n’est pas difficile de se prendre d’empathie puisque son crime s’est exercé à l’encontre d’un patron qui se fichait totalement des conditions de travail de ses ouvriers, les envoyant à la mine au mépris de tout danger et s’étant par son inconscience rendu responsable de la mort de beaucoup d’entre eux dont le frère de Luke. Comme on peut le constater, en plus d’un scénario dense et touffu ainsi que d’une intrigue riche en rebondissements, les auteurs n'en ont pas oublier pour autant d’aborder des thématiques sociales assez progressistes. Si l’on excepte un final un peu bâclé, un épisode superbement bien écrit, parfaitement bien réalisé et interprété, les toujours excellents Myron Healey et Ken Lynch complétant ce casting quatre étoiles avec également pour une petite apparition le tout jeune Harrison Ford que l’on avait néanmoins déjà croisé dans des rôles de bien plus grande importance au sein de la série. Encore une grande réussite au suspense constant au sein de ce premier tiers de saison qui s’avère être presque un sans-faute.

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  • 6.10- Paid in Full (Une Dette à payer)
  • Réalisation : Don McDougall
  • Scénario : Richard Wendley
  • Guest stars : James Whitmore & Don Stroud
  • Première diffusion 22/11/1967 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note : 7/10

Le Pitch : Frank (Don Stroud) sort de prison ; il vient retrouver son père Ezra (James Whitmore) qui travaille à Shiloh. Le vieil homme est diminué depuis qu’il s’est jeté sous le sabot de chevaux pour sauver Trampas. Frank ne comprend pas pourquoi les Grainger n’offrent pas à son père une rente à vie ; mais Ezra n’a jamais accepté, ayant préféré leur demander d’embaucher son fils dès qu’il aurait purgé sa peine. Malgré les réticences du Virginien qui connait son tempérament, Frank intègre l’équipe mais deux autres cowboys veulent à nouveau l’entrainer sur la mauvaise pente : ils ont dans l’idée de voler le bétail qu’ils sont chargés de rassembler…

Mon avis :

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  • 6.11- To Bear Witness (Défense de témoigner)
  • Réalisation : Abner Biberman
  • Scénario : Sy Salkowitz
  • Guest stars : Malachi Throne
  • Première diffusion 29/11/1967 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

Le Pitch :

Mon avis :

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  • 6.12- The Barren Groud (La Terre qui tue)
  • Réalisation : Abner Biberman
  • Scénario : Andy Lewis
  • Guest stars : Jay C. Flippen
  • Première diffusion 06/12/1967 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

Le Pitch :

Mon avis :

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  • 6.13- Execution at Triste (Le Tireur d'élite)
  • Réalisation : Robert L. Friend
  • Scénario : John Dunkel
  • Guest stars : Sharon Farrell
  • Première diffusion 13/12/1967 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

Le Pitch :

Mon avis :

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  • 6.14- A Small Taste of Justice (En toute justice)
  • Réalisation : Don McDougall
  • Scénario : Edward J. Lasko
  • Guest stars : Virginia Christine
  • Première diffusion 20/12/1967 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

Le Pitch :

Mon avis :

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  • 6.15- The Fortress (Le Troupeau volé)
  • Réalisation : Abner Biberman
  • Scénario : Sy Salkowitz
  • Guest stars : Barbara Bouchet
  • Première diffusion 27/12/1967 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

Le Pitch :

Mon avis :

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  • 6.16- The Death Wagon (La Fièvre)
  • Réalisation : E. Darrell Hallenbeck
  • Scénario : James Menzies
  • Guest stars : Tim McIntire
  • Première diffusion 03/01/1968 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

Le Pitch :

Mon avis :

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  • 6.17- Jed (Jed)
  • Réalisation : Abner Biberman
  • Scénario : Arthur Heinemann
  • Guest stars : Sammy Jackson
  • Première diffusion 10/01/1968 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

Le Pitch :

Mon avis :

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  • 6.18- From Help from Ulysses (Avec l'aide d'Ulysse)
  • Réalisation : Don McDougall
  • Scénario : True Boardman
  • Guest stars : Barbara Rhoades
  • Première diffusion 17/01/1968 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

Le Pitch :

Mon avis :

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  • 6.19- The Gentle Tamers (Prisonnier sur parole)
  • Réalisation : Anton Leader
  • Scénario : Don Tait
  • Guest stars : James Griffith
  • Première diffusion 24/01/1968 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

Le Pitch :

Mon avis :

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  • 6.20- The Good-Hearted Badman (Le Bandit au grand coeur)
  • Réalisation : James Sheldon
  • Scénario : Robert Van Scoyk
  • Guest stars : Pete Duel
  • Première diffusion 07/02/1968 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

Le Pitch :

Mon avis :

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  • 6.21- The Hell Wind (Le Vent de l'enfer)
  • Réalisation : Don McDougall
  • Scénario : Leonard Praskins & Barbara Merlin
  • Guest stars : Pat Crowley
  • Première diffusion 14/02/19686 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

Le Pitch :

Mon avis :

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  • 6.22- The Crooked Path (Le Chemin tortueux)
  • Réalisation : Abner Biberman
  • Scénario : Robert Presnell Jr.
  • Guest stars : Kevin Coughlin
  • Première diffusion 21/02/1968 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

Le Pitch :

Mon avis :

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  • 6.23- Stacey (La Fracture)
  • Réalisation : Leo Penn
  • Scénario : Douglas Morrow
  • Guest stars : Robert H. Harris
  • Première diffusion 28/02/1968 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

Le Pitch :

Mon avis :

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  • 6.24- The Handy Man (Un Homme à tout faire)
  • Réalisation : Abner Biberman
  • Scénario : Mel Tormé
  • Guest stars : Mel Tormé
  • Première diffusion 06/03/1968 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

Le Pitch :

Mon avis :

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  • 6.25- The Decision (La Décision)
  • Réalisation : E. Darrell Hallenbeck
  • Scénario : Richard Carr
  • Guest stars : Monica Lewis
  • Première diffusion 13/03/1968 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

Le Pitch :

Mon avis :

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  • 6.26- Seth (La Chasse au cougar)
  • Réalisation : Joel Rogosin
  • Scénario : Reuben Bercovitch
  • Guest stars : Michael Burns
  • Première diffusion 20/03/1968 aux USA
  • DVD : VOSTF - VF
  • Note :

Le Pitch :

Mon avis :

A suivre...

Lien vers le test du coffret DVD saison 6 vol.1

Par Erick Maurel - le 23 novembre 2019