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Devenus
le cauchemar de leur Capitaine par leur insubordination perpétuelle,
deux marins, Benjamin Franklin "Benny" Linn dit "la Science"
(Groucho Marx) et Timothy Aloysius "Tim" Dunnevan dit "les
Muscles" (William Bendix) se retrouvent une fois de plus à
faire la corvée de patates. Tim apprend qu’il vient d’hériter
d’une tante décédée. Après s’être
fait floué et n’avoir touché qu’un modeste legs,
il se porte acquéreur d’un cheval de course qui se révèle
avoir du mal… à simplement marcher ! Mais, apprenant qu’il
a un jumeau bien plus prometteur, nos deux marins décident d’échanger
les deux chevaux. La propriétaire du second est une serveuse de
drive-in complètement godiche, blonde avant l’heure, Jane
Sweet (Marie Wilson). A eux trois (quatre avec le cheval), bravant d’innombrables
dangers parmi lesquels un trio de gangsters dont le chef a la voix qui
"déraille", ils vont essayer d’amasser une coquette
somme d’argent pour se "venger" de leur condition misérable. |
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Un scénario indigent, pas la moindre idée de mise en scène pour une comédie poussive et mal rythmée. Mais - car il y a un MAIS non négligeable - ... nous y trouvons Groucho Marx en tête d’affiche ! Jusqu’à présent, j’avais toujours aimé à penser que le génial comique, s’il m’arrivait de le voir dans le rôle principal d’une quelconque médiocre comédie, pourrait en faire un film tout à fait regardable. Je n’ai désormais plus besoin de faire de pari là dessus puisque A Girl in Every Port vient de me le confirmer.
En effet, comment avoir osé mettre en doute le fait qu’un
tel clown aurait pu d’un seul coup ne plus être drôle
? Comment le roi loufoque des sans-gêne, des rustres, des
goujats, des roublards et des anarchistes misogynes aurait pu laisser
tout ce "bagage" de côté même pour
une comédie purement alimentaire ? Nous sommes rassurés
qu’il n’en soit rien. Après l’échec
de La Pêche au trésor (1949), les
frères Marx se séparent et ne seront à nouveau
réunis qu’en 1960 dans une émission spéciale
de télévision The Incredible Jewel Robbery.
Seul notre impertinent moustachu au gros cigare, aux roulements
d’yeux vicelards, aux haussements de sourcils libidineux et
à la démarche si caractéristique continuera
de tourner en solo dans quelques films méconnus et, bénédiction
pour nos zygomatiques, se mettra à écrire ses hilarantes
Mémoires capitales qui n’ont rien à
envier à ses plus délirantes prestations dans ces
sommets de la comédie américaine que sont les cocasses
et surréalistes La Soupe aux canards (Duck
Soup, 1933), Une Nuit à l’Opéra
(A Night at the Opera, 1935) ou Une Nuit
à Casablanca (A Night in Casablanca,
1945). |
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![]() Image : Rien de bien neuf sous le soleil de Montparnasse, un DVD ni fabuleux ni honteux, dans la moyenne standard de l’éditeur capable quand même assez souvent ces derniers temps du meilleur (les derniers Collectors entre autres et certains DVD des dernières fournées RKO). Ici, une copie vraiment très propre, bien contrastée, avec des noirs cependant un poil trop charbonneux, mais une compression qui une nouvelle fois se fait visible avec notamment l’espèce de trame que l’on retrouve sur de nombreux titres de la collection Pocket. Rien de rédhibitoire cependant, le film étant assez rare et la qualité du transfert étant tout à fait honnête. Sur un petit écran, rien à redire, c’est parfait ; en revanche, pour une vision sur vidéoprojecteur, je ne jurerais de rien et je ne préfère pas m’avancer : je doute que le résultat soit bien fameux ! Son : Un peu de souffle sur l’unique piste mono anglaise mais tout ceci est bien minime et n’empêche en rien les dialogues d’êtres assez clairs. A signaler la possibilité de visionner le film sans les sous titres. |
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| En
supplément, l’habituelle
et toujours aussi sympathique présentation de
Serge Bromberg qui nous relate brièvement la genèse du film,
la fin de carrière de Groucho Marx et la filmographie de William
Bendix. M’enfin, « comédie échevelée
» monsieur Bromberg, vous êtes bien brave ;-) |
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