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Un
Seul Bras les Tua Tous : Après la mort de son père,
le jeune Fang Gang est recueilli par le Maître Qi Ru-Feng, qui l’initie
aux arts martiaux. Mais sa position de protégé attire sur
lui l’inimitié des autres disciples. En dépit de son
attachement à l’école, Fang Gang décide de
partir. Mais à la suite d’une altercation avec d’autres
élèves, son bras droit est coupé. Laissé pour
mort, il est soigné par une jeune paysanne. Remis sur pieds, il
découvre un manuel de kung fu partiellement brûlé,
dont ne subsistent que les pages concernant le bras gauche.
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Cette saga du Sabreur Manchot marque une rupture dans le wu xia pian
: alors que le genre fait la part belle aux personnages féminins,
voire même leur accorde le rôle prinipal - cf L’Hirondelle
d’Or de King Hu -, Chang Cheh prend le contre-pieds de
cette tradition du film d’arts martiaux en illustrant le parcours
de guerriers qui, pour vaincre, doivent se castrer et se séparer
de la femme. Il faut sans doute toucher un mot de la misogynie, réelle
ou supposée, dans le cinéma de Chang Cheh. Le visionnage
de cette trilogie nous amène à constater qu’elles
n’ont guère le beau rôle : elles sont le plus souvent
responsables de l’amputation du héros, physiquement comme
Qi Pei tranchant le Le premier film offre sans doute la trame la plus riche, ainsi que
les personnages les plus intéressants. Si on reste dans un carcan
traditionnel, Un Seul Bras les Tua Tous développe
néanmoins un certain nombre de thèmes intéressants,
et tout particulièrement lorsqu’il traite de l’individu
face à la tradition martiale. C’est le cas bien entendu
de Fang Gang, recueilli et formé par le maître qui honore
sa dette, mais aussi celui de Pei, dont le père est mort en défendant
le manuel, mais qui a été abandonnée sans repères.
Ici, pas de simple démonstration de virtuosité dans le
maniement du sabre, mais une véritable interrogation sur la place
de l’Homme dans un monde régit par la pratique des arts
martiaux. Les séquences d’action sont nombreuses, mais
sont traitées sous un angle assez réaliste, voire terre
à terre, ce qui pourra déstabiliser plus d’un spectateur.
Ceci évoluera dans l’opus suivant. Le Bras de la
Vengeance se présente en effet comme la suite directe
de Un Seul Bras les |
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![]() Image : Définition quasiment sans failles, couleurs éclatantes et brillantes, ces trois films sont dans la lignée des précédentes éditions offertes par Celestial et Wild Side, à savoir de très beaux exemples de restauration de films que l’on pensait condamnés à moisir sur nos vieilles VHS. Si l’on veut être pointilleux, on notera tout juste de très légers défauts ponctuels de compression dans les arrières sur le premier film, mais ceci reste vraiment minime dans un ensemble de fort belle qualité. Son : Le mono d’origine est assez
clair et ne sature pas lors des passages musicaux. Une bande-son sans
attrait particulier, mais sans défauts notables. Un nouveau doublage
français, moins caricatural que l’original, est également
offert, et bénéficie des mêmes qualités que
la version en mandarin. |
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Sur
les deux premiers films, on trouvera des filmographies de Chang Cheh et
des principaux acteurs ainsi qu’une galerie comprenant l’affiche
du film de même qu’une vingtaine de photos, le tout étant
imprimable.
Sur le troisième sont présentes trois bandes annonces de La Rage du Tigre : la bande-annonce d’origine, celle de Celestial, et enfin celle créée par Wild Side pour sa ressortie en salles. En cliquant sur le logo Wild Side, vous avez la possibilité de visionner les bandes-annonces des films de la trilogie, ainsi que Les Arts Martiaux de Shaolin - disque 1 -, Les 18 Armes Légendaires du Kung Fu - disque 2 -, Les 8 Diagrammes de Wutang - disque 3 -, Old Boy et Samaria. L’essentiel des bonus est rassemblé sur le quatrième disque. - A Propos de la Trilogie : - David Chiang, le Rebelle, 13’ : l’acteur rend ici un vibrant hommage à Chang Cheh, qui l’accompagna durant une partie importante de sa carrière et lui mit le pied à l’étrier lorsqu’il décida de devenir cinéaste. - Chang Cheh et le Sabreur Manchot, 25’59 : ce montage d’interviews de personnalités de tous horizons, aussi bien anciens collaborateurs de Chang Cheh - Ku Feng, John Woo,… - que journalistes - Charles Tesson, Christophe Lemaire,… - dresse un tour d’horizon assez complet de l’œuvre de Chang Cheh, de sa thématique, de sa postérité et de son influence sur le cinéma contemporain. Assez intéressant. - Galerie Photos et Affiches : deux affiches de La Rage du Tigre imprimables, ainsi qu’une galerie déroulante de 21 photos, également imprimables. - Cinéma Hong-Kong : Le Film de Sabre, 50’09 : Ce documentaire est visiblement destiné à un public novice, et n’apprendra pas grand-chose aux plus férus de wu xia pian d’entre vous, mais peut constituer une bonne introduction au genre. Parmi les documents intéressants, on notera une interview de Chin Tsi-Ang, l’une des premières actrices du cinéma d’arts martiaux, âgée de 93 ans au moment du tournage de ce documentaire, ainsi que des images des tous premiers wu xia pian, dont certains muets. - Les Plus Belles Bande-annonces de la Shaw Brothers : une large sélection de films annonce, classés par réalisateurs. A noter qu’il ne s’agit pas des films d’origines, mais de spots remontés par Celestial. La Rage du Tigre est également disponible
à l’unité dans une édition double, dont le
second disque reprend tous les suppléments du quatrième
disque, à l’exception du documentaire sur le film de sabre.
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