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Irénée Fabre (Fernandel) est un orphelin élevé par son oncle (Fernand Charpin). Irénée ne compte absolument pas reprendre le négoce de l’oncle Baptiste et se rêve acteur de cinéma. Il rencontre une équipe de tournage qui, pour s’amuser de lui, lui fait miroiter le succès s’il monte à la capitale. Le "Schpountz", comme ils l’appellent, les prend au mot et les rejoint bientôt à Paris. |
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Pagnol règle donc ses comptes, évoquant
ces producteurs qui l’abandonnèrent, la suffisance de
certains acteurs et techniciens. La charge aurait pu être si
facilement haineuse, rancunière, mais c’est sans compter
sur l’humanisme profond de son auteur. Derrière la satire,
toujours ce regard touchant porté sur les travers de ses personnages,
qui sont tout autant les nôtres et non l’apanage d’une
caste. Et toujours ce même amour porté aux hommes, même
aux grognons, aux irascibles, aux pédants. Meyerboom, le producteur
dans toute sa splendeur tel qu’on l’aime s’imaginer,
colérique, calculateur, devient subitement touchant lorsque
l’on comprend qu’il souffre de ne pas faire partie de
la famille de ces techniciens qui multiplient blagues et gaudrioles.
« Et pourtant si une seule fois vous m’aviez mis dans
le coup, si vous m’aviez invité à une blague,
il m’aurait semblé que j’avais réussi à
passer sous la ficelle qui attache le bouquet. Ah, ça jamais…
C’est un Juif… et c’est le patron ! »
Par sa galerie de personnages admirablement brossés, nuancés,
Le Schpountz est une fable à la fois cruelle
et pleine d’amour sur le monde des artistes. Pagnol en connaît
aussi bien les défauts que les beautés et il sait à
quel point ils sont indispensables à nos vies. |
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Image : Cette édition du Schpountz est une grande réussite. L’éditeur a opéré un tirage d'un interpositif neuf et a procédé au scan de cet interpositif en résolution 2K pour la restauration numérique. Le master est presque complètement nettoyé. La définition est très satisfaisante, et les noirs et blancs superbes et bien contrastés. Seul point noir, un effet de fourmillement sensible. Son : La bande-son est parfois trop sourde, et le nettoyage semble avoir gommé certaines ambiances sonores. Mais l’ensemble demeure tout à fait audible avec une dynamique correcte et surtout le souffle a été scrupuleusement gommé. |
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| Biographie,
filmographie et bibliographie de Marcel
Pagnol Filmographies d’Orane Demazis, Fernandel, Fernand Charpin et Robert Vattier. ![]() Galerie photos : un vingtaine de photos d’exploitation, de plateau et d’affiches. Les photos de plateau, très belles, sont signées par Roger Corbeau qui travaille à l’année avec Pagnol depuis Jofroi en 1933. Plus tard, il photographiera pour Welles (Mr Arkadin, Le Procès), Bresson ou encore Cocteau laissant derrière lui des clichés impérissables. Cahiers manuscrits : une petite dizaine de ces feuilles de cahiers d’écolier sur lesquelles Marcel Pagnol avait pris l’habitude de rédiger ses scénarios de sa belle écriture d’instituteur. Cahier critiques : L’indépendant Belge, Paris Soir (avec une interview de Fernandel). Avant et après restauration : dix minutes avec différents extraits du film pour montrer le travail de restauration effectué. |
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