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Dans
un gigantesque champ de roseaux isolé du monde, deux femmes attendent
le retour d’un homme, fils de l’une, époux de l’autre,
parti à la guerre. Pour survivre, elles piègent et assassinent
les soldats égarés, dont elles revendent les armes et les
vêtements à un receleur. Arrive un jour un compagnon de leur
disparu, qui leur annonce la mort de celui-ci. Il se joint très
vite aux activités meurtrières des deux femmes. Mais sa
présence perturbe l’équilibre de la vie dans ce purgatoire,
car la tension sexuelle ne tarde pas à se faire sentir. Le triangle
amoureux qui se met en place aura des conséquences tragiques.
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Des roseaux à perte de vue, ondulant au gré du vent, un monde extérieur invisible d’où ne proviennent que des ombres, le décor d’Onibaba évoque essentiellement un purgatoire, une certaine idée de l’enfer sur terre. Il s’agit du premier film en costumes de Kaneto Shindô. Après avoir connu de nombreuses difficultés financières avec sa compagnie de production, il fut remis à flots par le succès, surtout international, de L’Ile Nue, film dans lequel il s’était affranchi de toutes contraintes. Ce regain de confiance lui permit de se consacrer pleinement à l’illustration de ses thèmes fétiches. Et pour Shindô, le principal reste le sexe. Il y reviendra par la suite durant sa carrière, dans des films tels que Honno (1966), Sei No Kigen (1967) ou bien encore Hadaka no Jukyusai (1970). Certains ont pu voir dans Onibaba une métaphore politique, pourtant il n’en est rien, ou du moins ce n’est pas un choix conscient de la part du réalisateur, pour lequel la sexualité reste le thème fondateur : ‘Je ne suis absolument pas pessimiste en ce qui concerne la politique, [et] pour ma part l’idée de la sexualité n’est rien d’autre que l’expression de la vitalité de l’Homme et de son besoin impératif de survivre’ (1) Pourtant, même si le film est tiré d’une parabole
bouddhiste, on n’a guère le sentiment que Shindô
cherche à extraire une morale de son histoire, et encore moins
à juger ses personnages. Alors que dans la fable originelle intervenait
un démon, tout élément explicitement surnaturel
a été supprimé : dans Onibaba,
seuls les humains se débattent |
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Son : Mono d’origine clair et efficace,
qui ne servira pas de démonstration pour votre système
sonore mais qui restitue parfaitement l’ambiance du film.
Son : Un mono d’origine très
correct, clair, sans souffle ni saturation et restituant bien les ambiances
sonores souvent subtiles du film. |
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- Behind the Scenes – 37 mn 54 : Tourné par l’acteur Kei Sato, ce film muet en noir et blanc Super-8 est un précieux témoignage sur le tournage du film, même si l’ensemble est un peu fastidieux à visionner d’un trait. Ce document est complété par des notes retraçant les difficultés du tournage ainsi qu’un extrait des notes de Shindo concernant le décor. - Trailer – 2 mn 14 : cette très belle bande-annonce – qui dévoile peut-être un peu trop d’éléments du film – est en assez bon état, même s’il manque les cartons annonçant le titre. - Gallery : Cette série de documents présente entre autres des croquis de préparation du décor, quelques story-boards et des photos de promotion. Cette édition comprend en outre un livret contenant une intéressante étude de Chuck Stephens ainsi que le texte anglais de la fable bouddhiste ayant inspirée le film.
- Galerie Photos : 11 photos d’exploitation en noir et blanc. - Les Introuvables : cette bande-annonce placée
en début de programme présente l’ensemble des titres
de la collection phare de l’éditeur. |
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