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Une incroyable réputation ! Voir convoquer ici
et là pour l’évoquer, La Nuit du chasseur
et Fenêtre sur cour
(dont Cornell Woolrich est aussi l’auteur), c’est bien trop
lourd à porter et bien trop d’honneur fait au cinquième
film de Ted Tetzlaff au final très prévisible et assez peu
excitant. Prenant pour point de départ le fameux concept de l’histoire
de "l’enfant qui criait au loup" racontée aux enfants
qui ont tendance à mentir et affabuler, le scénario suit
les pérégrinations d’un jeune garçon témoin
d’un crime mais que personne ne va croire (ni ses parents, ni la
police) tellement il avait l’habitude d’inventer des sornettes
invraisemblables pour son entourage. Les meurtriers en revanche, ayant
compris qu’ils étaient en présence d'un témoin,
vont tenter de le liquider... Mettez Hitchcock à la mise en scène
et nous nous serions peut-être trouvés devant un modèle
de suspense oppressant et tendu jusqu’à la corde. Pourtant
ce thriller vient encore une fois prouver que les grands chefs opérateurs
font rarement de grands cinéastes. La carrière de Ted Tetzlaff
à la photographie fut en effet assez brillante et le dernier film
qu’il éclaira, Les Enchaînés
(Notorious) d’Alfred
Hitchcock, marqua en sorte son apogée. The Window
peut quand même se prévaloir d’une très belle
photographie dont de superbes vues très réalistes et documentaires
de l’East End de New York. Nonobstant la faible durée du
film (à peine 75 minutes) le scénario de Mel Dinelli (pourtant
auteur du scénario noir de charbon de l’étonnant House
by the River de Fritz Lang) , qui aurait été absolument
parfait pour un court métrage, se traîne ici en longueur
; presque chaque séquence aurait mérité d’être
moins étirée et montée plus sèchement. Ici,
le bavardage l’emporte bien trop souvent alors que dans le même
temps la tension a du mal à s’installer. Filmé de
trop de points de vue différents, inutilement bavard, mal équilibré,
mis en scène sans génie particulier, ce thriller a du mal
à nous faire frémir pour ce garçon pourtant très
bien interprété par un jeune acteur de l’écurie
Disney : Bobby Driscoll. Arthur Kennedy et Barbara Hale, les parents,
n’ont ici pas grand chose à faire et c’est Paul Stewart
qui tire la couverture à lui, avec sa trogne patibulaire et teigneuse,
une fois encore parfait en "Bad Guy". Grâce à lui,
le dernier quart d’heure, qui voit les criminels se lancer à
la poursuite nocturne de leur jeune témoin, nous ne fait pas regretter
d’être restés jusqu’au bout. Mais trop tard !
Il aurait fallu que cette Une Incroyable histoire décolle
plus tôt pour nous laisser sur une très bonne impression.
Maintenant, oubliez ce que vous venez de lire et faites-vous votre propre
opinion car celle que je viens de vous délivrer est très
minoritaire, The Window étant considéré
un peu partout comme une pépite du genre. |
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![]() Un assez bon master récupéré par les Editions Montparnasse malheureusement, parfois gâché dans les scènes sombres (13’) par une compression vraiment très moyenne. Dommage car le grain numérique était pourtant absent des ciels lors des plans en extérieurs du début qui laissaient présager une belle réussite de l’éditeur. Cela étant dit, rien d’insupportable non plus et la copie se révèle plutôt propre mais manquant un peu aussi de définition. Niveau sonore, nous sommes en présence d’une VF d’époque et d’une piste anglaise toutes deux très bien conservées, claires et sans trop de souffle. La présentation de Serge Bromberg revient surtout sur la carrière du réalisateur mais comme il a été dit au départ, l’idée d’invoquer le film de Charles Laughton pour mettre en bouche ne risque à mon avis que d’en faire découler une certaine déception. |
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Dans les paysages sauvages de l’Ohio à l’époque
des pionniers, David Harvey (William Holden) vient de perdre sa femme
et se retrouve seul avec son fils. Son épouse défunte ayant
toujours souhaité que son garçon ait une bonne éducation
malgré leurs conditions de vie difficile, David décide d’aller
chercher une nouvelle épouse en ville malgré les protestations
de son rejeton qui ne désire pas de remplaçante pour sa
mère. Pour respecter les traditions, on le marie à Rachel
(Loretta Young), servante qu’il rachète pour l’emmener
dans ses montagnes. La vie reprend donc son cours mais les deux "hommes"
se montrent froids et distants envers Rachel, la traitant plus en esclave
et femme d’intérieur qu’en épouse et mère.
Il faudra l’arrivée de Jim (Robert Mitchum), un trappeur
et le meilleur ami de David, et son incrustation dans la famille suite
à son béguin pour Rachel qu’il traite comme une reine,
pour éveiller en David des sentiments insoupçonnés
: la jalousie, le respect et l’amour. Rachel devient donc le déclencheur
d’une prise de conscience au sujet du véritable rôle
de la femme au sein de la famille mais aussi un “objet” de
rivalité entre les deux amis qui étaient déjà
auparavant entrés en “compétition amoureuse”
pour la défunte… |
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En 1944, Alfred Hitchcock décide de participer
à l’effort de guerre. Il parvient à persuader Selznick
de le laisser se rendre en Angleterre afin de tourner deux films de propagande
pour le compte du Ministère britannique de l’information.
Ces deux courts films seront |
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![]() Les copies sont assez propres bien que parsemées de tâches et griffures. La compression est assez correcte des pixellisations étant cependant perceptibles. Les blancs sont un peu cramés. La piste mono française d’origine est de bonne qualité, les dialogues étant assez clairs excepté quelques passages un peu étouffés. |
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Hud, pistolero solitaire, revient dans la ville où
son frère aurait caché le butin d’un braquage avant
d’être lynché par la foule… nombreux sont ceux
qui ne voient pas cette arrivée d’un bon œil, mais son
pistolet saura les faire taire… |
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Image : MK2 nous
propose une copie en excellent état, où l’on distingue
à peine quelques rayures. Les couleurs sont vives, la définition
satisfaisante. On reprochera tout juste une compression qui se montre
parfois trop visible dans les arrière-plans. Son : Certes, les westerns italiens étaient systématiquement post-synchronisés. Certes, les acteurs, en majorité français, se doublent eux-mêmes. Certes, le spaghetti prend une saveur particulière écouté en français. Certes… mais on aurait préféré avoir le choix. Version française imposée, donc, dans un mono correct quoique parfois un peu métallique. Bonus : Il
Etait une Fois… - 4 mn 33 : sur des images du film, la
voix off de Philippe Lombard replace Le Spécialiste
dans le contexte du western spaghetti en offre une bonne présentation
synthétique.Il Etait une Fois… bis - 4 mn : deux jeunes femmes invitent leur voisins en vue de les draguer ; comme elles n’ont pas l’intention de regarder l’écran, elles choisissent un « vieux film », en l’occurrence Le Spécialiste. Mauvaise pioche, les deux cinéphages passeront la soirée à faire des commentaires… mais comme leurs propos se retrouvent dans les autres suppléments, vous pouvez sans problèmes oublier celui-ci. Entretien avec Olivier Père : Histoire d’un Genre - 14 mn 23 : le critique brosse un portrait rapide du western spaghetti, qui n’apprendra rien aux amateurs mais posera des bases essentielles pour les novices. Il s’attarde bien entendu sur la spécificité du cinéma de Corbucci, notamment son aspect politique, et relève plusieurs points pertinents, dont un glissement sémantique : si en français, le titre au singulier désigne le pistolero campé par Johnny Hallyday, le pluriel original se référait aux habitants de la ville, spécialistes… du lynchage. Un Spécialiste : Jean-Claude Morchoisne, Dessinateur - 9 mn 22 : ancien dessinateur de Pilote, Morchoisne s’est illustré dans la caricature et les parodies dans l’esprit de Mad Magazine. Il raconte ici son plaisir d’avoir réalisé celle du Spécialiste, et nous explique ses techniques de travail. Bande-annonce - 3 mn 12 : film annonce français d’époque, présenté en bon état. |
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