JC : Je crois d’ailleurs que, sauf
exception, vous n’utilisez pas de bonus déjà existants.
VPB : Très rarement. Ca nous
est arrivé pour la simple et bonne raison qu’on trouvait
le documentaire très bien fait. On n’allait pas refaire
la même chose en moins bien ou un copier coller. Mais il est vrai
qu’on voit beaucoup de documents très généralistes
et pas forcément très intéressants, et que, même
si on n’en a la possibilité, on préfère ne
pas les intégrer pour simplement ajouter du contenu. On préfère
faire les choses nous-même, en fonction de ce que l’on aimerait
voir. Par exemple, c’est vrai que sur Allez Coucher Ailleurs,
on avait un documentaire d’une heure sur Hawks fait par le BFI
comprenant des témoignages de cinéastes, un home movie
de Hawks… il n’y avait rien à redire, on l’a
donc intégré. Sur Le Port de la Drogue,
on a mis un documentaire de l’INA où Fuller commente le
début du film à une table de montage - ça fait
partie des documents de haute qualité que l’on intègre,
mais en règle générale, on préfère
mettre des éléments créés plutôt que
des émissions, ou alors on fait un mix.
RN : C’
est
une façon de contrôler vos suppléments de A à
Z, d’asseoir votre identité dans le monde du DVD ?
VPB : C’est une envie que l’on souhaite
développer par rapport à nos sorties DVD, et aussi par
rapport à l’ensemble de ce qui existe sur le marché,
qu’il s’agisse de patrimoine ou pas. Pour exister, je pense
qu’il faut se démarquer, entre autres des classiques sortis
par des majors de manière flat, c'est-à-dire le film et
éventuellement la bande-annonce.
RN : Justement, en parlant
de concurrence, est-ce que la présence d’un éditeur
comme Wild Side vous sert, vous stimule ?
VPB : Je ne sais pas si nous sommes vraiment concurrents.
On fait un travail de qualité tous les deux, c’est aussi
le cas de MK2 sur les classiques, même si eux sont plus axés
sur l’Europe que sur le cinéma américain. Il y a
suffisamment de place sur le marché du DVD pour que l’on
soit trois à être des références. Même
s’il y a des recoupements, on n’est pas forcément
sur les mêmes sorties, sur les mêmes titres ; c’est
vrai que Wild Side se place moins dans la sortie de films de Pasolini
ou de Fassbinder et plus sur la Série B italienne, américaine
ou autre. Evidemment, il y a des titres dans leur catalogue ou dans
le notre qui pourraient être "échangés",
comme les Anthony Mann, les Fuller… ils en ont fait certains,
on en a fait d’autres, ce qui est bien, c’est que ça
existe : on ne peut pas tout faire nous même, et c’est très
intéressant qu’ils aient sorti Shock Corridor
et Naked Kiss et nous 40 Tueurs et
Le Port de la Drogue dans de très belles éditions
chacun de notre côté, et qu’à la fin ce soit
disponible à la vente. Vu le nombre de films sortis dans l’histoire
du cinéma et le travail à faire, je ne parlerai pas de
concurrence mais de complémentarité, tout cela peut exister
ensemble. Ce qui est plus désagréable, c’est quand
vous voyez certains éditeurs qui sortent des films de patrimoine
dans des copies dégueulasses, rayées, pan and scannées,
sans bonus : là, c’est plus embêtant par rapport
au travail de fonds qu’on réalise. Le consommateur, du
coup, peut se retrouver avec d’un côté un DVD de
haute qualité, tant par le master ou les bonus, et le même
film à côté, au même prix ou moins cher, dans
une édition abominable. Et comme le marché est libre,
il n’y a aucune régulation, n’importe quel film peut
exister dans une très belle édition comme dans la plus
mauvaise. Il faut faire très attention à cette dévalorisation
qui peut être faite par certains éditeurs moins scrupuleux.
JC : D’autant plus
que le grand public n’est pas forcément toujours très
informé à ce sujet.
VPB : Bien sûr, tout le monde ne lit pas toutes
les chroniques publiées dans la presse ou sur Internet, tout
le monde n’est pas forcément au courant. C’est vrai
que ça peut créer du tort.
RN : Est-ce que vous
ne payez pas d’une certaine manière le fait de proposer
des titres à 25 euros en moyenne alors que des titres de patrimoine
sont trouvables à 4, 5 euros ? Vous en pâtissez quelque
part ?
VPB : J’aurais du mal à le dire. En même
temps, c’est aussi pour ça que l’on a cette volonté
de les vendre plus chers par rapport à l’ensemble du marché,
on ne les brade jamais : vous ne les retrouverez pas six mois après
à moitié prix, ce que font certains de nos concurrents.
Après, c’est une question d’habitude avec le consommateur.
C’est toujours difficile de juger, mais je pense que ceux qui
connaissent un peu le label Carlotta savent que ce sont des éditions
de qualité, il y a peu de risques d’être déçu
par le DVD, à quelque niveau que ce soit, au contraire d’un
label inconnu, ou qui aurait mauvaise réputation, car tout va
très vite : dans le domaine de l’édition cinéphilique,
l’info circule facilement. Et le consommateur ne se laisse pas
forcément avoir deux fois.
RN : Etes-vous tentés
de racheter les droits d’un film sabordé par un autre éditeur
?
VPB : Oui, on ne l’a encore jamais fait, mais
si un film a été mal sorti, et qu’on a la possibilité
de le ressortir dans une belle édition, ça ne me semble
pas gêner l’existence du nouveau DVD. Ca se présentera
sûrement, et ça ne nous posera aucun problème.
RN
: En parlant du prix, dans quelle mesure le packaging influe-t-il, et
comment se décide-t-il ?
JC : Contrairement à certains de vos concurrents comme Wild Side
ou HK Vidéo, dont les DVD se repèrent de très loin
dans un rayonnage, vos visuels sont un peu plus hétéroclites.
C’est une volonté de s’adapter à chaque film
?
VPB : On n’a pas l’esprit
de collection. Des rapprochements peuvent se faire par eux-mêmes,
mais je ne crois pas trop à cette idée de collection.
Fatalement, lorsque l’on crée un label, il faut l’alimenter,
et donc on se retrouve avec des choses qui peuvent être moins
cohérentes, et même si certains éditeurs pensent
qu’une espèce de fidélisation peut se faire, je
crois qu’au contraire qu’une lassitude du consommateur peut
se créer à cause de l’impossibilité d’avoir
toute la collection. Après, c’est une question de goût,
d’envie : il peut nous arriver de créer une sorte de mini
collection, comme on l’avait fait avec la comédie américaine,
où on a voulu une cohérence sur les trois titres, d’où
ce parti pris visuel qui les assimilait ensemble. Mais cela n’a
pas été fait dans le but de la réalimenter six
mois après en sortant trois nouveaux titres de la même
manière. Je pense que ce qui nous caractérise, c’est
la qualité des packaging, des visuels - par exemple L’Aurore
et son aspect relief. On s’adapte sur chaque film, un peu à
la manière dont on choisi les bonus : on se consacre à
chaque film en particulier, on voit de quelle manière on pourrait
se positionner, le relooker tout en restant dans l’esprit. A l’arrivée,
ça peut constituer une collection, mais ce n’est pas le
but du jeu.
JC : Vos bonus sont-ils
créés en interne, ou des journalistes indépendants
travaillent-ils pour vous ?
VPB : On travaille avec une société qui
s’appelle Allerton Films, qui réalise tous les bonus de
Carlotta, et qui travaille aussi pour Bodega Films, structure différente
mais composée des mêmes associés qui ne distribue
que des films récents et va commencer à sortir des DVD
: des films bollywood comme La Famille Indienne, Ana,
une comédie américaine... Allerton travaille également
pour d’autres éditeurs à la réalisation de
bonus DVD. Le travail se fait en commun entre nos deux sociétés
: choix des sujets, des pistes à aborder, recherche des documents…
On se focalise sur chaque film pour faire une édition unique
de référence.
RN : Pour rester au chapitre
des bonus, vous vous apprêtez à ressortir L’Aurore.
Quelle est la raison de cette exception dans votre politique ?
VPB : La raison est simple, la première édition
était quasiment épuisée, on se retrouvait devant
deux possibilités. Soit la réimprimer telle quelle, mais
de par son packaging, c’est une édition très coûteuse
et c’était donc économiquement difficile, soit,
puisque l’occasion se présentait, faire une nouvelle édition
qui devienne la référence : on a été contacté
par une maison de disques, Labels, qui à la suite d’une
commande du Festival de San Francisco l’an dernier avait produit
un accompagnement musical de L’Aurore par l’un
de leurs groupes, Lambshop. Comme ils étaient venus vers nous
bien après la sortie du DVD, on n’avait pas pu l’intégrer.
On s’était dit qu’on pourrait imaginer sortir une
édition comprenant cette nouvelle bande-son, et pourquoi pas
aussi la BO en CD. C’est donc une nouvelle édition qui
vient en relais de celle qui est épuisée - on la trouve
encore dans certains points de vente, mais on n’en a plus du tout
en stock, elle va donc disparaître d’elle-même. Mais
c’est un peu une situation exceptionnelle : le cas s’est
présenté, mais on aura rarement une volonté de
réédition marketing où l’on ne rajoute pas
forcément grand-chose. A la base, je pense qu’on avait
déjà une édition de référence, on
n’a donc pas beaucoup de choses à ajouter. Si on est amené
à le faire, c’est pour de bonnes raisons.
RN : Et puisqu’on
parle de politique de rééditions à tout va, que
pensez-vous du marché du DVD ?
VPB : (Silence) Ca va être long (rires).
En tant qu’éditeur, et par rapport à notre approche,
la baisse des prix sur les films de patrimoine, voire même le
bradage, me paraît problématique : on ne va pas du tout
dans ce sens-là, on se bat même contre. Les films, le travail
réalisé, tout cela a un prix, une valeur, et cette valeur
doit exister. Après, je peux comprendre que l’on aie des
politiques différentes selon tel ou tel type de film, mais concernant
le patrimoine ça me semble un peu aberrant. Il y a aussi une
banalisation du DVD qui passe par les ventes en kiosques, dans des journaux
comme Le Figaro ou Le Monde. On peut ainsi avoir un DVD coûtant
entre 2 et 5 euros, c’est assez dangereux car ça crée
une perturbation du marché par rapport au consommateur. Je pense
qu’il faut faire attention à toutes ces opérations
qui peuvent nuire au support. On travaille sur le moyen terme, voire
le long terme, on n’est pas sur des one shots : deux mois d’existence
et c’est tout. Mais c’est peut-être aussi parce qu’on
est sur des titres, par exemple Salò, qui ont
eu une vie avant nous, et en auront une après, il ne faut pas
banaliser ça. A mon sens, c’est là le principal.
JC : La mention "Réalisé
avec la participation du CNC"’ figure en ouverture d’un
certain nombre de vos éditions. Concrètement, quelle aide
vous apporte-t-il ?
VPB : C’est une aide sélective en fonction
des dossiers déposés. Une commission se réunit
tous les trimestres environ et analyse tous les dossiers de demande
d’aide déposés par les éditeurs, cette aide
prend la forme d’un soutien financier à la création
du DVD, qui varie selon les projets et les commissions. Cette aide est
indispensable pour nous ou des éditeurs comme Wild Side ou MK2
: par rapport au coût de fabrication, et même quand cela
se vend bien, il est difficile de rentrer dans ses frais sans l’aide
du CNC.
JC : Est-ce que le CNC
surveille la qualité des produits finis ? Vérifie-t-il
s’il y a vraiment eu restauration ?
VPB : Oui, ces projets sont aidés,
mais ça implique le dépôt d’un DVD test ou
d’un exemplaire terminé. Si un projet est aidé et
qu’ils s’aperçoivent qu’il y a eu "tromperie"
par rapport à ce qui était proposé dans le dossier,
ils en tiendront compte lors des demandes suivantes. Cette commission
est très attentive a l’aspect qualitatif de chaque projet.
RN
: Quels sont vos titres à paraître ?
VPB : D’ici à la fin de l’année
? Parmi les belles éditions, il y a Médée,
qui devrait être exceptionnelle, avec de nombreux documentaires,
interviews de pas mal de membres de l’équipe : décorateurs,
costumiers, Laurent Terzieff intervient aussi ; des scènes de
tournage seront également intégrées, notamment
des séquences où l’on voit Pasolini en repérages…
en tout 30 mn de documents qui je pense feront référence.
Très belle édition aussi autour de Louise Brooks, un coffret
comprenant trois films - Loulou, Journal d’une
Fille Perdue, Prix de Beauté - et des
bonus où l’on insiste sur l’aspect contemporain des
œuvres : on cherche à montrer que les films qu’on
sort, outres leurs qualités artistiques, parlent aujourd’hui
aux spectateurs, aux cinéastes et à d’autres. L’exemple
de Louise Brooks dérive sur de nombreuses formes d’arts
qui peuvent aller du cinéma au théâtre, à
la BD, la mode… on a donc été assez larges pour
montrer ce que représente aujourd’hui l’icône
Louise Brooks.
On a aussi un coffret Mankiewicz qui devrait être assez conséquent,
avec la sortie de trois titres, L’Affaire Cicéron,
Le Château du Dragon et Chaînes Conjugales.
C’est la première fois qu’un coffret de ce type est
réalisé autour de Mankiewicz, même s’il existait
des éditions comme celle de Cléopâtre.
Mais il n’y avait pas encore de travail autour du cinéaste.
On a retrouvé un document très conséquent réalisé
par Michel Ciment et Luc Béraud intitulé All about
Mankiewicz, un film de deux fois 50 mn d’interviews de
Mankiewicz au début des années 80 qui nous parle de toute
sa carrière dans la première partie et de tout Hollywood
dans la seconde, c’est vraiment passionnant. Parmi les projets
qui nous tiennent à cœur, à la fin de l’année
sort un coffret Bollywood avec Mother India et La
Famille Indienne, que l’on avait déjà sortis
en salles en Mai/Juin et sortent en DVD six mois plus tard, avec un
documentaire de 52 mn réalisé spécifiquement à
Bombay, avec l’idée de montrer concrètement ce qu’est
la cinéma indien aujourd’hui - on parle souvent de Bollywood
sans forcément savoir ce que c’est ni voir les films. C’est
vraiment une plongée dans cet univers. Voilà les gros
morceaux d’ici la fin de l’année.
JC
: Vous sortez également La Neuvième Configuration ?
VPB : Oui, c’est un film peu connu en France,
sauf par quelques aficionados, un film culte aux Etats-Unis et en Angleterre.
Ca devrait être une belle révélation puisqu’il
est complètement inédit. On a aussi Casanova
de Fellini dans une très belle édition 2 DVD et qui ressortira
simultanément en salles. Et puis, l’année prochaine,
on va continuer sur pas mal de classiques américains, quelques
polars comme Le Carrefour de la Mort de Henry Hathaway,
Les Forbans de la Nuit de Jules Dassin, ainsi que La
Proie de Siodmak avec Victor Mature, trois titres assez conséquents.
On va sortir aussi la première série de films de Fassbinder,
qu’on aura inaugurée en salles en Octobre. Ca fait un moment
qu’on est dessus, ce sera une quasi-intégrale. Les DVD
sortirons en Mars, en même temps que la deuxième salve
en salles. Le deuxième coffret sortira ensuite en Octobre 2005.
RN : Ils sortiront uniquement
en coffret, ou bien il y aura aussi des éditions individuelles
?
VPB : On n’a pas encore déterminé.
On sortira peut-être Le Mariage de Maria Braun
en individuel et les autres en coffret, mais on n’est pas encore
totalement fixé. Il y aura aussi du cinéma italien, deux
films de Monte Hellman, ses deux westerns avec Jack Nicholson, L’Ouragan
de la Vengeance et The Shooting.
JC : Concernant les Fassbinder,
utiliserez-vous les mêmes masters que Criterion ?
VPB : Je ne sais pas encore, mais en principe ce seront
les mêmes, puisque ce sont des masters refaits par la fondation
Fassbinder. On a la chance de bénéficier de très
beaux éléments, ce qui est appréciable au vu du
nombre de titres à sortir.
JC : Dans le catalogue
Carlotta, quels sont les titres qui se sont le mieux et le moins bien
vendu ?
VPB : Dans les meilleures ventes, on a Salò
de Pasolini, La Première Folie des Monty Python,
qui a très bien marché, après, sous forme de coffret,
on a La Trilogie de la Vie de Pasolini, et dans les
plus récents L’Homme de l’Ouest,
L’Aurore aussi - toutes proportions gardées,
mais c’était un très beau succès. Dans ceux
qui se sont moins vendus, De Palma - les années 60
a été très décevant, mais c’était
une sortie pointue. Après un film comme Boccace 70
a moins bien marché.
JC
: Quelle est la sortie dont vous êtes le plus fier ?
VPB : Par nostalgie, il y aurait déjà
Salò, le premier titre qu’on a sorti.
Avec La Trilogie de la Vie, ça a été
une belle entrée dans le milieu du DVD, qui a eu beaucoup d’écho
immédiatement. Après, parmi les paris les moins "gagnés
d’avance", les plus difficiles, je dirais le coffret Morrissey
New York Undergound, un projet hors normes qui dépassait
le cadre des films, et puis L’Aurore, qui a reçu
un écho presse énorme. On a eu un succès critique
et public sur un film muet des années 20, qui est peut-être
considéré par certains comme l’un des plus grands
chefs-d’œuvre du cinéma, mais que beaucoup de gens
ne connaissaient pas, donc quelque chose qui n’était pas
évident à la base.
JC : Fantasme d’éditeur
: si vous n’étiez pas limité en droits, en budget,
quel serait le DVD que vous rêveriez de sortir ?
VPB : (Silence) Je vous donnerais bien un nom
qui a déjà été édité, mais
sur lequel un travail pourrait être fait, c’est Hitchcock,
mais c’est par pure nostalgie, car c’est mon réalisateur
préféré, celui avec lequel j’ai grandi. Il
faudrait faire un travail conséquent, même si de bonnes
choses existent. On arrive à satisfaire ses phantasmes de cinéphile
par rapport à ce qu’on réalise. On ne se dit pas
"Il faudrait absolument faire ça", parce qu’il
y aurait tellement de choses à faire… Ce ne sont pas forcément
les titres les plus connus, ceux qui ont le plus de notoriété
en termes de cinéphilie, qui apportent le plus de plaisir, voir
New York Underground. On part des films, et on voit
ce qu’on peut faire autour.
JC : Pas de regrets par
rapport à la filmographie des Movie Brats des années 70,
qui reste chasse gardée ?
VPB : Non, car ce sont des films qui finissent par sortir,
même s’ils ne sont pas forcément optimisés
comme nous pourrions le faire, car nous avons la chance de pouvoir prendre
le temps, plus que Warner ou Paramount, qui travaillent dans le volume.
Mais ils finiront par exister en DVD. En tant que cinéphile,
on pourra les acquérir, donc pas de regrets non plus là-dessus.
Certes, il y a une réalité économique, et certaines
sociétés, pas forcément des majors, détiennent
des droits mais refusent de les céder, et préfèrent
ne rien faire de leur catalogue plutôt que de voir quelqu’un
d’autre s’en occuper. Il y a plein de choses à faire
sur les années 70, mais qui peuvent être difficiles à
cause des ayants droit, qui n’y attachent pas beaucoup d’intérêt.
Après, tout est question de temps et d’opportunités.
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Propos retranscrits par Jeff Costello
Tous nos remerciements à Jeanne-Aurore Coleuille