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Après avoir assassiné un mandarin, un homme se
laisse capturer. Présenté devant un juge, il déclare
vouloir passer aux aveux pour rétablir la vérité
historique. Bien des années auparavant, il formait une bande de
bandits de grands chemins avec un ami et l’épouse de celui-ci.
Ils firent un jour la connaissance d’un guerrier qui leur proposa
de se joindre à lui pour former une armée. Une association
fructueuse, jusqu’à ce que l’amour s’en mêle… |
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Chang Cheh s’intéresse peu à la spiritualité des arts martiaux, se passionnant bien plus pour la psychologie de ses personnages et leurs conflits - il a d’ailleurs souvent coutume de laisser le soin de regler les séquences d’action à ses chorégraphes. En ce sens, il est l’un des réalisateurs de kung fu pian les plus accessibles au public occidental. Si par le passé Chang Cheh nous avait offert des combats de proportions épiques - on citera, entre autres, le final de La Rage du Tigre -, l’action est cette fois-ci beaucoup plus intimiste. Le réalisateur ne s’intéresse pas tant aux bouleversements politiques agitant le pays qu’à leurs répercussions sur les hommes : comment peut-on concilier l’accession au pouvoir et la fidélité à ses engagements ? Une thématique que John Woo, alors jeune assistant réalisateur, réutilisera dans son magnifique Une Balle dans la Tête.
Revoir Frères de Sang dans des conditions
quasi-optimales, c’est aussi se souvenir d’un temps où
les scènes de combat n’étaient pas forcément
sur-découpées. Certes, le fait que les interprètes
soient aussi des pratiquants confirmés autorise le metteur en
scène à montrer les affrontements en longs plans, permettant
ainsi au spectateur de contempler les mouvements dans leur ensemble
sans devoir se contenter de l’amorce des gestes : le combat retrouve
du sens, et la chorégraphie martiale s’intègre naturellement
au récit au lieu d’être une pause dans la narration.
On constate de même que la mise en scène de Chang Cheh
n’a rien perdu de sa nervosité encore aujourd’hui.
Et si certains se plaindront du trop grand nombre de zooms, on y verra
une passerelle supplémentaire entre le cinéma d’arts
martiaux hongkongais et le western spaghetti italien, une même
approche ‘impure’ de la mise en images, une même sensualité
dans le filmage des corps : voir à ce titre les gros plans sur
le visage de David Chiang lors du supplice final. |
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![]() Image : Tous ceux qui ont découvert les films de la Shaw Brothers dans des copies de copies de VHS locatives René Château vont avoir un choc. On cherche en vain le moindre défaut sur un master parfait aux couleurs éclatantes, même si certains regretteront un léger lissage dû à la restauration. Ajoutons à cela un ‘Shawscope’ respecté et magnifié par le transfert 16/9 - un très gros plus par rapport à l’édition Celestial en Zone 3. La compression est parfois mise au défi par certains zooms et panoramiques, mais dans l’ensemble s’en sort sans trop de problèmes. Son : Là encore, oubliez les vieux
doublages français réalisés par des adeptes de
Michel Leeb, on peut enfin apprécier la piste en mandarin dans
son mono d’origine. Un piste claire, sans saturation, en un mot
satisfaisante. |
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Présentation de John Woo - 3 mn : le cinéaste
hongkongais parle brièvement de Chang Cheh, dont il fut l’assistant
durant un an et demi. Outre qu’il confie que Frères
de Sang fait partie de ses films préférés
- il saura s’en souvenir lorsqu’il réalisera Une
Balle dans la Tête -, il explique en quoi ses films l’ont
influencé, notamment dans la façon de traiter les séquences
d’action comme des scènes de danse.
- Entretiens : - Il Etait une fois Chang Cheh - entretien avec Sam Ho - 13 mn : interviewé par Frédéric Ambroisine, le critique tient des propos assez pertinents sur la spécificité de Chang Cheh dans le cinéma des arts martiaux, en particulier son rapport aux personnages féminins et sa manière de montrer les combats. Synthétique et intéressant. - Portrait de Ti Lung - 9 mn : interviewé dans ce qui ressemble à la version hong kongaise de ‘Fan De’ montée à la hache, l’acteur revient brièvement sur sa carrière. L’ensemble n’offre que peu d’intérêt. - Bande-annonce : il ne s’agit pas de la version d’origine, mais d’un film annonce récent sans doute monté par Celestial. La qualité d’image est équivalente à celle du film.
- Affiche imprimable. - Galerie : 10 photos tirées du film, également imprimables. Sur la page des bonus, une icône invisible située en bas vous mène vers les crédits de la fabrication de ce DVD. Bonus cachés : sur la page d’accueil, cliquez sur le logo
Wild Side, et vous accéderez aux bandes annonces de trois autres
films de Chang Cheh, 2
Héros, Le
Trio Magnifique et Le Retour de l’Hirondelle
d’Or. |
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