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![]() Patricia (Josette Day) est la fille d’un puisatier, Amoretti (Raimu) de l’arrière-pays provençal. Elle tombe amoureuse de Jacques Mazel (George Grey), un jeune homme de bonne famille, venu de la ville. Nous sommes en 1939 et alors que leur idylle ne fait que commencer, la guerre éclate et Jacques est appelé sous les drapeaux sans savoir que Patricia attend un enfant de lui. |
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En 1940, Marcel Pagnol est un artiste totalement
indépendant. Il maîtrise la chaîne de fabrication
d’un film de A à Z, possédant plateaux, laboratoires,
salles de montage et de mixage, réseau de distribution et,
cela a son importance dans l’univers amical de sa petite entreprise,
des chambres et un restaurant. Les tournages se passent en famille,
cuisinier ou maçon font les acteurs, les "artistes"
aident à construire les décors. Les succès
du Schpountz
et de La Femme du Boulanger ont encore conforté
sa position dans le paysage cinématographique français.
Mais cette année, qui voit l’entrée en guerre
de la France et sa
Anoretti représente effectivement les vertus du travail,
de l’honneur, de la famille, toutes choses que Pagnol confronte
à la simple idée de bonheur. Une nouvelle fois, après
Angèle et avant Naïs,
Pagnol nous parle des relations conflictuelles entre un père
et sa (ou ses) filles. La Fille du puisatier c’est
de nouveau l’histoire d’une jeune fille victime des
hommes, d’une morale ancestrale. Patricia c’est la cousine
de Fanny, d’Angèle, d’Arsule (Regain).
C’est une fille-mère que l’on doit cacher, qui
ne peut être acceptée |
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![]() Image : Le tournage ayant été interrompu au moment de l’armistice, repris plusieurs mois après dans un contexte économique difficile, Pagnol dut tourner avec des pellicules de plusieurs origines, ce qui provoque des sautes sensibles de qualité d’image. Un étalonnage numérique a été effectué sur cette édition, ainsi qu’une restauration poussée. Au final de très nombreuses imperfections demeurent, mais l’ensemble est assez satisfaisant. A noter une définition perfectible et des fourmillements perceptibles sur l’ensemble du film. Son : Le son mono est de qualité tout à fait correcte, eu égard à l’âge et aux conditions de tournage du film. La bande-son est donc dans l’ensemble propre et claire, même si de nombreux défauts ou passages étouffés sont bel et bien présents. |
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| Un
deuxième DVD est entièrement consacré aux suppléments
et propose des sous-titres français. - Autour de la Fille (sous-titres anglais) Je me souviens, interview de Pierre Tchernia (2004, 8’). Tchernia se souvient de sa découverte de La Fille du puisatier alors qu’il était âgé de douze ans. Entretien avec Jacques Siclier (2004, 14’45''). « Le film sur la défaite et la désillusion qui n’a jamais été fait par la suite. » Jacques Siclier explique comment La Fille du puisatier est un document unique sur ce tournant de l’histoire de France et replace dans son contexte la présence contreversée du discours de Pétain dans le film de Pagnol. Entretien avec Jeannette Rongier (2004, 8’45''). Monteuse de Pagnol à partir de 1934, et ce pendant huit ans, Jeannette Rongier met bien l’accent sur l’importance que Pagnol accordait d’abord au son, qu’il placait devant l’image. Le Grand Jules et Môsieur Pagnol, entretien avec Isabelle Nohain (2004, 16’50''). La petite-fille de Raimu revient sur la collaboration entre Pagnol et Raimu. Le cinéaste n’offrait jamais de rôle de héros à Raimu mais celui de gens simples, de petits travailleurs, ce qui expliquerait selon elle le caractère indémodable de ses prestations chez Pagnol. Isabelle Nohain revient sur la rencontre de Pagnol et de Raimu, lorsque le metteur en scène vient lui proposer le rôle de Panisse dans Marius et célèbre la
réaction de l’acteur : « Tout se passe chez César,
je serais César ! » On découvre la maniaquerie
de Raimu, son amour du travail bien fait. Il connaissait non seulement
son rôle, mais aussi ceux des autres acteurs ou encore s’enfermait
dans une salle de bain entièrement couverte de miroirs afin d’essayer
ses répliques. Isabelle Nohain donne quelques anecdotes sur son
grand-père et nous fait mieux comprendre les liens indefectibles
qui unissaient les deux artistes au-delà des colères et
des fâcheries.L’Adieu à Raimu (document sonore, 2’25') : « On ne peut pas faire un discours sur la tombe d’un père, d’un frère ou d’un fils. Tu étais pour moi les trois à la fois et je ne parlerai pas sur ta tombe. » La voix de Pagnol, émue et profonde, lit ce long et beau texte en hommage à Raimu, accompagné d’une succession de magnifiques clichés de sa carrière. « Par bonheur il nous reste tes films (…) ainsi tu es mort mais tu n’a pas disparu. Tu va jouer ce soir dans trente salles et les foules vont rire ou pleurer. Tu exerces toujours ton art, tu continues à faire ton métier. Je peux mesurer aujourd’hui la reconnaissance que nous devons à la lampe magique, qui rallume les génies éteints, qui refait danser les danseuses mortes et qui rend à notre tendresse le sourire des amis perdus. » - Les Photos : une trentaine de magnifiques photos de plateau et dix photos de tournage de La Prière aux étoiles, un film que Pagnol ne put jamais terminer. - La Guerre La Prière aux étoiles : Un texte nous explique la genèse de La Prière aux étoiles et les raisons qui amenèrent Pagnol à abandonner le projet : mauvaise qualité des pellicules, obligation de travailler avec la Continental dirigée par les Allemands, sa rupture avec Josette Day… Cette introduction précède 14 minutes du film, soit la totalité du matériel qui a survecu à la destruction. Pagnol et la guerre (3'15''). Document audio de Pagnol qui parle de sa situation pendant la guerre, de sa vie du côté de Marseille puis à Monaco où il se réfugia loin des Allemands et des bombardements alliés. - Les Critiques et publicités Bande-annonce d’origine (2’35), très dégradée et presque inaudible, elle permet de mesurer le travail de restauration sur l’édition DVD !
Extraits de critiques de l’époque : critiques tirées des journaux Le Cri du peuple, Les Nouveaux temps, Beaux arts, Aujourd’hui, La Gerbe, la France au travail, Le Petit Parisien. Affiches : Une affiche du film et trois photos de façades de cinémas ornées de grandes fresques publicitaires, où l’on remarque une grande effigie de Josette Day entourée des deux petites silhouettes de Fernandel et Raimu, ce qui fera dire à ce dernier : « Voici Blanche neige et les deux nains ! » Press Book : articles et matériel promotionnel collectés par Siritsky International, le distributeur américain de La Fille du puisatier en 1946. On y trouve pêle-mêle des couvertures de livrets, des affiches de diverses nationalités, des critiques (traduites en français) du New Yorker, du New York Sun, du Daily Mirror et du New York Times. - Pour en savoir plus Filmographies de Fernandel, Raimu, Charpin, Josette Day, Line Noro Bibliographie sélective sur Pagnol ou Raimu Biographie de Marcel Pagnol |
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