"C'est quand les
choses vont mal que je suis le mieux.
Je réussis au moins ça. De là à dire
qu'il faut que ça aille mal pour
que je me retrouve et que je fais exprès de foutre la merde…"
Maurice Pialat in Positif n°375-376, mai
1992, p. 105. |
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Ca
tourne. Pialat est furax. Rien ne va : L’Enfance Nue,
c’est du cinéma bouts de ficelles, avec des chutes de pelloche
récupérées à droite à gauche, des
acteurs débutants, du matériel de bric et de broc, une
équipe qui dort chez l’habitant, grignote vaguement un
sandwich par jour et doit en plus supporter l’ambiance délétère
d’un tournage sous haute-tension… L’Enfance
Nue, c’est aussi Michel Tarrazon, un môme de 13
ans au talent brut, mais qui bute sur certaines répliques. Comme
n’importe quel acteur. Mais Pialat, c’est Pialat. Alors,
déjà à l’époque, c’est coups
de gueule et compagnie. Et puis une beigne, qui part en direction du
gamin. Scandale sur le plateau. Véra Belmont, productrice exécutive,
décroche son téléphone pour alerter François
Truffaut, co-producteur du film. Nous sommes en 1968. Truffaut a 33
ans, mais déjà huit long-métrages (1) à
son actif quand Pialat n’en est qu’à ses débuts,
avec dix ans de plus au compteur. Truffaut a beau avoir placé
ses billes dans ce film auquel personne ne croit, convaincu ses amis,
Claude Berri en tête, d’en faire autant… ça
explose. Trop de pression, de rancœur, de colère. Pialat
chipe le téléphone des mains de Belmont et assène
un "Oh, vous le connard… espèce de Delannoy"
à un Truffaut médusé. Les deux hommes ne se parleront
plus durant de longues années.
On ne compte plus les anecdotes de tournage chez Pialat. Elles font
partie de la légende du personnage. Mais celle-ci est importante,
pour ne pas dire séminale. Elle pose évidemment les contradictions
et les méthodes de travail d’un créateur qui n’aura
su travailler que dans le chaos (2), mais surtout, elle semble
expliquer par le menu ce que sera le cinéma de Pialat, et plus
précisément L’Enfance Nue. Bien
que produit par Truffaut et Berri, et construit sur un thème
sensiblement similaire, L’Enfance Nue ne sera
ni Les 400 coups, ni Le vieil homme et l’enfant.
Il sera même leur exact contraire, semble gueuler Pialat sur son
plateau. Ni tendresse, ni poésie ici, du moins "pas en première
intention" comme aurait pu dire l’ami Rocheteau, croisé
bien plus tard dans Le Garçu. Non, L’Enfance
Nue, son titre est déjà tout un programme, ce
sera autre chose : un portrait d’orphelin au scalpel, débarrassé
de tous ses oripeaux et de tous ses affects. Hors de question de faire
pleurer dans les chaumières, ou de tenter un quelconque effet
de manche : Pialat s’épargne tout ce que Berri et Truffaut
s’étaient autorisés, avec talent certes, mais…
bon, ça, tous ces "trucs" de metteurs en scène,
ça ne l’intéresse pas. Pas de bons mots à
coller dans la bouche d’un Michel Simon, pas d’émerveillement
béat devant la tendre naïveté d’un môme,
pas de Jean Constantin à la baguette, ni de travelling lyrique
sur un Doinel libéré de ses chaînes, courrant sur
une plage déserte. Doinel finalement, c’est du Doisneau.
Un garnement qui chahute au fond de la classe, fugue pour filer au cinoche,
pique un peu d’argent de poche dans le porte-monnaie de maman...
Rien
de bien méchant au bout du compte, même si ça peut
vous mener en maison de correction. François Fournier par contre…
c’est plutôt balancer un chat du cinquième étage
d’un immeuble, ou lâcher des parpaings sur les voitures
depuis un pont. Les deux gamins, si semblables et si différents,
ne jouent pas dans la même division (Rocheteau, toujours). Doinel
a bon fond, Forrestier lui est parfois touchant, mais il est surtout
mal aimable, pénible, chiant, souvent méchant même.
De la mauvaise graine, pas trop le genre à lire du Balzac en
cachette, mais bien à terminer entre quatre murs à Fleury.
D’emblée, le cinéma de Pialat se pose donc"
contre". Contre la traditionnelle représentation de l’enfance
au cinéma, contre les artifices, contre le cinéma tel
qu’il est, tel qu’il se fait à l’époque.
Le Septième Art a beau avoir été chamboulé
par la Nouvelle Vague, Pialat s’en fout, il met tout le monde
dans le même sac, les Delannoy et les Truffaut. Lui veut faire
autre chose. Et effectivement, il fait autre chose, entre Flaherty,
Robert Bresson et Louis Lumière. Avant d’entamer le tournage
de L’Enfance Nue, Maurice Pialat a vu les premiers
films des frères Lumière. Il est subjugué, et convaincu
qu’il faut revenir au cinéma des origines. Ces temps où
la magie opérait juste parce qu’une caméra était
là, que les gens n’étaient ni vraiment eux-mêmes,
ni vraiment acteurs, et que se jouait quelque chose dans cet intrigant
entre-deux : "Peu avant de tourner L’Enfance
nue, j’avais vu des films de Louis Lumière. Ce
fut une révélation (…) Ce n’est pas faire
œuvre de modestie que de dire que L’Enfance Nue
fut réalisé sous l’influence des Lumière.
Mais c’est exact. Lumière filmait-il la réalité
? Je ne le pense pas. Dans ses films, des hommes et des femmes captés
par un appareil dont ils ne connaissent rien, cédaient un instant
de leur vie et depuis lors tous les comédiens ont fait de même.
(…) Ces gens-là, sans le savoir, regardent leur vie. Tout
le cinéma est là, dans ce vol de l’existence, dans
cette exorcisation de la mort." Tout Pialat est là
aussi : faire rentrer la vie dans le champ, aux forceps s’il le
faut : en crachant dans la soupe de Tarrazon pour qu’il fasse
la gueule dans le plan à venir, ou en arrivant inopinément
sur le plateau d’A nos Amours (2). En
filmant la vie telle qu’elle est, finalement, ou du moins telle
qu’elle devrait être au cinéma.
Les
premiers plans de L’Enfance Nue jouent d’ailleurs
d’emblée la carte du documentaire. Une manifestation, filmée
caméra à l’épaule, cadrée un peu à
la va comme je te pousse. Pas le temps de chiader son cadre, pas le
budget pour non plus, et pas l’envie surtout. Le cinéma
de Pialat ne se donne pas à contempler, ne s’offre pas
au regard, et s’il est admirable ce n’est jamais une fin
en soi. Ici, la beauté naît souvent du sordide, et la poésie
déboule à l’arrachée, d’un terrain
vague où traînent deux moutons décharnés.
Aucune joliesse dans ce cinéma, mais une force sauvage, primitive,
comme un diamant brut qui perdrait de son éclat à être
retaillé. Même choix radical, et cohérent, du côté
des comédiens. Pialat se joue d’une contrainte (pas de
budget, et donc pas d’acteurs) pour mieux faire rentrer la vie
dans son cinéma : les époux Thierry ne jouent rien d’autre
que leur propre rôle au quotidien de parents adoptant. Les histoires
qui se racontent à table entre les prises se retrouvent à
l’écran quelques heures plus tard : Pialat veut les entendre
à nouveau, mais cette fois la caméra tourne.
S’opère alors l’étrange alchimie Pialat, cette
fiction qui ne veut pas dire son nom, et qui pourtant déborde
de cinéma. Pour L’Enfance Nue, Pialat
pose sa caméra dans le Nord, région peu arpentée
par les cinéastes de tous temps (si ce n’est le cinéma
de l’un de ses plus fidèles descendants : Xavier Beauvois,
dans… Nord) mais qu’il reviendra filmer
plusieurs fois. Et d’emblée, c’est du cinéma
: combien de films situés à Arras, à Hénin-Beaumont
? Ces régions, on ne les a jamais vues sur un écran, ou
alors pas filmées comme ça, en tous cas. En y déplaçant
un gamin trimballé de foyer en foyer, Pialat fait entrer le récit
dans le docu, et son cinéma prend vie. L’Enfance
Nue, c’est un corps étranger qui envahit un décor
inconnu, et qui lui est inhospitalier : le Nord et ces familles qu’on
lui impose sans lui demander son avis. De cette confrontation naît
un récit, et une forme de cinéma propre à Pialat,
totalement maîtrisée. Ce nouveau venu de 43 ans joue ses
gammes avec L’Enfance Nue, et pose déjà
formellement les bases de son art. Austérité du cadre,
qui s’épargne une ébauche de mouvements pour mieux
enfermer François, prisonnier de sa propre vie. Rudesse du montage,
aux multiples cut secs comme un coup de trique… sans compter cet
art de la durée du plan : ici on laisse les personnages sortir
du champ pour mieux souligner la tristesse d’une chambre vide
(visite de l’inspecteur qui voit le lit de François sur
le palier) - là, alors que tout laissait à penser que
la caméra suivrait la voiture de la DASS emmenant François
vers sa nouvelle famille, Pialat enchaîne sur une courte et magnifique
scène. Aurait-il suivi François sans cette parenthèse,
que nous aurions haï cette mère adoptive abandonnant son
"fils". Mais voilà, nous sommes chez Pialat, il n’y
a ni jugement ni discours, juste la vie qui traverse le champ et se
donne à voir dans toutes ses nuances : "quand François
est parti, la caméra reste là, sur la mère, l’accompagne
chez elle, cuisine, évier, Josette qui déjeune, la mère
replie le papier du cadeau. Pialat n’abandonne pas les gens comme
ça, même
ceux que le film laisse derrière lui. Pas sa faute à elle
non plus, la faute à personne, tiens, c’est bien là
le drame". (3)
Alors que la production avait essayé de lui imposer un monteur
chevronné (Maurice Jurgenson), Maurice Pialat va évidemment
au clash, préférant s’essayer lui même au
montage, aidé de sa co-scénariste, Arlette Langmann (4).
Le résultat est détonnant : d’un premier montage
démesuré (4 heures), Pialat va tirer un film deux fois
plus court, taillant dans le gras, supprimant des scènes entières,
par blocs, au détriment parfois du cadre, de la continuité
et des raccords. Les acteurs sont justes ? La vie est là ? C’est
bien l’essentiel. Cedric Kahn (dans ses premiers films), Patricia
Mazuy ou Agnés Merlet sauront s’en souvenir. A la fin de
Trop de Bonheur, un panoramique caméra dévoile
ostensiblement une perche dans le champ. Et alors ? Alors Cédric
Kahn s’en fout, le plan est magnifique, Caroline Ducey extraordinaire
: il garde. Pialat, c’était ça, mais trente ans
avant tout le monde : que valent les deux ou trois hésitations
de la mère Henry face aux bouleversantes scènes qu’offrent
son mari et elle-même tout au long du film ? En un simple plan-séquence
d’évocation de la seconde guerre mondiale, Pialat ridiculise
toutes les reconstitutions hollywoodiennes du conflit : a-t-on déjà
vu plus authentique sur le sujet que ces deux minutes de Monsieur Henry,
racontant la guerre à François à l’aide de
cinq photos ? Documentaire, cinéma, faux, vrai… un peu
comme chez Jean Rouch, que Pialat admirait, on ne sait plus trop bien.
Mais il se passe quelque chose, là, dans cette rencontre et cette
opposition du réel et de la fiction, qui n’a alors aucun
équivalent dans le cinéma français.
Et pourtant. Le film est un échec cinglant, malgré un
prix à Venise et de bonnes critiques. Pialat l’a mauvaise.
Sa carrière naissante est déjà en danger, et les
galères de budget, de production risquent de recommencer. Ce
sera en effet le cas, tout au long de sa carrière d’ailleurs.
Surtout, il aurait préféré la reconnaissance du
public et de ces gens qu’il aime à filmer plutôt
que celle des plumitifs - absolution critique qu’il méprise
et recherche à la fois. Mais Pialat est lucide, et sait pertinemment
que le potentiel de son film est limité : "Si
L’Enfance nue avait été réalisé par
un autre, je ne serais pas allé le voir. En tournant un tel sujet,
j’ai bel et bien cherché mon insuccès et je ne dois
m’en prendre qu’à moi-même".
Arrivé à ces lignes et à ce point de notre papier,
on se retourne et c’est l’effroi. Une heure trente de la
vie d’un môme sinistre, sur fond de terrils calaisiens,
de papiers peints marronnasses, avec couple de p’tits vieux amateurs
à l’accent chtimi - le tout monté à la hache
sans volonté aucune de rendre son film spectaculaire, ne serait-ce
même qu’aimable. Effectivement, qui aurait vraiment envie
de se coltiner ça ? Allez, va, je comprendrais que vous m’ayez
déjà abandonné en cours de lecture - après
tout, L'Enfance Nue ne parle-t-il pas que de ça
? Et pourtant, imaginez deux secondes. Un film de la puissance de Kes,
mais avec même un petit quelque chose en plus. Un truc qui n’appartient
qu’à Pialat, et qui lui aura valu autant d’amour
que de haine. Quelque chose d’incomparable, d’indéfinissable
même, et que l’on serait bien en mal de réduire à
trois lignes de conclusion. Le cinéma de Pialat ne se lit pas
dans les pages des journaux, ni sur un écran d’ordinateur
: bref, on veut bien vous balancer ces quelques pistes, et l’on
s’y réessaiera même très prochainement avec
le reste de sa filmo. Mais dans l’absolu, un Pialat se vit. L’œuvre
est des plus charnelles, qui vous transperce, vous rentre dans le lard,
et vous estomaque, littéralement. Ce premier film se termine
et vous laisse pantois. Une vraie expérience physique, à
l’emporte pièce. Alors imaginez la suite... Déchirante,
la dernière lettre de François aux Henry ne laisse guère
d’espoir sur la suite des événements : ces trois-là
ne vieilliront pas ensemble. Pialat et nous, par contre, c’est
une autre histoire.
(1) Les 400 coups, Tirez sur le pianiste,
Jules et Jim, La peau douce, Fahrenheit 451, La mariée était
en noir, Baisers volés, La sirène du Mississipi.
(2) Lire à ce sujet le très beau papier d’Antoine
de Baecque, au titre évocateur : Pialat
l’emmerdeur.
(3) Pascal Mérigeau - Pialat (Grasset, p 72)
(4) Histoire de simplifier une ambiance déjà particulièrement
tendue : cette dernière n’est autre que la nouvelle
amie de Pialat 
et la sœur de Claude Berri. Les relations orageuses du couple
ne manqueront pas de rejaillir sur l’amitié et les
relations de travail Pialat/Berri...
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 Un
travail éditorial de première qualité, tout en sobriété
et pertinence. Bonus répartis sur 2 disques.
Entretien avec Arlette Langmann (scénariste) :
Evocation des conditions (assez folkloriques) de tournage par Arlette
Langmann, qui fourmille d’anecdotes. On sent que quelques rancoeurs
et non-dits traînent encore quelques 37 ans plus tard, comme le
prouvent certains passages sur Vera Belmont. Intéressant et instructif.
A noter qu’il n’est étrangement pas fait mention de
Patrick Grandperret dans l’intitulé de ce bonus, qui pourtant
participe bien à la discussion.
L’amour existe. Court métrage (21mn, restauration
exceptionnelle) de Maurice Pialat. A première vue, ce magnifique
poême visuel détonne dans la filmographie, certes naissante,
de Pialat. On connait le dégoût du réalisateur pour
la Nouvelle Vague, aussi s'étonne-ton de constamment penser à
Alain Resnais (magnificence de lents travellings), à François
Truffaut (voix-off très littéraire), ou au Jean-Luc Godard
des origines (jeux de mots, rimes visuelles...). Est-ce d'ailleurs un
hasard si le film est produit par Pierre Braunberger, et mis en musique
par George Delerue ? Très fluide, d'une beauté plastique
imposante tant dans le cadre que dans le montage, L'amour existe
n'a apparemment que de lointains rapports avec le cinéma de Pialat.
Et pourtant, déjà, se dessine un monde. Celui de Maurice
Pialat : attachement pour les petites gens, discours social brut, raccords
saisissants, majesté du silence. Jusqu'à une fin sublime.
En deux plans et un changement d'axe bouleversant, tout est dit d'un pays
et d'un peuple. Bonus majeur. Film majeur.
Champ contre champ (1973, archives INA) : Interview de
Maurice Pialat par Maurice Frydland après la première diffusion
télévisée de L''Enfance nue. Un
morceau de choix, indispensable. Maurice Pialat s’exprime avec férocité
sur son propre travail : l’occasion de découvrir ce phrasé
si particulier, mêlant tendresse et cruauté, et cette manière
de balancer vacheries sur vacheries dans un large sourire. A ce titre,
on se repassera en boucle le déjà mythique "La
preuve que mon film était voué à l’insuccès,
c’est que même quand il est diffusé à la télévision,
il passe dans votre
émission et non dans celle d’en face", qu’il
assène à un Frydland scotché sur place par le coup
de poignard. Le reste est du même tonneau, Pialat ne cessant de
descendre son propre film, lui trouvant tous les défauts du monde.
Le tout avec une acuité rare, qui ne convaincra toutefois pas ses
amateurs. Quelques réflexions passionnantes sur le cinéma
hexagonal de l’époque, sur le climat social, sur l’enfance
ponctuent par ailleurs un monologue de haute volée. Pour ne rien
gâcher, la cravate seventies de Maurice Frydland est tout simplement…
hallucinante ;)
Choses vues autour de l'Enfance nue (1969, archives INA).
Plus qu’un "documentaire réalisé par Roger
Stéphane auprès des enfants de l'assistance publique ayant
inspiré le film" (comme indiqué sur le boîtier),
ce documentaire est surtout l’occasion d’un retour sur les
lieux du tournage en compagnie de Maurice Pialat, qui y retrouve les principaux
protagonistes de son film : les époux Thierry, les jeunes acteurs,
leurs familles… Un reportage qui montre, si besoin est, l’attachement
et l’amour de Pialat pour les gens "simples". Pas question
de "France d’en bas" chez le réalisateur, mais
d’hommes et de femmes tout simplement, que le réalisateur
aura pris le temps d’écouter, avant, pendant et après
le tournage.
Sur les traces de Michel Tarrazon : entretien avec l'acteur
principal du film, aujourd’hui opticien dans le Centre de la France,
trente-sept ans plus tard. Petite interview de 15 minutes, plutôt
intéressante, qui revient sur le parcours avorté de Tarrazon
(on le reverra dans La maison des bois puis dans deux
trois téléfilms obscurs avant qu’il ne change de voie)
et les méthodes de travail de Pialat. Recommandé.
Bandes annonces originales du film
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