
Vivre
pour survivre (White Fire).
Réalisateur : Jean-Marie Pallardy
Avec Robert Guinty, Belinda Mayne, Jess
Hahn, Fred Williamson, Roï Nerit, Javier Jahmet, Math Saddatih…
Scénario : Jean-Marie Pallardy
(sous le pseudonyme de Edward John Francis) et Röbi Barath (non
crédité)
Année : 1984.
Origine : France, Turquie, Grande-Bretagne.
Durée : 97 minutes.
Editeur : Arcades. |

Zone
2 - DVD9
Format vidéo : 1.85 (4/3)
Format son : VF Stéréo
DVD 1 disque, 1 face, 2 couches
Langue : Français
Sous titres : Aucuns |


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Chroniqués
par DvdClassik :
Ca ne saurait tarder !
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Un diamant de légende va changer l’existence
et le destin d’une multitude de personnages qui peuplent
les milieux interlopes d’Istanbul… |
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Si
l’enfer est pavé de bonnes intentions, l’Histoire
du cinéma recèle des injustices plus ou moins
dramatiques.
A l’instar d’un Soy Cuba ou d’un
Manuscrit trouvé à Saragosse (dont
les critiques sont disponibles sur le présent site),
il aura fallu attendre que l’acharnement d’un
cinéphile (grâce soit rendue à Jean-François
Davy) finisse enfin par payer, pour pouvoir découvrir,
dans de bonnes conditions, l’un des meilleurs films
français de l’après-guerre : l’extraordinaire
Vivre pour survivre de Jean-Marie Pallardy. C’est
donc dans une fort belle édition DVD (mais à
quand une copie 35 mm qui rendrait enfin justice au travail
formel de l’auteur ?) que l’on s’apprête
à réécrire un chapitre entier du septième
art hexagonal.
Dans
son très bel ouvrage consacré à Jean-Marie
Pallardy (Pallardy ou l’arpenteur de l’infini,
éditions Knacki Balls, 1989) Jean Costantin soulignait
fort justement la spécificité du cinéma
pallardien: "Découvrir Pallardy c’est
faire l’expérience ultime, et quasi-mystique,
de ce que les utopistes nomment ‘nouveau commencement’.
Devant nos yeux ébahis, c’est comme si le cinématographe
révélait enfin sa finalité : filmer
l’homme tel qu’il est depuis l’origine
et appréhender son devenir (…) voir un film
de Pallardy, c’est poser un regard de nouveau né
sur le monde qui s’offre à nous, dans sa pureté
originelle".
Prenant le film d’action comme prétexte, Pallardy
investit notre imaginaire et nous permet de redéfinir
notre statut de spectateur. Chaque gunfight, chaque cascade,
chaque course-poursuite, filmés avec un sens du cadre
et de l’espace époustouflants, ne prend sens
que dans le réseau mental que le spectateur tisse
avec la complicité de l’auteur : "Il
s’agit de faire comprendre au spectateur qu’il
n’est pas uniquement un récepteur passif, mais
aussi un ‘actant’ du geste cinématographique"
(Jean Costantin, opus cité). Vivre pour survivre
nous convie effectivement à une mise en abyme spectaculaire
et spéculaire. Derrière
la figure du double, qui donne sa thématique à
l’œuvre, Pallardy livre un exemple concret de
film d’action cérébral (après
tout, la pensée est une forme d’action intérieure
; comme le faisait remarquer Fred Williamson dans une récente
interview).
L’histoire de Vivre pour survivre (co-écrite
par le plus grand scénariste turc Röbi Barath,
ici non crédité pour une sombre affaire de
droit) est très simple, limpide même, aussi
cristalline que la pierre deleuzienne à laquelle
elle fait référence. Mike Donnely et sa sœur
gagnent leur vie en traficotant des diamants. Ils étouffent,
également, dans l’œuf une relation incestueuse
pourtant salvatrice. Confrontés au fameux White Fire
(le plus grand et plus dangereux diamant du monde, qui symbolise
ici de manière assez évidente, mais jamais
didactique, leurs instincts réfrénés)
ils ne pourront plus longtemps réprimer ce désir
sans en payer le lourd tribut. Mike perd son amour et sa
sœur. Les cailloux qu’il jette, par dépit,
dans l’eau frissonnante (dans l’une des scènes
les plus bouleversantes jamais tournées) sont autant
de fragments qui renvoient au diamant diabolique. Pourtant
une seconde chance va s’offrir à Mike, en la
personne d’Olga, une jeune femme qui ressemble étrangement
à sa sœur Ingrid. En bon lecteur de Deleuze,
Pallardy et Röbi Barath illustrent brillamment la théorie
des cristaux de temps (l’actuel et le virtuel comme
deux faces d’une même médaille).
Donner
le visage de sa sœur à Olga, c’est faire
se rejoindre l’actuel et le virtuel. Le fameux "Dommage
que tu sois ma sœur", adressé à
celle que Mike aimait, a pour corollaire un "Dommage
que tu ne sois pas elle", adressé à
celle que Mike aimera, que Pallardy a la décence
de taire, mais l’audace de figurer (en sacralisant
les gestes des futurs amants, par la grâce de sa caméra
caressante). L’explosion finale du White Fire (séquence
que John McTiernan a dû visionner plus d’une
fois… comprenne qui pourra !) accomplit donc le programme
de ce couple incestueux. Le tabou a explosé, l’amour
peut être consommé.
Au-delà de ce courageux et vibrant plaidoyer pour
l’inceste, Pallardy pose, dans son film, les jalons
d’un "world cinéma" engagé.
Tourné en Turquie, avec des acteurs locaux mais aussi
des acteurs américains méprisés par
Hollywood (magnifique Robert Guinty à la mirifique
chevelure poivrée, et au charisme proche d’un
Steeve McQueen, bien que de physique très "walkenien")
et des techniciens européens, Vivre pour survivre
voulait contrer l’uniformité qui régnait
alors dans le film d’action américain, et lui
opposer une vision rousseauiste des choses. Cela explique
d’ailleurs la campagne calomniatrice que le film essuya,
avant d’être rangé au placard par des
technocrates zélés du septième art.
Vous comprendrez donc aisément l’importance
de réhabiliter une telle œuvre, sommet incandescent
de la carrière d’un immense artiste méconnu
(Les géniaux et révolutionnaires Overdose
et Le ricain, sur lesquels nous reviendrons prochainement
au cours d’une semaine Pallardy, ont d’ailleurs
été honteusement pillés par le Tarantino
de Jackie Brown et le Eastwood d’Un Monde
parfait).
Qu’on se le dise : Vivre pour survivre est
le genre de diamant qui donnera toute sa valeur à
votre cinéphilie.

Dommage que tu sois un film…
Le cinéma est un art jeune, il est âgé
d’à peine plus de cent ans. En un siècle,
il a pourtant subi autant de crises que toutes les autres
formes d’expression artistique réunies. Mais
il a su brillamment vaincre ses ennemis intérieurs
et extérieurs en sécrétant à
chaque fois les anticorps nécessaires contre les
attaques de toutes origines. Néanmoins, il arrive
un moment où les systèmes de défense
peuvent être pris en défaut, il arrive en effet
qu’un seul film parvienne à annihiler toute
velléité de survie, et le mot "survie"
n’a pas été choisi au hasard. Avec
le film Vivre ou survivre (plus connu des aficionados imbéciles
et détraqués sous le nom de White Fire), il
est fort probable que l’art cinématographique
ne se remette jamais d’un (une) telle agression.
Voulant certainement cristalliser sur pellicule
les théories sur "le temps constitué
comme le "simultanéisme" et "le mouvement
intensif", chères à Gilles Deleuze (dans
L’image temps et L’image mouvement), Jean-Marie
Pallardy, le réalisateur/scénariste de cet
objet filmique sans précédent, a pourtant
mis tout en œuvre (malgré lui ?) pour détruire
la pensée de l’illustre philosophe, voire même
risquer de tuer Deleuze lui-même si ce dernier avait
eu l’occasion de voir ce film. En 1984, il était
encore difficile de juger des ambitions intellectuelles
du réalisateur, mais l’on sait aujourd’hui
que son co-scénariste non crédité au
générique, le mystérieux Röbi
Barath, militait contre la prise en compte des réflexions
philosophiques dans l’exégèse cinématographique.
Le
simultanéisme est cependant bien présent dans
Vivre pour survivre, mais de manière tellement confuse
et maladroite que son intégration dans ce spectacle
déshonorant pour tout spectateur normalement constitué
s’apparente, veuillez excuser mon langage, à
un véritable "foutage de gueule". Quel
est donc l’intérêt de ce gros diamant
insignifiant (et même non signifiant, voire à
peine signifié) au beau milieu de cette course poursuite
entre mercenaires sans charisme ? Que signifie cette relation
incestueuse dont on voudrait nous faire croire qu’il
s’agit d’amour pur et sincère et beau?
amour pur, sincère et beau ? Quelle peut bien être
la fonction de cette usine crypto-futuriste toute droit
issue d’un sous-James Bond de pacotille ? D’où
sortent ces terroristes italiens cruels, mais nuls, si ce
n’est d’un asile de fous dans lequel les producteurs
de White Fire ont certainement du séjourner un certain
temps ? Le syncrétisme a décidément
bon dos ! Du saint crétinisme oui ! De Luis Bunuel
à David Lynch, certains grands cinéastes ont
montré que s’affranchir de la linéarité
et combiner des éléments fortement hétérogènes
dans le récit pouvaient aboutir à des chefs-d’œuvre.
Pallardy se perd, lui, dans les dédales de sa maigre
pensée et dans les tracés de son découpage
pompier et illisible, à côté duquel
le travail d’un Ed Wood se pare de tout le génie
d’un Orson Welles. Quant au mouvement intensif, a-t-on
jamais vu pareil exemple de pauvreté dans l’action
et de médiocrité dans la conduite du récit
? Même les supposés comédiens semblent
se mouvoir sur un faux rythme.
Le spectateur a des limites mais il ne faut pas exagérer…
André Bazin aurait l’occasion
de se retourner vingt fois dans sa tombe en constatant la
manière dont sa théorie du "montage invisible"
a été dévoyée. Pallardy, qui
s’inscrit pourtant dans la voie tracée par
le mentor de la Nouvelle Vague (au travers de son ami et
producteur Jean-François Davy), s’applique
consciencieusement à massacrer chaque raccord de
son film. Si le réalisateur avait voulu établir
un record de faux raccords, il n’aurait pas agi autrement
; le Guiness Book lui tend les bras (mais manifestement
la seule Guiness que doivent connaître les responsables
d’un tel gâchis ne peut être que la bière
du même nom). Le monteur Bruno Zincone n’a-t-il
pas réalisé par la suite le tristement célèbre
Gros dégueulasse, trahison filmique du grand Reiser
? Le spectateur, interloqué et incrédule,
assiste donc à un festival de faux raccords montage
: lumières, spatiaux et même temporels ! La
mise en scène de Jean-Marie Pallardy défie
toute tentative d’explication. L’espace filmique,
la profondeur de champ, la notion de plan, toutes ces mises
à plat théoriques chères aux universitaires
Jacques Aumont et Alain Bergala dans L’esthétique
du film, sont vilipendées avec la plus extrême
des cruautés. L’on sait pourtant que Pallardy
a lui-même versé dans la sémiologie
comparée, avec l’aide du grand critique de
cinéma Jean-Vitelli Cosmos. Se pourrait-il que, derrière
l’existence de Vivre pour survivre, se cache un violent
et profond débat théorique comme seuls les
Franco-Turcs savent l’organiser ?
L’horreur cinématographique…
Parlons-en de la Turquie ! J’ose imaginer que M. Pallardy
n’a plus ses entrées dans ce fier pays. Car
le territoire de Attaturk, vue comme la patrie des postiches
et de la moustache XXL, aurait de quoi se plaindre du traitement
infligé par le film. Sans oublier les décors
exposés qui feraient se suicider tout responsable
d’office de (du ?) tourisme qui se respecte. La laideur
des extérieurs utilisés n’a d’égal
que celle du fameux thème de l’inceste. L’apologie
de l’inceste fait (faite) dans White Fire, exécutée
avec toute la finesse d’un éléphant
dans un magasin de porcelaine ou d’une tronçonneuse
dans les mains de Robert Ginty, achève de rendre
ce film complètement bête à pleurer.
L’analyse
esthétique fait par cet imposteur qu’est Jean
Costantin ne devra plus faire illusion : White Fire est
une œuvre immorale. « Filmer l’homme tel
qu’il est depuis l’origine et appréhender
son devenir » affirme le sinistre analyste du cinéma
bis et libidineux. Voilà la preuve que Carl Jung
a été trahi une deuxième fois ! Non,
messieurs Pallardy et Costantin, la tentation incestueuse
n’a jamais fait partie de l’imaginaire collectif
jungien ! Dans la piscine, ce haut lieu de perversion paillarde
et pallardienne, c’est l’honneur et l’essence
du cinéma que l’on noie avec la plus basse
des compromissions. Et l’on se finit (Et l’on
finit par) par se demander ce que viennent faire des immenses
comédiens comme Robert Ginty, Jess Hahn et Fred Williamson.
Ginty l’inoubliable lieutenant J.T.Waley de la série
pacifiste Les Têtes brûlées et l’acteur
du formidable et humaniste Exterminateur de James Glickenhaus,
Hahn formidable second rôle de tout un pan du cinéma
français populaire, et un Williamson symbole de la
Blaxsploitation perdu ici dans la manifeste pallardien de
la "nazexploitation". Dialogues
imbéciles et incompréhensibles se mêlent
aux performances laborieuses d’apprentis comédiens
indignes de figurer dans la sélection annuelle des
Razzies Awards américains.
Vous l’aurez compris, acheter le DVD de Vivre pour
survivre revient à cautionner une mise à mort
symbolique du cinéma. Jean-Luc Godard a dit «
le cinéma est mort ». Avait-il vu ce film ?
Tout porte à le croire… JLG contre JMP ? Le
choix est vite fait. Avec les 5,95 Euros que coûte
ce DVD, achetez-vous plutôt des bonbons ou des préservatifs,
cotisez pour les bonnes œuvres (l’Armée
du Salut, le cinéma de genre français, DVDClassik,
etc.). White Fire est une imposture : il est très
loin d’avoir la pureté du blanc et son feu
ardent a tout du pétard mouillé.
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Image
: une édition qui rend à peu près
justice au travail du grand Roger Felous (que les ‘bunueliens’
connaissent bien). A peu près, car on peut regretter
le côté ‘aseptisé’ de
l’ensemble. On sait que Pallardy souhaitait donner
à son film une patine particulière, proche
de certains tableaux impressionnistes (les rares chanceux
qui ont eu l’occasion de voir la copie projetée
au festival du cinéma méditerranéen
de Montpellier – lors de la rétrospective
‘100 ans de cinéma turc’ – savent
de quoi je parle) . Le
DVD rend d’ailleurs bien cette approche picturale
dans les scènes diurnes. Hélas le travail
de Felous sur le clair obscur est gâché par
une trop grande brillance du master. Le contour est tout
de même bien défini et le format respecté.
Un assez bel écrin pour ce bijou donc.
Son : sublime ! Voix claires (capital
quand on connaît l’importance des dialogues)
et aucun souffle. L’un des grand mérites
de Pallardy est d’avoir su appliquer les principes
de Pierre Boulez sur le rendu musical du bruit. Chaque
bruitage est une symphonie à tomber par terre,
bien restituée par un mixage parfait. Comme me
le faisait remarquer Carlotta Montay (toujours au festival
du cinéma méditerranéen de Montpellier),
même Antonioni n’a pas atteint ce niveau d’excellence
dans ses expériences bruitistes.
Impossible de passer sous silence l’extraordinaire
partition composée par Jon Lord (ancien clavier
de Deep Purple). Ses White Fire et autres All of my life
resteront longtemps gravés dans votre mémoire
de cinéphile - Jean Costantin classe d’ailleurs
White fire juste devant le thème musical du Mépris
et de Psychose, au panthéon des B.O. ! (Je serai
plus modéré en les plaçant sur la
même ligne). En tout cas l’excellente piste
audio, mise au point par l’éditeur, vous
permettra de vous faire une opinion claire.
Image
: A film exécrable, image exécrable. Luminosité
perfectible, couleurs et contrastes fluctuants, définition
calamiteuse, compression catastrophique… Au passage,
on pourra faire remarquer au directeur de la photo que
la peau noire ne s’éclaire pas de la même
façon que la peau blanche (ceux qui auront réglé
le niveau de lumière de leur diffuseur vidéo
au maximum comprendront de quoi je parle). Le DVD est
donc parfaitement fidèle au "travail"
fourni par les responsables du visuel de White Fire. Justice
est faite.
Son : Ici, pas vraiment de problème.
Oh bien sûr, la piste sonore "stéréo"
est de piètre qualité (on rappellera juste
aux producteurs que mixeur et mixage renvoient à
deux concepts différents). Mais les dialogues sont
parfaitement compréhensibles ; le spectateur pourra
ainsi se rendre compte du niveau d’écriture
des scénaristes et constater, s’il en a encore
le courage.
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Aucun
supplément ! Edition minimale donc. Pourtant impossible
d’en tenir rigueur à l’éditeur.
Le film se suffit à lui-même. Il aurait sans
doute phagocyté tout autre document.
Nous
en aurons de toute manière le cœur net dans
quelques mois, puisqu’il se murmure qu’une
double édition Criterion de ce chef-d’œuvre
se prépare activement (la rumeur se fait insistante
sur la présence d’un commentaire audio de
Pallardy et de Robert Guinty, et d’un documentaire
de Laurent Bouzerau et David Perrault sur celui que les
américains nomment avec affection : JMP !). A suivre
donc !
Interactivité
: La vacuité du DVD rejoint celle du film. Cette
édition ne contient donc aucun bonus. Il y aurait
pourtant tant à dire. Par exemple, il existe un
livre qui aurait pu inspirer l’éditeur et
remettre les choses définitivement à leur
place : Le risotto ment, ou comment les Italiens ont évincé
les Français de la production turque (Editions
Claude Karamzin, 1993) par Vahzi Molhet et Ari Khalan.
Dans cette (cet) ouvrage, on apprend que White Fire a
sonné le glas de la coopération franco-turque
après le tollé de la Commission de Bruxelles,
et enfoncé encore plus notre cinéma national
dans la médiocrité.
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