
The
treasure of the Sierra Madre
(Le Trésor de la Sierra Madre)
Réalisation : John Huston (1948)
Scénario : John Huston d’après
un roman de B.Traven
Photo : Ted McCord
Montage : Owen Marks
Musique : Max Steiner
Durée : 126 minutes
Interprétation : Humphrey Bogart,
Walter Huston, Tim Holt, Bruce Bennett, Barton MacLane, Alfonso Bedoya… |

Warner
Zone 1
4/3 1.33
Noir et Blanc
Son : anglais mono
Sous-titres : anglais, français,
espagnols
126 minutes |


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Fred
C.Dobbs (Humphrey Bogart) est américain et vit à
Tampico au Mexique où il essaie de survivre en mendiant
quelques pièces. Il rencontre Curtin (Tim Holt) avec
qui il se lie pour gagner un peu d’argent. Les deux
hommes trouvent un travail sur un chantier pour lequel ils
ne sont pas payés. Ils font alors la connaissance d’un
vieux chercheur d’or, prénommé Howard
(Walter Huston), qui va leur donner des idées d’aventures.
La chasse au trésor peut commencer dans les montagnes
de la Sierra Madre… |
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S’il
est des films pour lesquels le mot "entertainment"
prend toute sa mesure et grâce auxquels Hollywood
est devenu un Empire, ce sont certainement ceux qui traitent
de l’aventure. Parmi les grands artisans du genre
nous pouvons retenir quelques figures de proue tels Raoul
Walsh, Howard Hawks, Michael Curtiz, Cecil B De Mille, Steven
Spielberg ou très récemment Peter Weir avec
le sublime Master and Commander.
Mais s’il existe un cinéaste maître
du genre, un artiste qui a su non seulement mettre en scène
des aventures trépidantes mais surtout y apporter
un regard introspectif, c’est certainement John Huston.
De Moby Dick à African Queen, en
passant par Key Largo ou The man who would
be king, Huston s’est toujours présenté
comme le cinéaste de l’aventure, celui qui
en a analysé les fondements et aboutissants avec
la plus profonde introspection. De sa filmographie, on retient
les titres cités précédemment auxquels
il faut ajouter l’un des plus grands chefs d’œuvres
du genre et l’objet de cette critique : Le trésor
de la Sierra Madre.
En dehors de son amour pour l’Aventure, Huston se
distingue également en tant que formidable adaptateur
de romans. De Dashiel Hammett à James Joyce, en passant
par Carson McCullers, Romain Gary, Tennesse Williams, Herman
Melville ou encore Rudyard Kipling, Huston a pris un plaisir
vital à créer une collusion entre la littérature
et le septième art. Lorsqu’en 1947, la Warner
lui propose de réaliser l’adaptation de l’ouvrage
culte de l’écrivain allemand Traven, Huston
accepte immédiatement. Ce roman, intitulé
Le trésor de la Sierra Madre, est lui-même
inspiré d’un poème germanique du 18ème
siècle et raconte l’histoire de trois Américains
à la recherche d’un trésor, trois hommes
dont les destinées sont bouleversées par cette
quête de l’idéal, trois visions de l’aventure
…
L’aventure
selon Dobbs
Fred C.Dobbs est le personnage central du film.
Interprété par Bogart, il est celui dont la
caractérisation est la plus complexe. Tiraillé
par une soif maladive de l’or, il part à l’aventure
dans le seul but de s’enrichir. Il est cet aventurier
sans grand projet, celui pour lequel l’argent est
une fin. Au fond Dobbs est un personnage en fuite : rejeté
par une ville qui ne l’accepte pas, il n’a d’autre
choix que de partir dans la Sierra Madre. Son périple
prend source dans les rues de la cité de Tampico.
Il y traîne ses semelles en quête d’une
aumône et, tel un sans abri, ne suscite pas le moindre
intérêt de la part des citadins. Lorsqu’on
lui propose un emploi, le patron ne le paye pas, lorsqu’il
fait la manche on ne lui accorde pas le moindre regard.
A quoi bon rester dans cet environnement hostile ?
Le hasard vient alors chambouler son destin : après
avoir acheté un ticket de loterie il gagne quelques
dollars qui vont lui permettre de monter une expédition
pour trouver un filon d’or, ce trésor libérateur
qui l’obsède tant. Les trois hommes partent
et l’aventure peut alors démarrer…
Mais la Sierra Madre est un décor âpre, la
vie en est quasiment absente : en dehors de sordides lézards
et de bandits sans foi ni loi, rien ne résiste à
cet environnement. Le moral des hommes est mis à
rude épreuve. Dobbs réalise que sa fuite en
avant n’est pas synonyme de libération et perd
peu à peu patience. Finalement c’est grâce
à l’expérience et l’abnégation
du vieil Howard que le filon aurifère est enfin découvert.
L’extraction du métal précieux peut
commencer et, tandis que chacun s’acharne à
la tâche, les tensions apparaissent au sein du groupe.
Le responsable de cette atmosphère n’est autre
que Dobbs : pour lui, il n’est nullement question
de faire confiance à ses partenaires. Il va donc
falloir partager l’or et cacher sa part. Dès
lors, la moindre parole déplacée entretient
la paranoïa de Dobbs et exacerbe la méfiance
de chacun. Au fond, Dobbs semble avoir atteint l’objectif
de son aventure : le trésor est trouvé. Il
doit alors faire face à la question de son existence
: que va t’il faire de cet or ? Confronté à
sa stupidité mercantile, il ne sait pas faire le
moindre projet et entre inexorablement dans une spirale
autodestructrice.
Devant
ce vide, il décide de s’enrichir d’avantage
quitte à écraser les autres. Ici, il est question
de conscience : Dobbs voit la sienne s’évanouir
et le mener à la violence la plus extrême.
Dans un délire paranoïaque, il s’engage
dans des monologues préfigurants sa folie jusqu’à
cette phrase absolument symptomatique : "Si on
croit avoir une conscience, elle gâche la vie. Mais
si on croit ne pas en avoir, quel problème y a t’il
?".
Huston résume ainsi le personnage de Dobbs : il est
l’aventurier dénué de morale, celui
qui ne vit que dans l’obsession futile du gain. L’aventure
selon Dobbs est une chute vertigineuse vers les profondeurs
de l’absurdité humaine. Le final de Dobbs est
mis en scène dans une ville en ruines symbolisant
sa propre existence. La boucle est bouclée : Dobbs
est de retour en ville, son trésor est perdu, ses
espoirs anéantis et sa vie détruite. Le message
de Huston est clair : l’aventure selon cette voie
est dénuée d’espoir.
Pour incarner Dobbs, John Huston fait encore une fois confiance
à son ami Bogart. Quelques mois avant de jouer ce
rôle, Bogey déclarait à un journaliste
du NY Times : "Attends un peu de me voir dans mon
prochain film, je joue le pire salaud que tu aies jamais
vu !!" (1). Il est vrai qu’avec ce rôle
Bogart incarne un héros sombre et déploie
toutes les facettes de son jeu d’acteur : tantôt
séducteur ou blagueur, il lui suffit d’une
fraction de seconde pour se transformer en monstre de cruauté.
Bogey impressionne encore une fois la pellicule de son charisme
hors norme et réussit l’exploit de rendre son
personnage attachant malgré l’ignominie de
ses actes. Ainsi, dans la scène qui le voit pris
à partie par les trois Mexicains, les spectateurs
ne peuvent s’empêcher de trembler et de souhaiter
sa grâce. Mais Huston est un ancien boxeur, l’issue
de ses films ne se jouera pas aux points. Les vaincus sont
KO et les rares vainqueurs trop faibles pour lever les bras…
L’aventure
selon Howard
Lorsque Howard apparaît à l’écran
il n’est qu’un vieil homme sur le déclin.
Il ressasse ses souvenirs de prospections mais personne
ne semble lui porter la moindre attention. Le seul qui l’écoute
est Dobbs : assoiffé d’or, le pauvre diable
est prêt à avaler n’importe quelle histoire
du moment qu’elle le mène à la richesse…
Tout comme Dobbs, Howard est un exclu de la cité.
Il vit à travers son passé d’aventurier
et lorsqu’on lui propose l’expédition,
il n’hésite pas une seconde. Il veut saisir
cette dernière chance. Et si Dobbs pensait devoir
attendre le vieil Howard pendant leur marche, il réalise
rapidement que ce dernier est bien plus à son aise
dans les montagnes désertiques de la Sierra Madre
que ses deux camarades. A la recherche du filon d’or,
Howard reprend goût à la vie. Il court dans
les rochers, rit de chaque événements et fait
preuve d’un grand professionnalisme.
L’aventure selon Howard est synonyme de vitalité,
il s’en nourrit, y puise une énergie dynamisante.
Avec ce personnage, Huston montre que l’homme n’existe
qu’en relation avec l’adversité et peu
importe la chute, l’important est de s’y confronter
et d’aller de l’avant. A la différence
de Dobbs, Howard ne subit pas l’expédition,
le plaisir n’est pas de rentrer et d’échanger
son or contre des dollars ; il jouit d’être
là, tout simplement. Lorsqu’il rencontre les
Indiens et sauve un des enfants de la tribu, il devient
un roi pour les indigènes et nous rappelle ainsi
un autre récit de John Huston : L’homme qui
voulut être roi. Au sein de ce village indien, Howard
est nourri, les femmes le regardent avec envie et il peut
se laisser aller à tous les plaisirs de la vie. Au
final, l’or est perdu, mais Howard a trouvé
un lieu où finir sa vie. Un paradis avant l’heure
où tout l’or du monde ne vaut pas la vie d’un
enfant ou le sourire d’une femme. Avec Howard on retrouve
l’essence même de la thématique de John
Huston pour lequel l’aventure n’est positive
que dans sa construction et l’objectif (trouver un
filon d’or, un faucon maltais ou une baleine géante)
n’est qu’un prétexte. Howard est un aventurier
épicurien et certainement le plus Hustonien des trois
personnages.
Est-ce un hasard si John Huston offrit ce rôle à
son père ? Certainement pas !! En interprétant
ce héros, Walter Huston signe ici une prestation
remarquable. Tout en énergie et en joie de vivre
(il suffit de le voir danser lorsqu’il a trouvé
le filon), il insuffle une force époustouflante à
son personnage. L’Académie des Oscars tomba
sous le charme de ce rôle et lui attribua la statuette
du meilleur comédien.
L’aventure
selon Curtin
Initialement le rôle du jeune Curtin était
destiné à Ronald Reagan. Mais après
avoir vu la performance de Tim Holt dans La splendeur
des Amberson (Orson Welles, 1942), Huston lui propose
d’interpréter le troisième aventurier
de la Sierra Madre.
Curtin est un jeune homme assez candide. Sa vision du monde
est idéaliste. Il n’a ni l’expérience
du vieil Howard, ni même celle de Dobbs. C’est
un être en devenir qui puise dans l’expérience
et l’énergie de ses compagnons pour se construire.
S’il part dans la Sierra c’est évidemment
pour trouver de l’or, mais l’aventure ne s’arrête
pas là. Les dollars accumulés dans la mine
d’or lui serviront à construire son futur.
Ses projets sont multiples : il veut un ranch, une femme
et une famille... Des trois héros, il est sans doute
le plus moderne et le moins romanesque. Il reflète
la réalité d’une génération
en devenir, celle qui construira l’Amérique
après-guerre (le film est tourné en 1947).
Pour Curtin, les objectifs doivent être envisagés
à long terme et le trésor qu’il espère
accumuler dans la Sierra Madre n’est qu’un moyen
d’y parvenir. D’abord proche de Dobbs, il réalise
à ses dépends qu’il a eu tort de lui
faire confiance et se rapproche d’Howard auprès
duquel il puise une certaine sagesse.
Au final, Curtin n’a peut-être pas amassé
d’or, mais il a enfin réalisé que sa
jeunesse est une force qu’il va pouvoir utiliser à
bon escient. Dans le fantastique éclat de rire qu’il
partage avec Howard avant le clap de fin, il affiche une
confiance qu’il n’avait pas au départ.
A l’inverse de Dobbs, Curtin a pris "conscience"
de ses capacités et décide de partir à
la recherche d’un autre trésor : après
la mort de Cody (l’intrus qui vient tenter de faire
un chantage auprès de nos trois héros), il
réalise que cet homme avait une épouse et
un avenir. Il décide de partir à la rencontre
de cette femme auprès de laquelle il espère
construire "son" avenir. Ses prétentions
ne reposent sur rien de concret, mais l’énergie
qu’il semble avoir acquis le portera sûrement
dans cette nouvelle grande aventure…
Finalement, les trois compagnons de la Sierra Madre offrent
chacun une approche de l’aventure bien différente.
Pour Dobbs c’est une fuite en avant, pour Howard une
raison de vivre et pour Curtin un moyen d’arriver
à ses fins. En décrivant le destin de ces
personnages, John Huston démontre ici qu’il
n’est pas le cinéaste de l’échec
comme certains critiques réducteurs le laissent trop
simplement entendre. Il est d’avantage le cinéaste
de l’aventure avec un grand A, celui pour lequel l’objectif
n’est pas l’objet de la quête mais l’expérience
qui y mène. Il est donc temps d’oublier la
critique désobligeante de Bertrand Tavernier et Jean-Pierre
Coursodon dans "50 ans de cinéma américain"
(2), Le trésor de la Sierra Madre se présente
comme un film pivot dans la filmographie de John Huston.
A la fois analyse de la notion d’aventure et spectacle
de tous les instants, un film total, porté par trois
comédiens au firmament de leur art, un chef d’œuvre
tout simplement !
(1) Bogart - Eric Lax - Editions
Belfond
(2) "Le trésor de la Sierra Madre est un monument
d’ennui académique" dans 50 ans de cinéma
américain (éd. Omnibus)
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Image
: L’image proposée par Warner est globalement
bonne. Le master est totalement nettoyé et ne laisse
apparaître quasiment aucune tache ou griffures (seule
la scène ou Dobbs et Holt sont devant le feu révèlent
encore certains défauts). Hormis quelques plans d’extérieur
la définition est de très bon niveau. Côté
compression quasiment aucun défaut n’est à
signaler : aucun arrière plan mouvant et de très
rares effets de pixellisation (visibles pendant l’attaque
du train par les bandits). En revanche, le bât blesse
au niveau des contrastes : les blancs sont parfois saturés.
Cependant, aucun de ces rares défauts n’est
rédhibitoire. Warner, fidèle à ses
(bonnes) habitudes nous sert un DVD de haut niveau pour
un film qui, rappelons-le, a plus de 50 ans !
Son : Une bande son d’origine est
proposée en mono. Très claire, elle permet
aux dialogues de se détacher avec netteté.
Aucun souffle n’est à signaler. Bref du travail
sérieux sans fioritures inutiles. Les sous-titres
proposés en français, sont blancs, discrets
et parfaitement lisibles. Que demander de plus ?
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Chapitrage
: le DVD propose un découpage du film en 37 chapitres
permettant au fans de retrouver facilement leurs scènes
cultes. Menus : Contrairement au DVD de
Casablanca, les menus ne sont pas animés. Par contre,
on y entend le thème principal du film. Sous-titres
: malheureusement aucun. Tout comme les éditions
de Casablanca ou Meet me in Saint Louis,
Warner ne propose aucun sous-titre sur les bonus de ses
Z1. Un petit effort vous sera donc demandé ! Quant
aux Différences avec l’édition
zone 2 : nous n’avons pas encore eu l’édition
zone 2 entre les mains. Cependant, il semble que Warner
France se soit contenté d’un seul disque (contre
les deux du zone 1). Le documentaire sur Huston, qui constitue
l’intérêt principal de la section bonus,
aurait donc disparu !!!
Premier disque
:
Audio commentary
by Eric Lax : le commentaire audio proposé sur ce
DVD est animé par le biographe de Bogart : Eric Lax.
Très structurée, son analyse revient sur la
genèse du film, les conditions de tournage particulièrement
difficiles ainsi que sur un portrait de chacun des comédiens
et du réalisateur. Raconté sur un rythme tranquille
et laissant quelques plages de silence pour illustrer ses
propos, c’est ici un commentaire sérieux et
très bien préparé.
Warner night at the movies : Excellente
initiative de Warner qui recrée ici l’ambiance
cinéma des années 40-50 aux USA. L’idée
est de proposer aux spectateurs, un programme d’actualité
et de divertissement avant de regarder le film. On retrouve
une approche du cinéma chère à Monsieur
Eddy ! Le programme se compose donc d’une bande
annonce (Key Largo – 2’24), d’un
bulletin d’information (Newreel –
4’48), d’un court métrage
comique parodiant les films de détective (So you
want to be a detective – 10’54) et enfin d’un
dessin animé de la Looney Tunes
avec Bugs Bunny (7’12).
Bogart trailer Gallery : 12 bandes annonces
de l’artiste de la maison Warner : The petrified
forest, Angels with dirty faces, The roaring 20’s,
They drive by night, High Sierra, The maltese falcon, Casablanca,
To have and have not, The big sleep, Dark Passage, The treasure
of the Sierra Madre et, enfin, Key Largo.
Cast and Crew : comme sur le DVD de Casablanca
on retrouve ici un résumé très succinct
et sans intérêt du générique
du film.
Awards : on continue avec les infos sur
le film. 4 diapositives rappellent les récompenses
obtenues par Le Trésor de la Sierra Madre, notamment
l’Oscar de Walter Huston.
Second disque
:
John
Huston : the man, the movies, the maverick
(2'8") : Plat de résistance de la section
bonus, ce documentaire produit en 1989 contient un portrait
du grand réalisateur, découpé en
21 chapitres accessibles par un menu tout en images. L’
intérêt de ce documentaire fleuve tient surtout
dans les témoignages de personnalités telles
que Paul Newman, Michael Caine, Lauren Bacall, Robert
Mitchum ou la famille Huston (ses enfants Anjelica et
Danny et Evelyn son ex-femme). Narré par Mitchum
en personne, le portrait de Huston permet de revenir sur
son histoire et son art, mais offre aussi une autre vision
du cinéaste : celle d’un artiste passionné
par la peinture, l’écriture, la boisson et
tout simplement… la vie. Il faut noter que l’image
et le son ont une qualité médiocre mais
cela ne retire cependant aucun intérêt à
ce portrait passionnant qui ravira les adorateurs du grand
John !
Discovering Treasure : the story of The treasure
of the Sierra Madre (49’55) : making-of
du film qui, dans sa conception, ressemble à celui
proposé sur Casablanca. Une voix off raconte la
naissance du Trésor de la Sierra Madre,
tandis que des photos, images du film et interviews d’intervenants
tels que Eric Lax, Rudy Behlmer ou Martin Scorsese nous
sont proposées pour notre plus grand plaisir.
1949 Lux radio theater present : The
treasure of the Sierra Madre (59’39) : version radiophonique
du film reprenant les meilleurs séquences avec
Bogart et Walter Huston (mais sans Tim Holt !). Ce document
d’époque est désormais un incontournable
des éditions Warner. A défaut d’être
passionnant, il faut avouer que cet exercice pour les
comédiens n’est pas dénué de
charme.
8 ball Bunny (7’09) : ce dessin
animé de la Looney Tunes (qui n’est pas en
5.1 contrairement à Carrotblanca la parodie
de Casablanca) . Très drôle !
Enfin d’autres bonus plus conventionnels sont proposés
comme des images de publicité,
des affiches du film, des captures du
storyboard original …
Conclusion
: après Casablanca, Warner USA frappe
à nouveau un grand coup avec ce DVD collector.
Les bonus à foison raviront les passionnés
et permettront aux néophytes de plonger au cœur
du cinéma de John Huston. Dommage que l’équipe
de Warner France ne suive pas toujours ce chemin !
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