
Réalisé
par William McGann
Avec John Wayne, Binnie Barnes, Albert
Dekker, Helen Parrish
Scénario : Frances Hyland et Gertrude
Purcell d’après une histoire de Gladys Atwater et J.
Robert Bren
Musique : David Buttolph
Photographie : Jack A. Marta
Un film Republic
Usa – 84 mns - 1941 |

Edition
Atlas / les plus grands westerns John Wayne
84 mn
Zone 2
DVD5
Format cinéma : 1.33
Format vidéo : 4/3
Noir et blanc
Langues : Anglais / Français
Sous titres : Français
Mono d’origine
Chapitrage non fixe
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Chroniqués
par DvdClassik :
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A
l’époque de la ruée vers l’or,
Tom Craig (John Wayne), jeune docteur en pharmacie de Boston,
gagne Sacramento pour y ouvrir une boutique. Le leader politique
de la ville, qui rançonne les ranchers de la région,
lui en veut pour un geste de galanterie déplacé
qu’il a eu envers sa fiancée. Il décide
donc de lui mettre des bâtons dans les roues mais notre
héros n’abandonne pas son projet pour autant,
et s’attire au contraire par son talent, un regain de
popularité. Après avoir failli se faire tuer
à plusieurs reprises, il pourra convoler en juste noce
avec la compagne de son ex-ennemi. |
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1941.
John Wayne est désormais une star depuis
son rôle de Ringo dans La chevauchée fantastique
de John Ford. Le scénario de Sacramento,
parmi une douzaine d’autres, est soumis au Duke qui
l’accepte immédiatement car le rôle principal
est celui d’un pharmacien. A cette occasion, il tente
de faire revivre le souvenir de son père, pharmacien
lui-même, d’origine irlandaise, s’installant
en Californie non loin d’un petit village du nom de
Hollywood. Toujours pour la petite histoire, il est intéressant
de noter que le tournage du film se termine début
décembre, juste avant l’attaque sur Pearl Harbor.
Par le fait du pur hasard, une scène du film va prendre
un aspect patriotique et contribuer, à son modeste
niveau, à redonner du courage à la population
civile. On y voit John Wayne, debout sur un chariot, exhorter
les prospecteurs à venir en aide aux mineurs atteints
de la typhoïde, par cette phrase qui marquera les esprits
Américains : « Je ne sais si je dois en appeler
à votre courage parce que j’ignore si vous
êtes plus courageux que sensés. Je sais que
vous faites face à une situation où il vous
faudra faire preuve de raison et de courage. Je ne vous
demande rien, j’ai voulu que vous sachiez ce qu’est
la situation. C’est à vous de juger, alors
réfléchissez et faites votre choix ».
Ce film fait partie des innombrables
westerns de série produit par la Républic
et ne s’en démarque pas par une quelconque
originalité. Un western de seconde zone qui sert
surtout de véhicule pour un John Wayne qui se révèle
une fois de plus à l’aise dans un personnage
inhabituel et léger. Trimballant son costume et son
chapeau totalement démodés au milieu des cow-boys,
demandant au saloon à boire un verre de lait, il
est vraiment très drôle. Mais, pour ne pas
déroger à son personnage, ce ‘pied tendre’
sait plier une pièce de monnaie à l’aide
de la seule force de ses doigts et ne se défile pas
quand il s’agit de jouer du poing : sa bagarre tonitruante
avec Albert Dekker (habitué des rôles de ‘méchants’)
vaut bien celles homériques mises en scène
par Ray Enright dans Les écumeurs’
par exemple. Le scénario ne sert que de prétexte
à fournir des scènes humoristiques qui ne
brillent pas par leur légèreté, des
scènes d’action assez alertes et d’autres
romantiques dont on aurait pu se passer d’autant plus
que les actrices sont un peu fades et mal mises en valeur
par la costumière. La réalisation, sans génie,
se révèle toutefois solide et efficace et
au final, les amateurs du genre pourront trouver de quoi
passer un agréable moment. Un film aussitôt
vu, aussitôt oublié, jamais ennuyeux et qui
à le mérite de ne pas se prendre au sérieux,
témoin cette scène au cours de laquelle Patsy
Kelly détend son linge à coup de revolver.
Pas désagréable mais strictement interdit
aux non-inconditionnels du genre.
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Image
: Les Editions Montparnasse, qui sont en fait coéditeurs
avec les Editions Atlas de cette collection western, nous
surprendront toujours. Alors que certains grands classiques
nous sont offerts dans des DVD catastrophiques, certains
films anodins, comme celui qui nous préoccupe ici,
bénéficient d’un superbe travail de
compression et, pour ne rien gâcher, d’un master
de bonne tenue même si le générique
laissait présager le pire. Les ravages du temps sont
là dans quelques griffures et tressautements de l’image
mais dans l’ensemble, la définition et les
contrastes sont vraiment excellents : les scènes
finales en extérieurs, filmées dans de magnifiques
paysages, sont ainsi splendidement restituées. Nous
parlons ici de la copie originale car, comme souvent dans
cette collection, il nous est proposé deux copies
différentes pour la VO et la VF. Une fois n’est
pas coutume, la copie française est exécrable.
Son : En ce qui concerne
le son, la piste anglaise, assez claire, est cependant
un peu nasillarde et l’on sent bien la post-synchronisation
des dialogues en studio à cause de cette absence
ponctuelle de bruits d’ambiance. Le phénomène
n’est cependant pas imputable au DVD mais aux conditions
de tournage de l’époque. Les sous-titres
sont encore une fois sobres et discrets. Parlons rapidement
du doublage français médiocre et incompréhensible
tellement le son est sourd. De plus, ce n’est pas
le doubleur habituel de Wayne qui officie ici.
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Le DVD ne propose pas le moindre bonus...
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