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Jim Stark vient d’emménager à Los Angeles. Après une nuit d’ivresse, le jeune homme est arrêté par la police. Emmené au commissariat, il y croise Plato, emprisonné pour avoir tué deux jeunes chiens et Judy qui a fui le domicile parental. Le lendemain, il commence les cours au lycée Dawson et se retrouve rapidement pris à parti par Buzz et sa bande… |
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Le récit construit autour d’un scénario riche en conflits (père/fils, père/mère, jeunes/adultes) atteint son climax dans un final qui laisse transparaître un léger espoir. Le drame aboutit à la mort d’un enfant abattu sur une incompréhension des adultes et à la naissance d’un homme enfin libéré du joug parental. Cette tragédie à la fois simple et naïve permet au réalisateur de peindre avec poésie la fragilité d’une jeunesse en manque de repères et de mettre en scène un acteur hors norme…
A ses côtés, la jeune mais expérimentée Natalie Wood interprète Judy. Cependant, elle manque de sensualité et paraît peu crédible face à Dean. Sa beauté correspondait sans doute au standard des années cinquante mais son jeu simple et sans ambiguité met en évidence ses faiblesses. Dans le rôle de Plato, on trouve Sal Mineo, qui manquera de peu un Oscar. Complètement perdu au milieu de ce monde d’adultes, il joue toujours en reculant, son regard évite celui des autres et son apparence d’animal perdu le rend particulièrement convaincant … Enfin, il faut noter la participation du jeune Dennis Hopper qui après avoir commencé sa carrière dans Johnny Guitar, retrouve ici Nicholas Ray. Il incarne un des voyous de la bande de Buzz et on le verra à nouveau aux côtés de Dean dans Giant. Lors de l’interview que lui consacra James Lipton dans la célèbre émission de l’Actor studio, Hopper parle de La fureur de vivre avec nostalgie. Nostalgie d’une époque où les géants d’Hollywood étaient réalisateurs et où le cinéma était encore un art … De cette époque, on retient quelques chefs d’œuvres, Rebel without a cause avec sa mise en scène inspirée et romantique en fait évidemment partie. |
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![]() Image : Le DVD édité par Warner propose un format respecté 2.35. Le master bénéficie d’une restauration de bonne qualité. L’image est nette, et les couleurs sont chatoyantes. Côté compression le résultat est très honorable. En dehors de quelques plans dont la définition est faible, l’ensemble permet de redécouvrir le film dans de très bonnes conditions. Cette copie offre enfin aux admirateurs de Ray la possibilité d’admirer ce fabuleux Cinemascope dans des conditions inégalées jusqu’alors dans un salon. Son : La piste originale a été remixée en dolby digital 5.1. Le résultat ne dénature pas du tout la bande son d’origine (mono). Ce remix discret permet d’amplifier le score de Rosenman, de clarifier les dialogues et d’accentuer la violence des moteurs lors de la scène mythique de la course meurtrière. Là encore, Warner fait preuve d’un savoir faire qui régalera les amoureux du film de Ray. |
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Rediscovering A Rebel (non sous-titré) : Documentaire
de dix minutes permettant de voir des scènes inédites du
film ainsi que les plans tournés en noir et blanc pendant les trois
premiers jours. Au final, Warner réalisa rapidement l’impact
que pourrait avoir le film et lui accorda le budget pour le tourner en
couleur. Ce mini "making of" contient également des essais
fait par les seconds rôles : c’est en les confrontant à
James Dean et Corey Allen que Ray fit son choix.
Interview des acteurs (non sous-titré) : Extraits d’une émission de TV, ces documentaires d’environ huit minutes commencent par un petit reportage sur la genèse du film et les conditions de tournage, et s’achèvent par une interview des comédiens (Wood, Backus et James Dean). La plus surprenante est celle de Dean. D’une part il s’agit d’un des rares entretiens de l’acteur et d’autre part le présentateur TV ne se concentre que sur l’aspect du danger automobile. Afin d’éviter que les jeunes américains prennent exemple sur l’attitude de Jim Stark, il pousse l’acteur à envoyer un message de sécurité au volant. Dean envoie son laïus avec une attitude désinvolte. La dernière chose qu’il dit à la caméra est "the life you save could be mine". Le reportage s’achève sur cette phrase qui, au regard de la tragédie qui attend le jeune comédien, fait particulièrement froid dans le dos … Bandes annonces : Warner offre ici les bandes annonces de Giant, East of Eden et Rebel without a cause. Pleines de ferveur et de passion elles donnent envie de revoir ces films en attendant que le Kazan et le Stevens soient réédités en DVD. Des notes de production ainsi que des biographies des comédiens viennent s’ajouter à ces bonus pleins d’intérêts. |
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