
Réalisé
par Frank Capra
Avec Clark Gable, Claudette Colbert,
Walter Connolly, Roscoe Karns
Scénario : Robert Riskin
Musique : Louis Silvers
Photographie : Joseph Walker
Un film Columbia
USA – 101 mn - 1934 |

Columbia
Tri Star
101 mn
Zone 2
Format cinéma : 1.33
Format vidéo : 4/3
Noir et blanc
Langues : Anglais / Français /
Allemand / Italien / Espagnol
Sous titres : Français / Anglais
/ Arabe / Hébreux / Portugais / Allemand / Polonais / Tchèque
/ Hongrois / Hindi / Turc / Danois / Bulgare / Suédois / Finnois
/ Islandais / Néerlandais / Norvégien / Grec / Espagnol
/ Italien
Mono d’origine
Chapitrage animé |


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Ellie Andrews (Claudette Colbert), jeune
fille gâtée dont le père milliardaire
refuse qu’elle épouse l’homme de ses rêves,
échappe à son emprise en se sauvant du yacht
dans lequel il l’avait séquestrée, pour
aller rejoindre le play-boy aviateur avec qui elle s’est
secrètement fiancée. Peter Warne (Clark Gable),
journaliste insolent, est congédié du journal
qui l’emploie. Ces deux personnes que tout sépare
se rencontrent dans un autocar reliant Miami à New
York. D’abord attiré par le scoop et éventuellement
la récompense qu’il pourrait obtenir (le père
de la jeune fille ayant lancé des détectives
à ses trousses), Peter Warne ne quitte plus d’une
semelle sa nouvelle compagne de voyage qui vient en plus de
se faire voler tout l’argent qu’elle transportait
sur elle. Après maintes péripéties au
cours desquelles ils doivent se faire passer pour un couple
légitime et ainsi dormir dans la même chambre,
seulement séparés par une couverture ("le
mur de Jéricho"), ils finissent par s’éprendre
l’un de l’autre. Alors qu’Ellie est endormie,
Peter lui fausse compagnie pour aller vendre son histoire
au journal et ainsi tenter d’arracher de l’argent
à son rédacteur en chef qui lui permettrait
d’épouser Ellie. Dépitée, se croyant
trahie, cette dernière ‘se rend’ à
son père qui accepte enfin qu’elle se marie avec
son aviateur…Vous ne croyez quand même pas qu’une
comédie puisse voir son héros, joué par
Clark Gable qui plus est, laissé sur le carreau !!!
Il suffira d’un coup de trompette faisant tomber, comme
l’avait fait Josué, "les murailles de Jéricho"
pour que le happy end tant attendu se concrétise. |
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Considérée
comme la première ‘screwball comedy’, genre
dans lequel s’engouffreront par la suite Preston Sturges,
Gregory La Cava , Leo McCarey ou Howard Hawks, New York
Miami prouve aussi à posteriori que le réalisateur
a été à l’aise dans tous les différents
styles de comédie qui ont pu voir le jour à
Hollywood. Alors que Grande dame d’un jour témoignait
d’une volonté de délivrer un message social,
New York Miami est une pure comédie sans arrière
pensée ‘intellectuelle’ ou ‘moraliste’.
Auparavant, à l’époque du muet, Capra
avait démontré son sens inné du burlesque
réalisant quelques-uns uns des meilleurs films de l’acteur
lunaire Harry Langdon. Ensuite, dès L’extravagant
Mr Deeds, Capra se spécialise dans les comédies
à caractère social ou politique avec sa période
‘rooseveltienne’. Son penchant pour la déontologie
et le moralisme à travers des films comme Mr Smith
au Sénat ou L’homme de la rue ne
l’empêchera pas de réussir également
une comédie d’humour noir, Arsenic et vieilles
dentelles et une comédie fantastique qui reste
encore aujourd’hui son film le plus célèbre
et le plus apprécié, La vie est belle.
New York Miami marque une date dans la comédie
américaine puisque, depuis l’arrivée du
parlant, le genre était dans l’ensemble représenté
par des films assez guindés, statiques, confinés
en studio dans des décors souvent luxueux et à
l’interprétation que le naturel n’étouffait
pas. Capra aère le genre en l’emmenant à
l’extérieur et propose pour la première
fois des personnages avec lesquels le spectateur peut facilement
s’identifier car se comportant avec une spontanéité
nouvelle, les pantins gesticulants de la plupart des comédies
se métamorphosant ici en hommes et femmes comme nous
autres. Mais tout ceci ne s’est pas fait sans difficulté
comme le démontre la genèse mouvementée
de ce grand classique sur lequel au départ, personne
n’aurait parié.
"Ce qui m’étonne le plus
dans cette histoire, ce n’est pas en fin de compte
que It happened one night soit devenu un classique, c’est
que le film ait vu le jour. Un film sur la façon
dont It happened one night fut fait aurait été
encore plus drôle que le film lui-même"
disait Capra dans sa fameuse biographie The name above
the title (Hollywood story en français).
C’est chez son coiffeur que Capra découvre
dans la revue Cosmopolitan la nouvelle Night bus
de Samuel Hopkins Adams. Pensant un jour en faire quelque
chose, il achète les droits d’adaptation cinématographique
pour une somme dérisoire et la met de côté.
Le jour où il décide d’en faire son
nouveau film, il se heurte à une réticence
généralisée. C’est par la seule
conviction et persévérance de Frank Capra
et de son scénariste Robert Riskin que le tournage
pourra enfin commencer après moult obstacles. En
effet, plusieurs films ‘de bus’ venaient de
sortir sans résultats satisfaisants au box-office.
Le scénario est initialement écrit pour Robert
Montgomery qui décline la proposition la trouvant
sans intérêt. Quand Harry Cohn, le patron de
la Columbia, se montre intéressé par le sujet,
Louis B. Mayer ne croyant pas une seule seconde au potentiel
commercial de ce film, décide de punir son acteur
Clark Gable, en disgrâce à la MGM, en le poussant,
par obligation contractuelle, à aller tenir ce rôle.
En dépit de ses protestations, Clark Gable doit l’accepter.
Le producteur tenait en effet à réprimander
l’acteur après que celui-ci ait refusé
plusieurs scénarios sous des prétextes plus
ridicules les uns que les autres, préférant
en fait fainéanter que travailler. Son châtiment
est l’exil de l’acteur pour quelques semaines
à la Columbia, compagnie bien moins prestigieuse
que la MGM.
Pour le plaisir, il me faut maintenant
faire une pause pour vous livrer un extrait du passage savoureux
dans l’autobiographie de Capra narrant sa première
entrevue avec Clark Gable, l’acteur arrivant complètement
éméché dans le bureau du réalisateur
:
" - Alors patron, quelle farce nous préparez-vous
pour m’avoir choisi comme dindon ?
Non seulement il était rond comme une bille, mais
en plus il s’était mis en boule !
- Et bien, monsieur Gable, je…
- Ce salaud de Mayer, interrompit-il. J’ai toujours
voulu voir la Sibérie mais parole, je n’aurais
jamais cru que ça puait autant. Beurk !
La moutarde commençait à me monter au nez.
Je pris le scénario et le feuilletai.
- Monsieur Gable, nous sommes censés, vous et moi,
faire un film à partir de ce scénario. Voulez-vous
que je vous raconte de quoi il s’agit ou est-ce que
vous préférez lire le scénario à
tête reposée ?
- Ecoute mon pote, dit-il de sa voix traînante de
mauvais garçon, tu peux te le foutre au cul ton scénario
! "
On ne peut pas dire que le rôle féminin
principal ait plus tenté les actrices puisque tour
à tour, ce seront Myrna Loy, Constance Bennett, Margaret
Sullavan, Bette Davis, Loretta Young, Carole Lombard et
Myriam Hopkins qui le refuseront. Claudette Colbert n’est
pas plus chaude et pose ses conditions : son salaire devra
être doublé et, voulant partir en vacances,
le tournage ne devra pas dépasser un mois. Harry
Cohn dit oui à tous ses caprices et l’actrice,
à contrecœur cependant, est cette fois obligée
d’accepter.. Pour ne pas que le terme ‘bus’
apparaisse dans le titre, on change l’intitulé
de la nouvelle qui doit aussi être réécrite
entièrement afin d’approfondir les personnages
principaux et leur donner ainsi plus de consistance. Le
tournage peut enfin débuter mais Capra n’est
plus du tout enthousiasmé et n’a qu’une
seule envie à ce moment là, c’est d’en
finir le plus vite possible. Il décide alors de prendre
tout ceci à la légère et le tournage
se déroule très vite et mieux qu’il
le pensait, excepté les deux acteurs principaux qui
se tapent réciproquement sur les nerfs, ce qui rend
bien service au réalisateur pour le réalisme
des relations entre les personnages du film et notamment
dans la truculente scène de ménage improvisée
: "Tout ce que Claudette Colbert avait à faire,
c’était de taper sur le système de Gable
pendant le tournage comme elle me tapait sur le système
en dehors du tournage."
En plus d’une préparation
rocambolesque, Capra, desservi par la mauvaise grâce
de ses acteurs principaux, ne bénéficia que
d’un budget dérisoire pour mener à bien
son film. Au bout du compte il fut pourtant satisfait du
résultat et du jeu de ses acteurs : il dira à
propos de la performance de Clark Gable : "Je crois
que ce fut le seul film de Gable où il ait jamais
eu la possibilité d’être lui-même,
d’être le vrai Gable, viril, enfantin, attirant,
un peu mufle sur les bords." Lors de la première
aux Etats-Unis, le film fut reçu avec une extrême
froideur par la critique mais personne ne s’attendait
au triomphe qui arriva comme une traînée de
poudre grâce à un bouche à oreille plus
que flatteur de la part du public. Les spectateurs américains
firent en très peu de temps de New York Miami
l’un des plus gros succès de 1935. Et l’étonnement
fut à son apogée lorsque, à la cérémonie
des oscars, il remporta les cinq récompenses les
plus prestigieuses : meilleur réalisateur, meilleur
scénario, un prix d’interprétation pour
les deux acteurs principaux et, récompense suprême,
le film de l’année.
70 ans après, le constat est simple
lors de sa redécouverte en DVD : les récompenses
étaient toutes amplement méritées.
Cette comédie, l’une des plus légères
de Frank Capra, est parfaite de bout en bout et parfaitement
rythmée. Il s’agit d’une sorte de prototype
de la comédie américaine des années
30 et 40 dans laquelle un homme et une femme s’opposent
pendant la majeure partie du film avant de tomber dans les
bras l’un de l’autre. Rien de bien original
donc : d’un côté le journaliste culotté,
insolent et sûr de lui, de l’autre l’enfant
gâtée, ignorante des réalités
de la vie ; pour faire plus simple, le dur à cuire
et la frivole. Mais là où Capra transcende
cette comédie de prime abord banale, c’est
en empruntant aux films d’aventure leur rythme haletant
et l’aération de l’intrigue : poursuites,
fausses identités, atmosphères nocturnes,
virée d’un couple en fuite… Capra ne
se contente pas de filmer platement les situations farfelues
de son film ; sa mise en scène est au contraire très
travaillée, belle et vigoureuse. Le montage impeccable
ne laisse pas de place au superflu et la photographie est
très léchée : le plan de Clark Gable
portant sur son dos Claudette Colbert pour traverser une
rivière, le soleil faisant scintiller son eau, est
splendide. D’autres plans de nuit ou gros plans sur
les visages étonnent aussi par leur formalisme que
l’on avait peu l’habitude de trouver dans les
comédies, exception faite de celles de Lubitsch.
Il faut également saluer le travail
de Robert Riskin puisqu’il nous offre de multiples
scènes d’anthologie grâce à un
comique de situation qui n’a pas vieilli d’un
poil, une intrigue d’une grande richesse et des dialogues
d’une grande drôlerie, emplis de répliques
qui font mouche. Il faudrait quasiment raconter toutes les
scènes tant sont nombreuses celles restées
célèbres : la scène de ménage
improvisée d’un naturel confondant (et pour
cause : voir plus haut) ; celle fameuse de l’auto-stop
au cours de laquelle le galbe appétissant de la jambe
de Claudette Colbert se révèle plus efficace
que le jeu de pouce très virtuose de Clark Gable
; les leçons de Gable pour bien manger les Donuts,
pour se déshabiller, pour bien porter à califourchon
ou pour faire de l’auto-stop justement qui m’ont
bizarrement fait penser aux dialogues incongrus et "jouissivement"
superflus des films de Quentin Tarantino… Une intrigue
riche en rebondissements et pas si simpliste qu’elle
en a l’air de prime abord, s’amusant dans un
premier temps à contourner la censure par des sous-entendus
et des idées délicieux comme cette couverture
tendue entre les deux lits, qui tombera avec l’accord
et l’appui du père lorsqu’à la
fin le journaliste soufflera dans la trompette, nous faisant
deviner sans ambiguïté que le couple se met
enfin au lit pour faire l’amour. Ce même père
qui aura poussé sa fille, alors qu’elle arrivait
devant le curé, à dire NON à son futur
époux et à s’enfuir lors de la cérémonie
du mariage. On peut aussi voir Claudette Colbert en combinaison,
en pyjama d’homme et Clark Gable se mettant torse
nu pour le plus grand malheur de l’industrie textile
américaine puisque la même année, la
vente des maillots de corps chuta en Amérique de
façon vertigineuse.
L’analyse des rapports humains est
d’une grande justesse et ne sombre jamais dans la
mièvrerie. Les deux personnages principaux luttent
moins pour se dominer l’un l’autre (comme dans
la plupart des films du genre à partir des années
40, avec la bataille des sexes) que pour se prouver qu’ils
sont capables de se débrouiller sans l’aide
de l’autre face aux difficultés de la vie quotidienne.
Au passage, le puritanisme américain en prend un
coup, la milliardaire découvrant les joies d’une
vie simple au contact d’un journaliste frustre et
grâce à un voyage au cours duquel elle côtoie
les ‘américains moyens’. Fatiguée
de sa vie de fille riche mais ne s’estimant pas libre,
elle s’amuse à semer les détectives
de son père et finit par avouer qu’elle échangerait
volontiers sa place avec une fille de plombier. Pour ne
pas déroger à sa tradition, dans le dernier
quart de son film, Capra change de ton et se fait plus dramatique,
cassant un peu son rythme mais sans que cela ne soit nuisible
: la scène au cours de laquelle Ellie se rend compte
qu’elle vient de tomber amoureuse de Peter et où
elle l’implore de l’emmener avec lui est très
touchante. Capra, ainsi que ses acteurs, prouvent ici qu’ils
sont à l’aise aussi bien dans la comédie
que dans le drame.
Venons-en justement à l’interprétation
qui repose sur les épaules des deux acteurs principaux,
les seconds rôles très typés et très
drôles (le dragueur, l’homme à la voiture,
le chauffeur de bus) faisant d’assez courtes apparitions.
Clark Gable révèle un tempérament comique
totalement inattendu et Claudette Colbert est à croquer
avec son chapeau, sa nuisette et son petit nez retroussé.
L’insolence, la roublardise, la muflerie ("Si
vous couvez l’idée que vous pouvez m’intéresser,
oubliez la vite, vous n’êtes pour moi qu’un
gros titre") et le sans-gêne (il n’hésite
pas à fouiller dans le sac de sa compagne d’infortune)
de Peter Warne cachent en fait un homme désinvolte,
attentionné (c’est lui qui prépare le
déjeuner) et très humain. Clark Gable nous
fait ressentir toutes ces facettes de la personnalité
de son personnage avec spontanéité. Pour l’anecdote,
l’animateur Bob Clampett dira que la manière
dont Gable mange une carotte dans la scène célèbre
de ‘l’auto-stop’ aurait influencé
la création du personnage de Bugs Bunny. En tout
cas, la franchise, l’ironie et la sympathie qui lient
les deux adversaires, nous les ressentons et les personnages
nous semblent vraiment très proches.
La vitalité, la justesse de
ton et le brio qui firent le succès du film ne doivent
pas faire oublier l’émotion qui point dans
la dernière partie et qui rend le film encore plus
profond et précieux. Et puis il y a aussi un moment
de grâce totalement magique, une de ces scènes
dont Capra a le secret : une séquence totalement
improvisée, celle de la chanson The man on the
flying trapeze reprise en cœur par tous les passagers
et qui nous donne l’impression d’avoir été
filmée à l’improviste sans que les protagonistes
en aient été informés. 100 minutes
de pur bonheur, un sommet de la comédie américaine.
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Tous les films de Capra sont toujours
passés à la télévision et
au cinéma dans des copies assez déplorables.
La surprise est donc de taille pour ce film âgé
de 70 ans : même si la copie comporte tous les artefacts
habituels tels points blancs, rayures en tout genre, elle
se révèle dans l’ensemble très
belle. Quelques séquences (comme le début
du chapitre 5) ont l’air de dater de l’époque
sans jamais avoir été retouchées,
ne possédant quasiment plus de définition
ni de contrastes, mais la durée de celles-ci ne
doit pas excéder 10 minutes de métrage.
Le reste possède un noir et blanc bien contrasté,
des images bien définies et il n’y a pas
grand chose à redire à propos de la compression.
Le son en revanche n’a
pas subi de nettoyage de printemps : La bande sonore est
simultanément soit sourde, soit nasillarde mais
les conditions de tournage de l’époque, que
ce soit en extérieurs ou en studio, n’ont
jamais donné de bandes sonores inoubliables alors
nous nous contenterons de celle-ci, absolument pas dynamique
(voir à ce propos la séquence de la chanson
très lointaine) mais loin d’être inaudible
cependant. A signaler pour les amateurs de VF que celle
de ce film, comme celles de la plupart des films des années
30, est absolument insupportable, les voix étant
très mal choisies et les bruits d’ambiance
ayant tous été gommés. Si cependant
il reste des volontaires pour cette version française,
il faut savoir que certaines scènes n’ayant
jamais été doublées, celles-ci apparaissent
en version originales sous-titrées dans le cours
du film.
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Le menu est agréablement stylisé dans un
design art-déco très années 30. Quelques
bonus d’aspect alléchant
mais qui finissent par décourager les cinéphiles
déjà au départ peu convaincus de
leur nécessité. Nous trouvons donc la traditionnelle
bande annonce dans un état ici
déplorable mais qui possède le mérite
nous faire mesurer la chance que nous avons de bénéficier
pour le film d’un master tout autre. Viennent ensuite
des affiches et photos de productions
en couleurs ou noir et blanc, celles utilisées
pour la publicité de l’époque, sans
vraiment d’intérêt. Les filmographies
sont malheureusement plus que sélectives et nous
en arrivons aux deux gros morceaux de l’interactivité.
D’abord un document intitulé
Frank Capra Jr remember New York Miami dans lequel
Franck Capra Jr nous raconte la genèse du film
ainsi que des anecdotes sur le tournage : ce pourrait
être intéressant si ça ne répétait
pas presque mot pour mot ce qui se trouve écrit
dans la petite brochure glissée à l’intérieur
du boîtier du DVD. Enfin, nous arrivons au supplément
de quelques 50 minutes qui fait nous poser des questions
sur l’intérêt qu’ont les éditeurs
à nous caser absolument tout et n’importe
quoi pour faire du remplissage. Car qui, après
avoir vu le film, va raisonnablement écouter cette
pièce radiophonique présentée
par Cecil B. DeMille qui se contente de reprendre les
dialogues du film mis bout à bout avec évidement
les voix des acteurs originaux. Le tout sur fond d’une
unique image de transistor de l’époque assez
ringarde. De la superfluité qui ne mérite
pas notre colère puisqu’il suffit de le zapper
mais qui j’espère n’a pas joué
sur le prix de vente du DVD.
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