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Le Chant du Missouri
Meet Me in St. Louis
Réalisé par Vincente
Minnelli
Avec Judy Garland, Margaret O’Brien,
Mary Astor, Lucille Bremer
Scénario : Irving Brecher et
Fred F. Finklehoffe d’après le roman de Sally Benson
Musique : Ralph Blane et Hugh Martin
Photographie : George F. Folsey
Metro Goldwin Mayer
USA– 113 mn - 1944
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113
min
Zone 1
Format cinéma : 1.33 :1
Format vidéo : 4/3, couleurs
Langues : Anglais en Dolby Digital 5.0
et mono 1.0
Sous titres : Anglais, français
et espagnol optionnels.
Mono d’origine et mixage en 5.0 |


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St.
Louis, Missouri, été 1903. Esther Smith
(Judy Garland), son frère et ses sœurs, dont l'aînée
Rose (Lucille Bremer) et la cadette Tootie (Margaret O’Brien),
vivent heureux auprès de leur grand-père (Harry
Davenport) et de leur parents, Anna (Mary Astor) et Alonzo
(Leon Ames). Esther est amoureuse de son voisin John Truett,
alors que Rose attend un coup de téléphone de
son prétendant qui, pense-t-elle, va la demander en
mariage ; mais rien ne se passe. On n’en oublie pas
pour autant de fêter le départ du frère.
Automne 1903. La fête de Halloween va perturber Tootie
et, dans le même temps, "un coup de tonnerre"
va s’abattre sur la maisonnée : le père
annonce qu'il est nommé à New York pour son
travail et qu'il leur faudra déménager après
Noël. Cette nouvelle sème le désarroi chez
tous les membres de la famille mais tous de se réconcilier
autour d’une chanson. Hiver 1903. On prépare
le dernier Noël à St. Louis. Lors du grand bal,
John Truett demande à Esther de l’épouser
; quant à Tootie, désespérée de
devoir quitter "sa ville préférée",
elle éclate en sanglot et détruit les bonshommes
de neige qu'elle ne pourra pas emporter avec elle. Face à
l’hostilité et la tristesse des siens, le père
finit par refuser sa mutation et le soir de Noël se déroule
dans l’allégresse. Le printemps revenu, tout
le monde de se rendre, la joie retrouvée, à
l’Exposition Universelle. |
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"Je
pense qu’avec ce projet, Arthur (Freed) ne se rendait
pas tout à fait compte qu’il allait me donner
le coup de pouce final qui me ferait entrer dans la catégorie
des ‘grands’. C’est pourtant ce qui se
produisit" raconte Vincente Minnelli dans son
autobiographie I remember it well (Tous en
scène aux éditions Ramsay Poche). Il
n’aura pas fallu longtemps au cinéaste pour
acquérir la célébrité puisque
Meet Me in St. Louis n’est alors que son
3ème long métrage. Ses recettes furent 5 fois
supérieures au coût de départ (il s’agissait
pourtant déjà d’un gros budget) et en
1944, il devient le plus grand succès de l’histoire
du cinéma après Autant en emporte le vent
de Victor Fleming. La vision de cette vieille Amérique
colorée et nostalgique, aux antipodes des métropoles
bruyantes et du monde en guerre, fit affluer le public qui
s’y rua pour oublier la tragédie de l’époque
et surtout les séparations familiales. Grâce
à cette réussite financière, et pour
notre plus grand bonheur, Vincente Minnelli aura désormais
carte blanche pour la suite de sa carrière.
Celle-ci, en tant que réalisateur, avait débuté
seulement deux ans plus tôt avec le délicieux
Un petit coin aux cieux (Cabin in the Sky), interprété
entièrement par des acteurs noirs, suivi de I
Dood It (Mademoiselle ma femme) que les rares chanceux
ayant pu le voir qualifient d’insignifiant (mais il
serait quand même agréable que cette rareté
puisse nous être dévoilée un jour).
Le film qu’Arthur Freed avait alors l’intention
de produire était inspiré d’une série
de récits nostalgiques que Sally Benson avaient écrits
pour la revue New Yorker avant d’être rassemblés
dans un ouvrage intitulé Meet Me in St. Louis.
Il s’agissait en fait de simples souvenirs d’enfance
qui touchèrent Minnelli par leur chaleur et leur
humour ; il accueillit donc le projet avec enthousiasme
après que Cukor eut décliné l’offre
pour cause de mobilisation. Alors qu’il tournait I
Dood It, deux scénaristes se mirent au travail,
et, jugeant le livre dénué de tout "coup
de théâtre", rajoutèrent à
l’intrigue une histoire de chantage qui ne convint
pas du tout au réalisateur. Arthur Freed engagea
alors un autre duo, composé de Fred Finklehoffe et
Irving Brecher, à qui il dit d’écrire
en ayant en tête que le rôle principal serait
tenu par Judy Garland. Ils accouchèrent du scénario
final en se basant uniquement sur un seul épisode
de l’œuvre originale.
Au
départ, personne ne croit au projet à cause
de la trop grande simplicité de l’intrigue
et de son manque de progression dramatique. Un autre problème
se posa alors : Judy Garland, qui venait d’avoir 21
ans et qui n’avait évidemment pas été
consultée auparavant, ne voulut pas jouer Esther.
Elle essayait par tous les moyens de ne plus incarner les
petites filles et de paraître enfin en femme aux yeux
du public. Elle fut soutenue par le studio et Louis B Mayer
en personne qui trouvait lui aussi qu’"il
n’y avait pas d’histoire dans ce scénario"
! Jouant sur le fait qu’il n’avait eu jusqu’à
présent que des succès à son actif,
Arthur Freed ne faiblit pas une seule seconde et obtint
qu’on lui accorda ce qu’il avait toujours voulu
dès le départ : Judy Garland serait donc la
vedette de ce film, qu’elle le veuille ou non ! Louis
B Mayer fut bien obligé de pousser sa star à
"accepter" le rôle. Bien leur en prit à
tous les deux ! Judy Garland devint par la suite l’épouse
du réalisateur et, si elle ne crut pas immédiatement
à son rôle, "à partir du moment
où elle saisit les motivations du personnage, elle
se montra aussi brillante dans les scènes dramatiques
que dans les numéros musicaux…Si Judy n’avait
finalement pas cru à l’entreprise, le film
aurait été un échec complet. Aussi,
lorsque je la vis s’y engager à fond, je compris
que nous allions au contraire vers le succès"
(Tous en scène). Avec moins de "partis-pris
sentimentaux" que l’ex-mari, nous ne pouvons
pas faire autrement que d’approuver son jugement sur
la jeune star : ici, elle est effectivement prodigieuse
et nous montre une étonnante maturité artistique
dans tous les registres, tant dramatiques, humoristiques,
tendres, fantaisistes que musicaux. Son visage expressif
n’a peut-être jamais été aussi
amoureusement filmé (hormis peut-être par Cukor
dans A Star is Born) que lors de la chanson The
Boy Next Door où nous la voyons assise à
sa fenêtre l’air rêveur et romantique
et peut-être encore plus dans la célèbre
Have Yourself a Merry Little Christmas : deux tableaux
de maître !
Le producteur engagea aussi Ralph Blane et Hugh Martin pour
écrire les chansons ; il ne le regretta jamais non
plus, trois d’entre elles étant devenues d’immenses
standards et même, Have Yourself a Merry Little
Christmas, un classique des chants de Noël. Le
décorateur Lemuel Ayres eut pour consigne de s’inspirer
des tableaux de Thomas Eakins et la grande couturière
Irene Sharaff fut appelée de New York pour les costumes.
Tous deux réussiront également un travail
absolument époustouflant, le décorateur faisant
même faire construire une rue complète en studio.
Quant à la photo, puisque Le chant du Missouri
allait être le premier film en technicolor de
Minnelli, on enjoignit à ce dernier de suivre les
conseils de Nathalie Kalmus, la conseillère de la
MGM pour la couleur. Mais le goût et l’assurance
du réalisateur pour tout ce qui touchait à
ce domaine étaient si grands, que malgré toutes
les recommandations prodiguées par la conseillère,
il préféra se fier à son intuition.
Bien lui en a pris quand on voit le résultat à
l’écran. Dès ce film, il deviendra alors
l’un des plus grands coloristes et esthètes
du cinéma américain. George Folsey à
la caméra lui fut d’une aide remarquable et
le premier à renforcer dans l’esprit de Minnelli
l’idée qu’il avait en germe de la "chorégraphie
de la caméra". C’est dans la fameuse séquence
The Trolley Song (ou bien celle dans laquelle les
deux amoureux éteignent les lampes unes à
unes) que Vincente
Minnelli entame ses expérimentations qui aboutiront
pleinement dans des scènes d’une perfection
qui laisse pantois comme celles du ballet final dans Un
Américain à Paris, de la chasse à
l’homme (Harry Beaton) dans Brigadoon
ou dans Celui par qui le scandale arrive ; quelques
exemples qui sont là pour prouver le génie
du réalisateur et l’élégance
unique de ses mouvements de caméras.
Alain Paucard a écrit dans Le guide des films
(collection Bouquins) : "Ce pourrait être
une bluette affligeante, c’est admirable…Minnelli
a déjà maîtrisé ce qui va devenir
l’essence de son style, la capacité à
transcender le quotidien en un univers merveilleux".
En effet, Meet Me in St. Louis est une symphonie
en quatre mouvements épousant le rythme des saisons
pour conter une chronique exemplaire exaltant les vertus
de la vie familiale et le charme idyllique de la vie de
province américaine. Chacun d’eux débute
par une carte postale désuète montrant la
maison des Smith de face en plan d’ensemble et qui,
par un subtil fondu enchaîné, se met à
vivre comme par magie. Le spectateur entre alors avec son
âme d’enfant dans cet univers doucereux et nostalgique,
véritable hymne à la douceur du foyer. Je
crois déjà entendre l’expression "film
passéiste" à propos de ce "sommet
de poésie domestique" ! Si une famille
heureuse doit obligatoirement être vue comme réactionnaire
et la modernité devant alors se jucher dans une famille
désunie, soit, mais laissez moi ne pas en être
convaincu ! S’agissant de la recréation d’un
monde et d’une époque révolus, comme
ceux de Brigadoon ou Le Pirate, je ne
vois pas en quoi il serait rétrograde, la tendre
nostalgie ne pouvant être à chaque fois associée
à de l’immobilisme. Il s’agit bien ici
d’une vision sacralisée mais aussi très
sensible de la vie familiale ; une représentation
certes idéalisée à outrance mais qui
ne saurait être conservatrice, Minnelli ayant prouvé
à de nombreuses reprises par la suite qu’il
n’avait pas du tout cette vision du monde (voir à
ce propos la destruction partielle, 9 ans plus tard, de
cette même maison des Smith par une caravane dans
La roulotte du plaisir, satire corrosive qui se
moque avec une ironie féroce de cet "American
Way of Life").
N’oublions pas que Meet Me in St. Louis est
aussi associé au genre de la comédie musicale
même s’il ne comporte quasiment aucun numéro
spectaculaire ni aucune danse ou chorégraphie autres
que dans deux séquences mais qui s’intègrent
parfaitement à l’intrigue puisque se déroulant
lors d’une soirée ou d’un bal, les fameux
"Under the Bamboo Tree" dansé
sans aucune virtuosité par Judy Garland et Margaret
O’ Brien et le medley d’airs traditionnels que
constitue Skip to my Lou. Le morceau titre débute
le film de la plus joyeuse et la plus "chorale"
des manières puisqu’il fait, en plusieurs fois,
chanter un par un quelques membres de la famille, puis fait
voir se dessiner l’un des plans les plus délicats
de l’histoire du cinéma, celui de Lucille Bremer
et Judy Garland de profil au piano : la grâce incarnée
! S’ensuivront dans le désordre le touchant
The Boy Next Door, l’entraînant The
Trolley Song puis les deux sommets émotionnels
du film. Tout
d’abord You and I en plan quasi-fixe, montrant
par l’intermédiaire d’une chanson, la
réconciliation du mari et de la femme, puis de toute
la famille, après le désaccord sur le déménagement.
Pour l’anecdote, c’est Arthur Freed lui-même
qui prête sa voix au comédien Leon Ames. Sans
vous en dire plus, je vous laisse découvrir la scène
pour y apprécier la formidable utilisation de la
"non profondeur de champ". L’autre séquence
inoubliable est celle, fameuse, des bonhommes de neige précédée
par la non moins célèbre et splendide
Have Yourself a Merry Little Christmas chantée
avec une sincère et poignante émotion par
Judy Garland pour consoler Tootie, sa petite sœur,
désemparée à l’idée de
quitter sa ville et sa maison.
Tootie est d’ailleurs le personnage le plus intéressant
du film, celui qui va le plus à l’encontre
de la mièvrerie dont on le taxe parfois. En effet,
sa préoccupation principale est la mort, elle en
est obnubilée et n’arrive presque à
parler que de ce sujet qui la tourmente. Elle sera l’héroïne
d’une scène (honteusement expurgée de
certaines copies dont celle diffusée sur TCM mais
que nous retrouvons heureusement sur le DVD) qui détonne
par son expressionnisme : un certain Tom Peeping, du forum
DVDclassik, l’a décrite ainsi : "C'est
d'ailleurs l'un des mes grands souvenirs du film, avec une
palette de couleurs qui change complètement (ocres,
bruns, noirs, rouges... éclairés en partie
par les flammes d'un bûcher). Presque toute la scène
se passe dans la rue, entre deux rangées d'arbres.
Je me souviens de la sensation du souffle chaud du vent
d'automne. Un travelling arrière sur Margaret O'Brien
qui se dirige terrorisée vers la maison d'un ‘ogre’
dans la nuit (avec du vent dans les arbres, les cris des
enfants...) : génial." Après l’avoir
enfin découverte, je ne peux que confirmer cette
impression spontanée. "Son" autre séquence
est celle citée plus haut de la destruction des bonhommes
de neige. Elle symbolise en quelque sorte le meurtre rituel
du père à un moment de climax où, excédée
à un tel point, Tootie en arriverait presque à
de telles extrémités. Le patriarche, "The
Lord and Master", est d’ailleurs quasiment toujours
en conflit avec le reste de la famille malgré cette
apparente harmonie idyllique du foyer. Jamais au courant
de rien (des amours de ses filles, du probable mariage de
son aînée…), rarement d’accord
avec son épouse, c’est lui qui travaille pour
subvenir à leurs besoins et à leur confort,
ce qui n’empêche pas l’antagonisme flagrant
mais jamais méchant entre lui et le reste de la famille.
Pas si mièvre qu’il en à l’air
ce Chant du Missouri car le père "bienfaiteur"
est bel et bien vu avec une gentille moquerie par le réalisateur.
Leon Ames, tout en finesse, interprète ce rôle
à merveille.
La
recréation subtile de ce monde disparu, la reconstitution
idéalisée de cette Amérique provinciale
ont stimulé l’imagination et la sophistication
visuelle du réalisateur pour ce qui demeure sa première
chronique familiale. Grâce au talent de coloriste
du cinéaste, la surcharge décorative souvent
critiquée est pourtant un régal pour l’œil
et n’empêche à aucun moment de se passionner
et de s’émouvoir pour les personnages. Drôle,
charmante, tendre mélancolique, fluide, épurée,
fraîche, entraînante, "picturalement"
euphorisante, vous aurez compris que cette œuvre représente
pour moi un chef-d’œuvre du 7ème art.
En 1948, la Fox produisit un remake, Centennial Summer,
réalisé par Otto Preminger avec Jeanne Crain,
Cornel Wilde et Linda Darnell. L'histoire se déroulait
cette fois à Philadelphie en 1876 pour l'Exposition
de cette ville et la musique était signée
Jerome Kern.
"A présent, Meet Me in St. Louis était
prêt à sortir. J’étais sûr
d’avoir fait un bon film, plein de sentiments et non
pas de sentimentalisme, plein aussi de personnages authentiques
et de petites touches très humaines…Meet Me
in St. Louis fut mon examen de passage définitif.
Mayer se montra très enthousiaste et tous les autres
grands pontes de la direction, qui avaient été
contre le projet à l’origine, reconnurent leur
erreur…" Partageons nous aussi cet enthousiasme
unanime et délectons nous de ce monument de délicatesse
qui trouve avec ce DVD un écrin à sa juste
mesure ! Si la scène de liesse du soir de Noël
ne vous fait pas bondir le cœur de joie (comme la scène
finale de La vie est belle de Frank Capra), c’est
que vous êtes des durs à cuire !
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Meet
me in St. Louis faisait jusqu’alors partie
d’une des dix sorties DVD les plus attendues aux
Etats-Unis. Les fans peuvent se réjouir, Warner
Home Video nous offre une édition spéciale
60e anniversaire de toute beauté, truffée
de suppléments attrayants. Un régal pour
les yeux, un chant de sirène pour les oreilles
! Cela valait bien une attente de sept ans depuis l’existence
grand public du support. Un DVD qui constitue bien évidemment
le vent de fraîcheur de ce printemps 2004. Un bonheur
!!!
Image : Le film est proposé au
format original 1.33 :1 plein écran dans un tout
nouveau transfert digital. Meet me in St. Louis a
été tourné en Technicolor et cela
se voit ! Les couleurs sont magnifiques, elles explosent
à l’écran, rehaussées par le
format NTSC. Un pur bonheur visuel, c’est beau comme
un sapin de Noël. Les costumes sont éclatants
et les couleurs des visages, bien rendues. Si Meet
me in St. Louis a bénéficié
du même procédé Ultra-Résolution
qui a été utilisé pour les éditions
spéciales de Singin’ in the rain et
de The Adventures of Robin Hood, le résultat,
certes exceptionnel, ne dépasse pas la qualité
des deux chefs-d’œuvre cités. On déplorera
des contrastes parfois trop poussés et un manque
occasionnel de définition de l’image. Ceci
dit, rien de dommageable, le résultat est à
la hauteur de nos espérances !
Son : Question son, Warner nous
offre la bande sonore mono d’origine, ainsi qu’un
remixage sur cinq canaux. La bande monophonique est de
qualité, claire et précise. La version 5.0
en version originale sonne tout aussi agréablement
à l’oreille, sans donner une impression d’artificialité.
"Meet me in St. Louis, Louis, meet me at the
fair…", un air qui ne vous quittera pas
de la journée !
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Comme
à son habitude Warner Home Video ne sous titre aucun
de ses suppléments. Une bonne connaissance de l’anglais
est donc nécessaire.
Disque 1
Commentaire audio du biographe de Judy
Garland John Fricke, ponctuée d’interventions
occasionnelles de Margaret O’Brien, du compositeur
Hugh Martin, du scénariste Irving Brecher et de Barbara
Freed-Saltzman. Ce commentaire classique traite du film
sous tous ses aspects, de l’écriture au casting
en passant par la technique. Instructif.
Introduction de Liza Minnelli (4’57)
enregistrée en 2004. Liza avoue que des films où
joue sa mère, Meet me in St. Louis est son
préféré. La fille du réalisateur
nous livre quelques anecdotes amusantes sur l’écriture
et la manière dont son père a « vendu
» le film aux pontes de la MGM.
Galerie de bande-annonces consacrées
à Vicente Minnelli : Meet me in St. Louis (bande-annonce
de la ressortie du film en 1955) – Father of the bride
(1950) – An american in Paris (1951) – The Bad
and the beautiful (1952) – Brigadoon (1954) –
Designing Women (1957) – Gigi (1958) – The Courtship
od Eddie’s father (1963).
Possibilité de visionner le film avec la seule partition
musicale.
Disque 2
Meet me in St. Louis : The making of an American
classic 30'34" : Documentaire réalisé
en 1994 qui apparaissait déjà sur le laserdisc.
Un complément indispensable au commentaire audio
! Roddy McDowall, hôte de ce documentaire, contextualise
l’œuvre et explique les raisons qui ont poussé
le studio à produire un film qui permettrait de
respirer en ces temps de trouble. Ce documentaire est
entrecoupé d’entretiens de Margaret O’Brien,
Barbara Freed Saltzman, Vincente Minnelli, Lucille Bremer,
Liza Minnelli, Dorothy Raye et Hugh Martin qui revient
sur sa splendide composition "Have yourself a
merry litle christmas".
Hollywood : the dream factory 50' : Un
documentaire qui aurait tout aussi bien pu s’appeler
MGM : The dream factory tant il ressemble à une
hagiographie du studio. Un reportage qui a remporté
l’Emmy award en 1972.
Becoming attractions : Judy Garland 46’
: Une compilation de trailers des films de la MGM et de
la Warner de Judy Garland. Au programme : Everybody sing
et Love finds Andy Hardy (1938), Wizard of Oz et Babes
in arms (1939), Me and my gal et Presenting Lily Mars
(1943), Meet me in St. Louis (1944), The Clock (1945),
The Pirate et Easter Parade (1948), Summer stock (1950).
En ce qui concerne les films produits par la Warner :
A Star is born (1954) et I could go on singing (1963).
Bubbles 7’50 : Un court
métrage de la Warner de 1930, tourné
en Vitaphone, qui constitue la première apparition
à l’écran de Judy Garland, 7 ans à
l’époque, qui interprète une des sœurs
Gumm. Garland chante The land of let’s pretend.
Skip to my Lou 3’ : Court
métrage musical de 1941 avec les compositeurs
Hugh Martin et Ralph Blare. Une rareté.
Audio Vault, le puits aux merveilles
: Avec la scène supprimée
reconstituée Boys and girls like you and me
et le traditionnel Lux Radio Theater Broadcast
du 2 décembre 1946, un supplément
devenu classique sur les éditions spéciales
Warner.
Galerie de photos très kitsch,
chaque cliché est entouré d’un splendide
cadre fleuri rose bonbon !
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