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1876.
Une diligence transportant un militaire haut gradé et sa fille
traverse les paysages majestueux de Monument Valley. Le lieutenant-Colonel
Owen Thursday (Henry Fonda) se rend dans le désert de l’Arizona
prendre le commandement de Fort Apache. Il juge indigne cette nouvelle
et humiliante affectation, lui qui détenait le grade de Général
durant la Guerre de Sécession. Il espère pourtant acquérir
gloire et renommée en matant les révoltes apaches. Au fort,
les vétérans se ressentent de son évident mépris
à leur égard et de son ignorance totale des tactiques de
guerres indiennes. Son goût pour une discipline stricte et rigide
ne le fait guère apprécier de ses hommes. Dans le même
temps, une idylle s'ébauche rapidement entre Philadelphia (Shirley
Temple), la fille du Colonel, et le Lieutenant O'Rourke (John Agar). Thursday
n'aime guère ce soldat sorti du rang et interdit à ce dernier
de la revoir. La vie quotidienne au fort se passe en apprentissage, entraînements,
bals et attente d’une mission. L'ambition du Colonel va enfin trouver
l’occasion de se voir réaliser : Cochise, chef des Apaches,
a quitté sa réserve suite au comportement scandaleux d’un
agent se livrant au trafic d’armes et d’alcool, et décide
de conduire sa tribu vers le territoire mexicain. Le pays tout entier
suit cet événement ; si Thursday le ramène dans sa
réserve, sa notoriété sera établie : «
Je serai celui qui aura ramené Cochise ». Il envoie le capitaine
Kirby York (John Wayne) et le sergent Beaufort (Pedro Armendariz) parlementer
avec le chef Indien qui accepte de revenir discuter d’un compromis
avec Thursday. Mais ce dernier ne tient pas les engagements donnés
par Kirby lors de cette rencontre, insulte Cochise et prend la responsabilité
de l’attaquer… |
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Kirby qui avait toujours pris la défense de Cochise, une fois
devenu commandant du fort, va devoir maintenant aller pourchasser Geronimo.
Mais un soldat reste un soldat, son sens du devoir est le plus fort
: il doit obéir aux ordres d’en haut mais le fait-il de
gaieté de cœur ? Je n’ose y croire ! |
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A
l’époque de ma chronique de Rio Grande sorti
chez Montparnasse, j’avais écrit cette phrase : "En
DVD zone 2, la trilogie "cavalerie" de John Ford bénéficie
donc de deux réussites techniques exemplaires si on ajoute celle,
splendide, de La charge héroïque. Dommage
que l’éditeur nous propose aussi le premier volet, Le
massacre de Fort Apache dans une copie à peine regardable
: le sans faute nous aurait fait bien plaisir !" Le quasi sans
faute est désormais disponible avec ce nouveau collector qui avait
bien besoin de se voir attribuer une copie autre que celle, abominable,
sortie dans la collection Diamant. Avec cette nouvelle édition,
l’éditeur peut se targuer de sortir l’une de ses réussites
les plus édifiantes.Exit les gros boîtiers des précédents collectors ! Ils étaient magnifiques mais avaient du mal à trouver leur place sur nos belles étagères. L’éditeur nous propose désormais ses collectors dans des boîtiers toujours cartonnés mais de taille standard : un bon choix d’autant plus qu’ils sont tout aussi somptueux. Rangé dans un très bel étui, on y trouve un digipack en 3 volets : le simple fait de le déplier est déjà un émerveillement pour les yeux. Le livret est très bien conçu et richement illustré, et chaque pan du volet propose de superbes photographies judicieusement choisies… Bref, déjà un bien bel objet ! Et une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, le pari n’étant pas gagné d’avance, le contenu est du niveau du contenant ! Image : Fini la copie griffée et grise sans aucune définition de la première édition ! Montparnasse a acquis un nouveau master flambant neuf : quelques tâches ici et là, quelques plans plus abîmés que d’autres (celui par exemple de John Agar commandant les entraînements) mais un ensemble vraiment splendide. Le noir et blanc est magnifiquement contrasté (quelle belle profondeur des noirs, quelle belle luminosité des blancs !) et la définition est très précise. Si nous avons un reproche à faire à l’éditeur, il se situe une fois encore au niveau de la compression, certes loin d’être ratée, mais qui se révèle parfois visible dans les ciels, sur certains vêtements et fonds de décors. Mais rassurez-vous, il fallait le signaler par honnêteté envers les plus exigeants mais à aucun moment, malgré une légère pixellisation, elle ne vient ici gâcher le confort de vision du film. Un ensemble vraiment superbe. Son : Niveau son, l’éditeur nous propose la VF sur un disque, la VO sur l’autre, les deux versions n’étant pas de longueur identique. Dans les deux cas, le résultat représente une vraiment belle réussite. La VF n’est pas désagréable, le doublage étant bien fait et la VO restaurée en mono est d’une très grande clarté. Les dialogues, la musique, les bruits d’ambiance, tout se positionne à merveille. Quelques minutes un peu plus sourdes mais une restauration qui mérite toute nos félicitations. Les sous titres sont jaunes mais très discrets. Pour ne rien vous cacher, je ne suis pas en possession du matériel pour pouvoir tester le remastering en Dolby Digital 5.1. Mais il faut bien l’admettre : que cette dernière piste sonore soit ratée ou réussie, qui va s’en soucier ? Ce petit plus proposé par l’éditeur (et qui en satisfera certainement quelques uns) ne sera jamais ni un frein ni une poussée à l’achat pour ceux qui auraient ou pas décidé d’acheter ce film de John Ford de 1948 surtout que la restauration faite sur le mono est d’une très grande qualité. |
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| DVD1
: VOST et VO Une bande annonce originale d’époque très abîmée. Extraits des collectors de Les amants de la nuit, La charge héroïque, La chevauchée fantastique Une période heureuse (18’) : Entretien avec John Ford de 1973 par son petit fils Dan Ford. Ce document audio se déroulant avec en arrière fond les 20 premières minutes du film, est assez émouvant car on peut y entendre un homme vieilli, un peu sourd et dont la mémoire est défaillante mais qui n’a pourtant pas la langue dans sa poche. Beaucoup de silences, de temps de réflexion et un phrasé assez lent font que peu d’informations nous sont données en pâture durant ces 20 petites minutes mais l’essentiel n’est pas là. Entendre parler Ford est tellement rare que ce document a plus valeur sentimentale et historique que purement instructive.
Massacre à Monument Valley (25’40)
: Analyse de séquences par Jean-Louis Leutrat,
enseignant et historien du cinéma. Sur une voix monocorde, Jean-Louis
Leutrat nous livre une analyse passionnante, plus facile d’accès
et moins absconse que celles de Jean Douchet pour d’autres titres
de Ford chez Montparnasse. Jean-Louis Leutrat s’arrête d’abord
longuement sur le générique avec la topographie de Monument
Valley expliquée en détails et l'interprétation des
plans du générique qui possèdent tous, selon lui,
une valeur emblématique. C’est effectivement un générique
assez original puisque constitué d’une succession de plans
tirés du film lui-même, une sorte de bande-annonce en ouverture
même du film. Il insiste aussi sur le fait qu’il faut bien
avoir en tête qu’il n’a pas fallu attendre Little
Big Man pour que le mythe de Custer se fasse déboulonner
même si le final peut paraître ambigu. Puis il s’appesantit
longuement, mais sans jamais nous lasser, sur les 20 dernières
minutes, la fameuse attaque. Une vision d’une parcelle du film vraiment
très intéressante, bien montée et bien réalisée. |
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