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Iil faut marier Papa
The Courtship of Eddie’s Father
Réalisé par Vincente
Minnelli
Avec Glenn Ford, Ronny Howard, Shirley
Jones, Stella Stevens
Scénario : John Gay d’après
le roman de Mark Toby
Musique : George Stoll
Photographie : Milton Krasner
Metro Goldwin Mayer
USA - 118 mn - 1963
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Warner
Home Video
118 mn
Zone 1
Format cinéma : 2.35
Format vidéo : 16/9 compatible
4/3
Langues : Anglais mono / Français
mono
Sous titres : Français / Anglais
/ Espagnol |


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Chroniqués
par DvdClassik :
Gigi (Z2)
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Tom
Corbett (Glenn Ford), directeur des programmes d’une
station de radio, vient de perdre son épouse dans un
accident. Veuf, il élève seul son jeune garçon
Eddie (Ronny Howard) : "Tu n’es plus un mari maintenant
papa ?". Attentionné mais rapidement débordé,
il loue les services d’une gouvernante (Roberta Sherwood)
; mais une aide ménagère ne peut pas remplacer
une compagne et Eddie, ayant promis à sa mère
d’aider son père dans l’épreuve
qu’ils allaient avoir à affronter, aimerait bien
le voir se remarier avec, par exemple, leur voisine de palier,
l'infirmière Elizabeth Marten (Shirley Jones). Celle-ci
ne rencontre qu'indifférence auprès de Tom,
excédé par ses remarques pourtant justes mais
blessantes et l'empressement de son entourage à le
pousser au mariage. Les deux ‘hommes’ rencontrent
ensuite Dollye Daly (Stella Stevens), jolie rousse affectée
par sa timidité et un manque de confiance maladif.
N’éprouvant que sympathie pour cette dernière,
Tom lui présente son employé, Norman (Jerry
Van Dyke) qu’elle finira par épouser. La seule
femme dont Tom tombe amoureux est une styliste, Rita Behrens
(Dina Merrill), femme du monde élégante et maniérée.
Il envisage sérieusement de l'épouser mais manque
de chance, c’est la seule qui ne plait pas à
Eddie, celle-ci ressemblant trop à l’idée
que l’enfant se fait des ‘vilaines femmes’
qu’il voit dans ses bandes dessinées. Pour arriver
à réfléchir posément et prendre
du recul, le couple envoie Eddie passer quelques semaines
dans un camp de vacances d’où il fera une fugue,
ulcéré de voir son père avoir trahi un
secret et se tromper à ce point sur sa future épouse… |
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Le
début des années 60 se révèle
assez difficile financièrement pour les Majors hollywoodiennes.
L’âge d’or est révolu et il faut
désormais se battre avec de plus en plus de moyens
contre un média qui commence sérieusement
à lui faire de l’ombre et envahir les foyers,
la télévision. Ce sera donc à qui produira
les plus grosses "machineries" (sans connotation
péjorative) avec pour risque la déroute financière.
On connaît les déboires de la Fox après
la sortie de Cléopâtre de Joseph Mankiewicz
: 40 millions de dollars de déficit à la fin
1962. Le bénéfice de la MGM tombe cette même
année de 10 à 2,5 millions de dollars. Ses
recettes en ce début d’année sombrent
carrément, le studio accusant un manque à
gagner de 17 millions de dollars causé en partie
par un autre désastre, celui du remake des Révoltés
du Bounty avec Marlon Brando, réalisé
par Lewis Milestone. Vincente Minnelli lui-même, avait
contribué à cette dégringolade budgétaire
de la firme du lion avec les résultats catastrophiques
des 4 cavaliers de l’Apocalypse en 1961.
L’année 1963 débuta pour le studio avec
la sortie de Il faut marier papa. La MGM s’attendait
au pire pour cette comédie écrite et réalisée
par le même duo que pour Four horsemen…,
John Gay / Vincente Minnelli et avec le même interprète
principal, Glenn Ford. Mais au contraire, elle redora le
blason de la firme : les critiques furent élogieuses,
charmées par la fraîcheur qui se dégageait
du film et le public se rua dans les salles le sourire aux
lèvres. Un mini-triomphe s’ensuivra qui donnera
naissance par la suite, dès 1969, à une série
télévisée de 78 épisodes dans
laquelle Jodie Foster fera ses premières apparitions
aux côtés de Bill Bixby et Brandon Cruz dans
les rôles respectifs de Tom et Eddie. Malgré
cette unanimité qui se fit à l’époque
autour du film, il reste encore aujourd’hui assez
peu diffusé et somme toute très peu connu
par le public français. Si au cours d’une discussion,
il nous est amené à évoquer Vincente
Minnelli, il y a très peu de chances pour que ce
titre ressorte et pourtant…
Il
est vrai que la filmographie de l’immense réalisateur
est impressionnante en terme de réussites artistiques.
De son premier essai, le délicieux Un petit coin
aux cieux (Cabin in the Sky), et durant 20 ans, Minnelli
va amonceler derrière lui une liste de films admirables,
et ce, non seulement dans la comédie musicale, genre
pour lequel encore aujourd’hui on le confine un peu
trop souvent. Outre ces merveilles absolues que sont dans
son genre de prédilection, Le chant du Missouri
(Meet me in St Louis), Le pirate, Yolanda and the Thief,
Tous en scène (The Band Wagon), Brigadoon ou
Gigi, au rayon des autres bouffées de bonheur
offertes au cinéphile ravi, ce seront donc aussi,
sans les citer tous, L’horloge (The Clock)
pour la chronique intimiste, Madame Bovary pour
l’adaptation littéraire, La femme modèle
pour la pure comédie, Les ensorcelés (The
Bad and the Beautiful) pour l’évocation
du milieu hollywoodien, Celui par qui le scandale arrive
pour le mélodrame baroque, La vie passionnée
de Vincent Van Gogh pour la biographie ou encore Thé
et sympathie pour le drame psychologique. La passion
me ferait continuer et accoler le terme de chef-d’œuvre
à tous les titres sus-cités et malgré
tout, nous en avons encore oublié un, celui qui nous
intéresse ici, The Courtship of Eddie’s
Father, bêtement traduit par Il faut marier
papa.
29ème œuvre de Minnelli, il s’agit aussi
de sa dernière chronique familiale et de son ultime
grand film. Les quelques autres qui suivront seront beaucoup
moins réjouissants, voire même médiocres
(Melinda), mais sa carrière se clôturera
heureusement sur l’attachant Nina dans lequel
il fit tourner sa propre fille dans le rôle principal,
Liza Minnelli. Mais ne nous égarons pas plus loin
dans cette filmographie aux milles pépites et recentrons
nous sur ce joyau de sensibilité qu’est Il
faut marier papa. Joe Pasternak voulait produire un
film d’après le best-seller de Mark Toby et
Vincente Minnelli y trouvait beaucoup de qualités.
Sans plus attendre, les deux hommes se mettent au travail.
Le cinéaste réalise son avant dernier film
pour la MGM, studio à qui il a été
fidèle depuis ses débuts et au sein duquel
il s’est épanoui grâce aux équipes
techniques parmi les plus expérimentées d’Hollywood.
Bien ancré dans cette firme, il a pu à son
aise expérimenter sur les décors, les lumières,
les couleurs et construire ainsi son œuvre exquisément
raffinée sans qu’on vienne trop lui mettre
de bâtons dans les roues. Peu de films autres que
Il faut marier papa peuvent se targuer d’avoir rendu
avec plus de justesse à l’écran les
relations père-fils. L’élégance
habituelle du réalisateur est ici encore de mise
et permet à ce sujet, qui aurait pu facilement tomber
dans la gaudriole ou au contraire dans la mièvrerie,
de se maintenir constamment dans une espèce d’état
de grâce, le réalisateur scrutant avec toute
son intelligence les caractères très bien
définis et très riches de tous ses personnages
Le scénario est un modèle de subtilité.
Basé sur une intrigue assez minimaliste, il se recentre
plus sur des portraits que sur des péripéties.
Celui
de Eddie était le plus "casse-gueule" car
l’on connaît la complexité de faire jouer
sans cabotinage les enfants : Ronny Howard (acteur-enfant
de la série Andy Griffith dès 1961, futur
Ron Howard, réalisateur à succès de
Apollo 13, Backdraft…) est merveilleux de
spontanéité et de naturel. Que ce soit dans
les scènes purement humoristiques (le dîner
avec Dina Merrill) ou au contraire dans d’autres totalement
dramatiques, il est constamment imprévisible et somme
toute étonnant. Vincente Minnelli avait déjà
prouvé son savoir-faire quant il s’agissait
de diriger les enfants : il avait réussi à
canaliser l’énergie de Margaret O’Brien
dans Meet me in St Louis pour ensuite lui faire
tourner au cours du film l’une des scènes les
plus émotionnellement fortes de l’histoire
du cinéma, celle des bonhommes de neige. La scène
de la mort du poisson rouge est presque de ce niveau, axée
également sur les émotions excessives non
contrôlées des petits. A partir de situations
très faiblement dramatiques, Minnelli réussit
donc le tour de force de nous nouer la gorge alors qu’on
ne s’y attendait pas, par l’intermédiaire
des enfants, sans que jamais il ne leur en fasse faire trop
ou ne tombe dans les clichés. La réaction
du père est tout aussi brutale et violente puisqu’à
son tour il se met dans tout ses états : "A
fish is a fish and his mother is his mother !!!",
n’arrivant pas à se faire à l’idée
que le chagrin éprouvé par son fils à
la mort de son animal puisse être plus grand que lors
de celui de sa mère. Du psychodrame en chambre toujours
juste et grandement émouvant, jamais agaçant
ou pénible comme on aurait pu le craindre. De nombreuses
scènes de ce style, axées sur l’intensité
des sentiments, alterneront sans cesse avec d’autres
franchement tendres ou comiques (voire hilarantes comme
le dîner au restaurant) sans que jamais le film en
soit déséquilibré.
Cette réussite est le fait d’une conjugaison
de plusieurs éléments : la sensibilité
et l’élégance raffinée du style
du réalisateur, un scénario remarquablement
écrit et resserré et un casting hors pair.
Glenn Ford montre une nouvelle fois tout son talent, passant
sans problème du drame (Graine de violence)
au western (3h10 pour Yuma), faisant des détours
vers la comédie avec une déconcertante facilité.
Si vous n’en êtes pas convaincus, admirez-le
dans la scène finale de réconciliation ou
dans cette autre, absolument magnifique, au cours de laquelle
Minnelli en profite pour rendre hommage à John Ford.
Seul, un soir, Glenn Ford assis devant son téléviseur,
les yeux embués de tristesse, tombe sur la scène
dans Mogambo où Clark Gable et Grace Kelly
se donnent un baiser long et langoureux : un gros plan le
découvre alors le visage bouleversé par ces
images qui font remonter à la surface des souvenirs
de bonheur perdu ; sa solitude et son immense tristesse
nous touchent au plus profond de nous-mêmes et il
serait vain de vouloir retenir quelques larmes devant tant
d’émotions contenues. Mais le personnage du
père n’est pas monolithique et pétri
de qualités : doté d’une sensibilité
à fleur de peau et d’une susceptibilité
qui le rendent parfois très injuste envers son fils
ou mufle envers sa voisine de palier, la palette de son
caractère est immensément riche et Glenn Ford
s’en sort avec les honneurs.
Pour ceux qui taxeraient encore ce film de sexiste (les
commentaires des internautes sur IMDB allant pour beaucoup
dans ce sens), les trois portraits féminins sont
là pour infirmer le contraire même si à
l’époque les rapports hommes/femmes étaient
moins émancipés qu’à l’heure
actuelle. "The girl next door",Elisabeth
Marten, dont on se doute, il est vrai, dès le début
qu’elle sera l’élue, est une jeune femme
divorcée et seule, très serviable mais elle
aussi très susceptible et qui s’offusque quand
Tom veut la dédommager d’être restée
au chevet de son fils toute une nuit. La colère monte
et les railleries et insultes partent d’un côté
et de l’autre avant que les portes ne claquent pour
se terminer en bouderies. Elisabeth, l’infirmière,
n’est donc pas toute douceur et c’est tant mieux
d’autant plus qu’elle n’a pas tort de
se mettre dans de tels états : la muflerie, elle
ne veut pas la laisser passer ! "The lady with
the red hair", Dollye Dally, belle à damner
un Saint, est un personnage attachant au possible. Sexy
sans s’en rendre compte, elle a toujours souffert
d’un manque de confiance en elle : elle sera "débloquée"
par celui qu’on aurait pu juger au premier abord pour
un macho inguérissable (superbe prestation de Jerry
Van Dyke) et qui deviendra par amour pour elle un être
d’une grande délicatesse. Le solo de batterie
de l’actrice ou la scène du bowling sont absolument
superbes. L’histoire parallèle de ce couple
ne vient non plus jamais détruire le parfait équilibre
qui règne au sein du film. Enfin la troisième
femme, celle qui aurait pu être la plus caricaturale,
femme du monde suprêmement élégante,
sophistiquée, reste pourtant très intelligente
et surtout anti-romantique, réaliste et très
compréhensive. C’est la plus terre-à-terre
de toutes et la moins emportée : elle ne fera jamais
de scandales, ni quand elle comprendra que Tom décide
d’abandonner leur relation pour s’occuper plus
activement de son fils, ni quand elle verra que ce dernier
ne l’accueille pas à bras ouverts : "The
bad lady avec ses yeux en amandes et sa grosse poitrine".
Ces trois caractères totalement opposés sont
joués à la perfection et toujours avec justesse
par respectivement Shirley Jones, Stella Stevens et Dina
Merrill qui ne font pas de ces trois femmes des portraits
tout d’une pièce.
Outre Jerry Van Dyke dont nous avons dit le plus grand bien
ci-dessus, nous trouvons aussi dans les seconds rôles
l’inénarrable Roberta Sherwood dans la peau
de la gouvernante n’ayant pas la langue dans sa poche,
dansant la Cucaracha quand le patron n’est pas là
et, prenant des leçons d’espagnol pour se rendre
en Amérique du Sud rejoindre sa fille, se rend compte
à la toute fin du film que le pays où elle
doit se rendre est le Brésil, seul pays du continent
à parler le… portugais ! Si l’on ajoute
pour la partie purement technique des décors discrets
et raffinés, une très belle musique de George
Stoll ressemblant étrangement, mais pour le meilleur,
à certaines partitions de Henry Mancini (surtout
le thème langoureux de Dina Merril ou celui plus
déluré attribué à Stella Stevens)
et la photo délicate de Milton Krasner, nous avons
passé en revue tout ce qui fait de ce film, un enchantement
de tous les instants. Nombre d’entre vous devriez
être conquis par l’intensité des sentiments
qui sourd de cette histoire et du désarroi de ce
jeune garçon. Mais laissons le mot de la fin à
un adorateur de l’œuvre "minnellienne",
le talentueux Jacques Lourcelles qui écrit cette
phrase dans Le dictionnaire des films aux éditions
Bouquins : "Le caractère extrêmement
délié du découpage, la finesse de l’interprétation,
la magie feutrée de la photo de Milton Krasner (qui
cultive particulièrement les tonalités claires
et douces et souligne le relief des personnages avec une
exquise délicatesse) témoignent, sur un sujet
dit ‘mineur’, de l’ultime maturité
de l’art de Minnelli". Que j’aurais
aimé signer cette conclusion !
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Tellement
habitué au travail remarquable effectué sur
ses classiques par la Warner ces dernières années,
la déception de ne tomber que sur un DVD moyen de
l’éditeur est assez grande, surtout quand il
s’agit d’un film que l’on chérit
tout particulièrement. Et pourtant il faut se rendre
à l’évidence : rien de honteux mais
rien non plus pour nous faire bondir de joie.
La copie n’a vraisemblablement pas
été nettoyée et nous nous trouvons
devant des artefacts en pagaille, heureusement assez discrets.
La colorimétrie est vacillante, sans jamais d’excès
non plus (on peut dire que les couleurs sont plutôt
bien conservées dans l’ensemble), mais les
teintes virent parfois discrètement vers le rouge
ou se ternissent dans certaines séquences. La définition
s’avère elle aussi assez moyenne, voire même
à deux ou trois reprises assez mauvaise, tendant
vers le flou sur les visages ou les décors. Heureusement,
malgré un léger fourmillement, la compression
est tout à fait correcte.
Côté son, pas grand chose
à redire en revanche. La piste anglaise est claire,
nette et précise, les dialogues et la musique étant
traités à égalité sans qu’aucune
trace de souffle désagréable ne vienne se
faire entendre. L’excellente partition de George Stoll
bénéficie donc aussi d’un assez bel
écrin. Le DVD comporte également une version
française qui ne saurait être privilégiée
(même si elle s’avère correcte) tellement
l’interprétation sensible de tous les acteurs
mérite d’être appréciée
avec les voix réelles.
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Un
menu fixe assez laid sur fond d’un thème
musical tiré du film nous amène aux suppléments
comportant quelques brèves notes de production,
une bande annonce peu intéressante
et un commentaire audio non sous-titré
des trois principales actrices du film : Stella Stevens,
Shirley Jones et Dina Merrill. L’honnêteté
me force à dire que, incapable de comprendre l’anglais
sans l’aide de sous titres, je ne l’ai pas
écouté. Mettons que j’en eusse été
capable, je doute même que je l’aurais fait
quand même. Mais qui va acheter ce DVD pour son
commentaire audio ? Donc, soit vous serez agréablement
surpris par ce supplément et sinon, qui pourrait
nous reprocher de ne pas avoir été au bout
de ce test car l’essentiel est là : le film
de Minnelli sur DVD ! Le reste n’est qu’ajout
non essentiel même si peut-être extrêmement
intéressant. Merci de votre compréhension.
En conclusion, même si nous
avons été un peu durs pour prévenir
les plus difficiles d’entre vous, il serait étonnant
qu’un tel titre, ne faisant pas partie de ce qu’on
pourrait appeler ‘les classiques’, soit réédité
sous quelque autre forme que ce soit. Il va donc sans
dire que l’achat de cette édition, bien que
légèrement décevante, s’avère
indispensable.
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