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Réalisé par John Schlesinger
Avec Tom Courteney, Wilfred Pickles,
Mona Washbourne et Julie Christie
Scénario: Keith Waterhouse et Willis hall
Musique: Richard Rodney Bennett
Photographie : Denys N. Coop
Producteur: Joseph Janni
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Criterion
– 98 min
Zone 1
Format cinéma : 2.35
Format video : 16/9 compatible 4/3
Son : Anglais Dolby Digital Mono
Sous-titres : Anglais pour malentendants |


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Chroniqués
par DvdClassik :
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Au début des années 60, Billy Fischer,
jeune homme vivant toujours chez ses parents, traîne
sa morne existence en travaillant comme assistant. Il ne rêve
que d’une chose : partir à Londres afin de réaliser
son rêve, devenir script pour un grand comique. |
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A
l’instar de la Nouvelle Vague Française,
celle du cinéma Britannique bat son plein en ce début
des années 60, grâce à des cinéastes
tels que Tony Richardson, Karel Reisz et bien sur John Schlesinger.
Le film de ce dernier s’inscrit donc aisément
dans ce mouvement autant par son sujet que par le choix
des comédiens.
Néanmoins, lorsque le film est sorti, quelque chose
a changé et vient en quelque sorte annoncer la fin
de la Nouvelle Vague Anglaise. Le monde du cinéma
et la société ont évolué et
Billy Liar annonce très clairement la couleur
: il s’agit d’une œuvre clairement ancrée
dans son époque et représentative de l’état
d’esprit qui régnait au début des années
60.
Quatre années avant la sortie du long-métrage
en 1963, Keith Waterhouse publie son roman éponyme.
Le livre, lui aussi, est typique de son époque dans
son postulat initial : représenter la jeunesse de
l’Angleterre. L’idée d’adapter
le roman pour en faire une pièce vient rapidement,
l’auteur faisant appel à Willis Hall pour l’adaptation
(co-auteur qui participera également au scénario
du film). Le succès de la pièce aidant, le
projet cinéma se monte d’autant plus facilement
que les droits ont été achetés par
un producteur Italien du nom de Joseph Janni.
Billy Fischer est inconsciemment un idéaliste. Le
personnage, savant mélange de naïveté
et d’anti-conformisme, témoigne d’un
tempérament unique visant à se détacher
le plus possible de "la masse" que constitue la
jeunesse anglaise de l’époque, dont le but
plus ou moins avoué était de coller à
"l’américan way of life" ! Une belle
scène à la fin du film témoigne de
ce doux rêve (une fois n’est pas coutume, américain)
: Billy et Liz parlent de leurs fantasmes (non sexuels)
et idéaux respectifs, chacun d’eux évoquant
un pays imaginaire répondant à toutes leurs
attentes. Son désir de quitter le foyer familial
pour gagner la capitale l’amène à quitter
son poste d’assistant et à courtiser le célèbre
comique Danny Boon (toute coïncidence avec un comique
serait purement fortuite). Comme tous les idéalistes,
Billy perdra ses illusions, tel un héros Spielbergien.
Ce côté le plus sombre du film ne doit en rien
faire oublier que Billy Liar est avant tout un
film souvent drôle avec de forts relents de comédie.
Cet aspect plus léger vient en fait à point
pour contrecarrer l’aspect social noir du film. Car
si l’idée de rébellion est souvent émise
(le terme est employé à plusieurs reprises),
un ton doux-amère vient rendre le film à la
fois plus juste dans sa peinture sociale, mais aussi plus
tendre (avec ses personnages) et attachant. A ce sujet,
une scène à la fin du film qui a priori devrait
être un moment tragique, devient tout d’un coup
presque anodine, étonnamment peu émouvante
; comme si Schlesinger tenait à nous émouvoir
sur ce qui est d’apparence amusant et inversement,
la face la plus désespérée et triste
du long-métrage apparaissant dans les moments où
le spectateur est le plus plongé dans une ambiance
des plus optimistes voire des plus gaies.
Toute la mise en scène semble
reposer sur cet adage qui vise à surprendre à
tout instant le spectateur. Schlesinger qui semble avoir
sans cesse à l’esprit qu’il est train
d’adapter une pièce de théâtre
pour le cinéma, tente de bien utiliser toutes les
possibilités offertes par ce dernier et se montre
de ce côté très inspiré : rythme
particulièrement soutenu, mise en scène littérale
des rêves du personnage principal, construction scénaristique
anti-théâtrale.
Toutes ses qualités permettent à la fois à
Billy Liar d’être un film social au
sens le plus noble du terme (autrement dit à cent
lieux du cinéma anglais dit "social" actuel)
autant qu’une comédie, au ton certes nostalgique
et décalé, mais très efficace. Une
conjugaison des plus réussie.
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Image
: Criterion ne nous déçoit pas une fois de
plus. La master a été nettoyé grâce
aux bons soins de l’éditeur Américain.
Nous nous retrouvons ainsi face à une image fort
propre malgré d’inévitables tâches
dues à l’âge du film. Le noir et blanc
est très convaincant, contrasté et lumineux.
Son : La piste
d’origine en mono est elle aussi très claire,
les dialogues étant tout à fait audibles.
Peu, voire pas de souffle: aucun reproche n’est donc
à formuler concernant cette bande-son.
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Elle
est plutôt faible au vu des standards Criterion.
Commentaire groupé du réalisateur
et des deux acteurs principaux : Tom Courtenay (Billy Fischer)
et Julie Christie (Liz).
Courts extraits d’une émission
anglaise diffusé sur la BBC : Hollywood U.K : British
Cinema in the sixties. Sans grand intérêt,
il s’agit d’un patchwork de plusieurs émissions
télévisées diffusées à
l’époque. On en vient à se demander
par moments quel est le lien réel avec le film en
lui-même.
Bande-annonce de l’époque.
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