![]() |
|||||||||||||||||||||||||
![]() |
![]() |
||||||||||||||||||||||||
![]() |
|||||||||||||||||||||||||
![]() |
|||||
La
junte militaire fait régner la terreur dans un pays d’Amérique
Centrale : asservissement de la population, massacre des prêtres
catholiques, prises d’otages, corruption des élites…
Poursuivi par la police et menacé de mort, un jeune prêtre,
idéaliste mais un peu lâche, trouve refuge dans un petit
village. Là, une femme se propose de l’aider, mais devant
la cruauté de la junte qui prend un homme en otage, elle le supplie
finalement de fuir au plus vite dans un pays voisin. Le prêtre
s’y résout, non sans peine.... |
|
||||
"J’ai réalisé le film tel que je le voulais
– c’est pour cela que c’est un de mes films préférés.
Pour moi, il est parfait. Ce ne fut pas un succès populaire.
La critique l’a apprécié, mais il n’avait
évidemment pas d’attrait pour le public. Mais je suis très
fier de mon travail". Pourtant peu amène ni prolixe
lorsqu’il était amené à parler de son oeuvre,
John Ford ne se faisait par contre jamais prier pour défendre
avec vigueur Dieu est Mort, souvent considéré
par les exégètes comme un Ford mineure, pour ne pas dire
raté. Une défense qui laisse en effet songeur à
la projection du film, sûrement pas honteux, mais tout de même
bien loin des sommets de la carrière du génial borgne…
un peu aveugle pour le coup. L’on en vient même alors à
se demander si le vieux briscard, habitué des coups en douce
lors des rares entretiens qu’il daignait accorder, ne le faisait
pas tout bêtement exprès - petit contre-pied pour perdre
un peu plus ces jeunes critiques qui osaient admirer son travail.
Plutôt mal fichu, le scénario, pourtant
inspiré d’un roman réputé de Graham Greene
(Le pouvoir et la gloire), ne tient à ce titre
pas vraiment debout. Certaines ellipses étonnantes gâchent
ainsi la cohérence de l’ensemble, au même titre que
certaines transitions grossières (confrontation Fonda/mouchard
et enchaînement avec un plan du même Fonda hors de danger
en ville) ou aberrations scénaristiques (le personnage d’El
Gringo, qui apparaît toujours au moment opportun et ce en dépit
de toute vraisemblance)… |
|||||
![]() Image : Une très belle surprise ! Malgré la rareté du film de Ford, les Editions Montparnasse ont su dégoter une copie fort estimable et présentant peu de défauts. Quelques points blancs et autres salissures certes, mais dans des proportions plus qu’acceptables, d’autant que, point fort du film et de son esthétique particulière, les contrastes du film sont respectés grâce à une gestion des noirs et des blancs réjouissante (même si l'on pourra toutefois regretter cerraines scènes un peu trop sombres). Et comme la compression vidéo est à l’unisson, discrète et efficace, nous voilà face à un DVD pocket de très bonne facture, avec un rapport qualité-prix tout à fait correct.. Le film est en 1.33. Son : Mêmes remarques que plus haut. Rien à redire, grâce à une piste mono de bonne qualité. |
|||||
|
|||||
![]() Bonus : La désormais traditionnelle présentation de Serge Bromberg pour la collection Pocket des Editions Montparnasse, présentation succincte mais efficace, rappelant en deux ou trois anecdotes et informations rapidement esquissées, les principaux thèmes du film. A noter toutefois que l’on peut aujourd'hui mesurer, avec l’expérience, l’enthousiasme plus ou moins ardent de ce monsieur loyal face au film qu’il présente - et que l’on a en l’occurrence peine à croire qu’il ait envie de défendre le film de John Ford plus que de raison. A noter l'absence de chapitrage, ou du moins de menu de chapitrages. Il vous est en effet possible d'avancer de chapitre en chapitre grâce à votre télécommande. |
|||||
|
|||||
|
|||||