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L'homme
d'affaires pressé, Wendell Armbruster III, débarque inopinément
à Ischia, Italie pour récupérer la dépouille
de son père, décédé pendant ses vacances.
Il y découvre que son géniteur est mort avec sa maîtresse
qu'il venait retrouver là-bas chaque été depuis dix
ans. Maîtresse qui avait une fille, Paméla, âme romantique
qui désire que le couple soit enterré sur place. Wendell
voudrait étouffer le scandale et rapatrier le corps pour des funérailles
en grandes pompes aux Etats-Unis. La lenteur de l'administration, des
Italiens mal intentionnés, mais surtout l'amour, vont ajouter leur
grain de sel. |
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"Se
bastasse una bella canzone…" (air connu)
Wilder et son complice I.A.L. Diamond adaptent Avanti! d'une pièce de Samuel Taylor (auteur que Wilder avait déjà adapté au cinéma avec Sabrina), assez vaudevillesque sur le papier : un huis clos dans un hôtel romain, avec épouse trompée, attaché d'ambassade et Italien bisexuel, pièce à laquelle Wilder va donner une bouffée d'air marin en transposant l'action sur l'île d'Ischia. Sous la plume des auteurs, le vaudeville touristique devient intimiste et sous les rires et les pleurs, on retrouve le thème cher à Henry James de la confrontation entre une Amérique simple et une Europe complexe. Et depuis l'époque des écrits de James, le malentendu semble persister entre une Amérique affairiste et une Europe chantre du bon vivre. Echaudé par la mutilation par les studios de son Holmes, Wilder confie avoir voulu tourner un film européen, plus libre : "il y a une phrase de Renoir sur la différence entre les réalisateurs "européens" et les réalisateurs "américains", par exemple entre Lubitsch, Wyler, Siodmak, Zinnemann, Sirk et moi d'un côté, et Ford ou Hawks de l'autre : en Amérique, tout marche comme sur des rails, alors que les films européens comportent toujours de charmants détours inattendus." Le vieux comparse de Wilder, Jack Lemmon, et l'anglaise Juliet Mills (à qui le réalisateur demande de prendre du poids pour le rôle) forment le couple Wendell/Pamela.
On est en terrain romantique connu : la prévisibilité du personnage d'Armbruster dont on sait qu'il va fondre pour Paméla, l'hôtelier comme bonne fée du couple et surtout la vision de l'Italie et des Italiens avec clichés à la pelleteuse. Piochez un stéréotype : ils y sont tous (bureaucratie, paresse, cupidité ou Sicilienne vengeresse et moustachue). En même temps, cette Italie selon Wilder est aussi pensée comme un choc des civilisations, un parcours d'obstacles pour l'arrogant Armbruster et son impatience toute américaine stigmatisée par Pamela. La mise en scène de Wilder est ivre de la Dolce Vita locale, au point qu'il étire les scènes (la promenade de Pamela en calèche est un moment un peu gratuit) et joue patiemment avec le tempo des gags, refusant que le spectateur boive le flacon d'un trait mais en le dégustant. Les cinq premières minutes muettes – qui sont un long gag - du film annoncent l'humour ma non troppo d'Avanti!, ; offert par Wilder comme un apéritif, à prendre ou à laisser. Si le rythme fait néanmoins parfois défaut - pendant les scènes un peu bavardes de chambre d'hôtel où le caractère théâtral du matériau originel se fait sentir - Wilder prouve qu'une comédie peut fonctionner sur 2 heures 20.
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![]() Image : quelques secondes de grain au début, puis la copie est pimpante sans être extraordinaire, rendant justice à la photographie solaire de Luigi Kuveiller (déjà ‘responsable’ de la photo de films graphiques comme Les Frissons de l'Angoisse ou Chair pour Frankenstein). Très peu de défauts. Son : Mono d'origine restituant clairement
les dialogues et la musique clichée mais grisante de Gino Paoli,
qui reprend des "tubes" connus italiens. Vf de qualité
avec l'excellent Michel Roux doublant Lemmon. |
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Néant. Les éditions françaises
de l'excellent fond de catalogue MGM nous sont depuis quelques temps livrées
nues, en chair mais sans os. Pas de bande-annonce (contrairement au zone
1), ni même de menu de chapitrage. C'est dire… sinon, nous
les remercions pour leur foisonnement de sous-titres, grâce auxquels
on peut progresser en finnois.
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