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![]() Utah, 1873. Un joueur professionnel, une prostituée, un ivrogne et un mystique se retrouvent par hasard dans la même cellule, dans une ville dont le shérif collabore avec des milices appréciant la justice expéditive. Les quatre prisonniers parviennent à échapper au lynchage et s’enfuient à bord d’un chariot à travers le désert. Ils y feront diverses rencontres, donc celle avec le bandit de grand chemin Chaco, qui coûtera cher aux quatre proscrits. |
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En
1975, Lucio Fulci n’est pas encore Lucio Fulci. S’il a déjà
livré des œuvres remarquées dans divers genres tels
que le western, avec l’intéressant Le Temps du Massacre,
ou le giallo, avec des variations telles que Les Salopes Vont
en Enfer / Le Venin de la Peur ou La
Longue Nuit de l’Exorcisme, il n’est pas encore l’auteur
des opéras gore qui feront sa renommée. Le réalisateur
sort alors de deux succès, Croc Blanc avec Franco
Nero et sa suite, que l’on peut également rattacher au western.
Le fait que Fulci ne soit pas à priori un spécialiste du
genre est justement ce qui fait la force et la faiblesse de 4
de l’Apocalypse. Car nombreux sont les amateurs de western,
hollywoodien ou spaghetti, qui ne trouveront pas ici ce qui les attire
habituellement. La plupart des ingrédients traditionnels sont absents
- peu de combats au revolver, et encore placés en début
de film - ou détournés – le motif traditionnel de
la vengeance, élément de base du spaghetti. 4 de
l’Apocalypse devient dès lors plus intéressant
quand on le considère comme une étape dans la construction
du style Fulci que comme un simple western.
Il est intéressant de voir comment Fulci détourne le
genre pour lui insuffler ses propres obsessions, qu’illustreront
ses classiques à venir. On l’a dit, la rigueur du script
lui importe peu, il se préoccupe bien plus de créer des
ambiances oniriques, versant par moments dans le fantastique. Voyez
par exemple comment le départ de Stuby et Bunny hors de la ville
est montré de différents points du vue, comme si les morts
rencontrés par Bud et auxquels Les performances d’acteurs sont inégales, comme souvent
chez Fulci. Fabio Testi s’en sort sans aucun doute le mieux en
campant un anti-héros contraint d’assurer la survie du
groupe que le destin l’a amené à diriger. D’individualiste
superficiel, il apprendra à assumer des responsabilités,
si ce n’est celle de devenir père, qu’il abandonnera
pour achever sa vengeance, non sans avoir restauré le sens de
la solidarité dans une communauté de mineurs. En résumé, que peut-on attendre en visionnant 4 de l’Apocalypse ? Il décevra sans doute les amateurs de westerns spaghetti qui connaissent déjà par cœur Leone, Corbucci, Solima et quelques autres, mais ne manquera pas d’intéresser ceux qui souhaitent avoir une vision exhaustive du genre. En revanche, il est à voir impérativement pour tous ceux qui admirent Lucio Fulci, et veulent découvrir un visage sensiblement différent du pape du gore tripesque baroque. Un film mineur, assurément, mais qui n’en mérite pas moins le coup d’œil. |
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![]() Image : La relative rareté de cette version complète pourrait nous inviter à l’indulgence. Il ne faut néanmoins pas cacher que les défauts existent : la copie n’est pas en excellent état, et outre de nombreuses taches, une ligne verticale fait son apparition au centre de l’écran durant près de la moitié du film. La définition est passable, et les couleurs un peu trop pâles. Mais encore une fois, étant donné que c’est la première fois que ce film nous est proposé dans son intégralité, on pourra le trouver regardable. Son : Un carton nous prévient
d’entrée de jeu, il s’agit de la version complète
du film, comprenant donc des séquences qui n’ont été
doublées ni en français ni en anglais, celles-ci seront
par conséquent présentées en italien quel que soit
votre choix. Comme la plupart des films italiens, 4 de l’Apocalypse
n’a pas de véritable version originale, il faudra donc
se baser sur d’autre critères pour sélectionner
la langue de visionnage. La version italienne est assez étouffée,
peu agréable à l’oreille. La version française
est plus dynamique, aux dialogues bien détachés, trop
sans doute : le doublage semble avoir été fait à
la va-vite et, outre une interprétation peu convaincante, fait
l’impasse sur de nombreux bruitages et effets sonores. On se rabattra
dont sur la piste anglaise, non exempte de défauts, mais qui
reste la plus convaincante des trois. |
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Autour de 4 de l’Apocalypse - 25 mn : sous-titré « Renaissance du Western Italien », ce documentaire est construit autour d’interviews récentes avec Fabio Testi, Roberto Sbarigia. Les deux hommes replacent le film dans le contexte du western italien et nous livrent de nombreuses anecdotes sur les conditions de production du film et le travail avec Lucio Fulci. Une rencontre fort intéressante. Bande-annonce : d’une durée de près de quatre minutes, cette bande-annonce est présentée dans un état très correct. Filmographies sélectives : Tomas Milian, Fabio
Testi et Lucio Fulci. |
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