En 1954, dans le numéro 31 des Cahiers
du Cinéma, François Truffaut s'en prenait avec virulence
à ce cinéma français qu'il appelait "tradition
de la qualité" en ces termes : « Qu'est-ce
qui empêche [...], les Grangier de faire, du jour
au lendemain, du cinéma intellectuel, d'adapter les chefs-d’œuvre
(il en reste encore quelques-uns) et, bien sûr, d'ajouter
des enterrements un peu partout ? Alors ce jour-là nous serons
dans la " tradition de la qualité" jusqu'au cou
et le cinéma français, rivalisant de "réalisme
psychologique ", "d'âpreté", de "rigueur
", "d'ambiguïté", ne sera plus qu'un
vaste enterrement qui pourra sortir du studio de
Billancourt
pour entrer plus directement dans le cimetière qui semble
avoir été placé à côté
tout exprès pour aller plus vite du producteur au fossoyeur.
» Cet article est typique de la mauvaise foi des écrits
aux Cahiers et ailleurs à l'époque, Truffaut, de plus,
déviant du propos au détour de phrases comme celle
où il reproche les « rapports pédérastiques
des personnages » du Salaire de la Peur
de Clouzot, ou celle où il s'en prend au « vomissement
des Orgueilleux. » Bref. Le problème
c'est que cet article et d'autres ont jeté l'opprobre sur
bon nombre de cinéastes dont certains demeurent toujours
ostracisés près de 50 ans après.
Le cas de Gilles Grangier est intéressant dans ce contexte
justement. Vous ne risquez pas de voir un film de Gilles Grangier
à la Cinémathèque. Et pourtant, s'il a tourné
beaucoup (66 films), Grangier en a réussi certains qui resteront
longtemps dans l'imaginaire des cinéphiles. Lorsque Grangier
tourne en 1959 125 rue Montmartre, il a déjà
réalisé 34 films en 16 ans. C'est comme cela qu'il
a appris le métier, sur le tas. Il a suivi le parcours typique
de l'artisan du cinéma. Lui, qui en 1933 travaillait dans
une tannerie à Paris le jour et le soir montrait le "Paris
by night" à des touristes friqués, trois ans
plus tard, était doublure lumière pour Charles Boyer
dans le Mayerling d'Anatole Litvak tout en étant
assistant régisseur. Puis il partira, en tant qu'assistant
réalisateur, à Berlin, suivre le réalisateur
Georges Lacombe dans les studios de la UFA où il côtoiera
Gremillon, Decoin et Guitry. Mais en 1943 il tournera son premier
film par hasard Ademaï bandit d'honneur, imposé
par l'acteur Noël-Noël, alors que Jacques Becker était
pressenti. Il se fera la main avec plus ou moins de succès
avec des comédies et même des opérettes, et
avouera plus tard qu'il voulait faire une carrière à
la Duvivier qui « lui aussi, a beaucoup navigué.
» « Je voulais être un bon artisan »
dira-t-il et on ne peut mieux résumer sa carrière.
Dans la deuxième partie des années 1950, Gilles Grangier
entre dans sa période phare qui durera près de dix
ans avec beaucoup de films noirs. En 1959, il avait déjà
tourné quelques belles réussites de ce cinéma
"à la papa", tant décrié par les
thuriféraires de la Nouvelle Vague, à commencer par
Gas-Oil en 1955. Citons également Le
Sang à la tête en 1956, Le Rouge est
mis en 1957, et surtout Le Désordre et la
nuit en 1958 avec Jean Gabin qui tournera 12 films avec
Grangier.
Cinq mois avant 125 Rue Montmartre, sort le 8 avril
sur les écrans français Archimède,
le clochard avec Gabin et déjà Dora Doll
pour lequel Grangier sera nominé pour l'Ours d'Or au Festival
de Berlin, et c'est Gabin qui remportera l'Ours d'Argent du meilleur
acteur. Plutôt que de se reposer sur ses lauriers, Grangier
va tout de suite se remettre au travail et tournera du 25 mai au
12 juillet 1959 ce qui deviendra 125 rue Montmartre.
Mais entre-temps est sorti au mois de juin le film qui fut la révélation
du Festival de Cannes 1959 : Les 400
coups de François Truffaut. Alors bien sûr,
il est facile d'imaginer qu'au moment de sa sortie, 125
Rue Montmartre a pâti de ce renouveau du cinéma
incarné par des films aussi novateurs, esthétiquement
parlant, que Hiroshima, mon amour sorti en même
temps que Les 400 coups.
Mais heureusement avec le passage du temps, certains films, sortis
au mauvais moment, peuvent être réhabilités.
C'est le cas de 125 rue Montmartre.
L'histoire est adaptée d'un livre à succès
paru l'année d'avant signé d'André Gillois,
qui reçut le Prix du Quai des Orfèvres décerné
par Georges Simenon. André Gillois était le pseudonyme
de Maurice Diamant-Berger dont le frère était réalisateur
(Les Trois mousquetaires en 1921) et producteur
(il avait produit Paris qui dort de René
Clair, sur lequel son frère Maurice avait été
assistant). Plus tard, Maurice Diamant-Berger avait lui-même
écrit la nouvelle dont fut tiré Voyage surprise
de Pierre Prévert. L'intrigue part du postulat suivant :
Pascal, un crieur de journaux, se lie d'amitié avec Didier,
un riche héritier, après l'avoir sauvé de la
noyade. Mais il se retrouve impliqué par la faute de Didier
dans une histoire de meurtre. Comme tout "film noir",
l'intrigue est classique. C'est bien sur le traitement
qui
fera la différence. L'utilisation du terme "film noir"
peut paraître provocant accolé à cette vague
de polars "à la française" qui, de Touchez
pas au grisbi aux Tontons flingueurs,
ont fait et continuent de faire les belles heures des rediffusions
télé ou des ressorties dvd. Mais il faut reconnaître
que dans les années 1950 et 1960, un certain cinéma
français a retenu la leçon du cinéma américain
à la gloire des "Police and Thieves". Et plutôt
que de le copier, il en a fait quelque chose de plus personnel.
Il est intéressant de noter que deux conceptions du polar
français s'affrontaient sur les écrans parisiens en
cette année 1959. En effet, la même année, sortait
Deux hommes dans Manhattan de Jean-Pierre Melville
qui lui aussi lorgnait vers les films noirs américains mais
en les intellectualisant, ce qui a pu générer une
certaine froideur voire un ennui chez certains spectateurs (le film
fut un échec public). A l'opposé, on trouve Un
témoin dans la ville, un excellent polar d'Edouard
Molinaro avec déjà Lino Ventura et admirablement mis
en lumière par Henri Decaë, le chef opérateur
des 400 coups mais aussi
de Plein Soleil de René Clément.
Mais revenons à 125 rue Montmartre. Comme
beaucoup de polars "à la française", le
film tient en grande partie par le grand souci porté à
l'exactitude des milieux sociaux décrits par l'histoire et
la qualité des atmosphères. Ici, Grangier s'intéresse
à ces vendeurs de journaux à la sauvette qui venaient
prendre, au siège du quotidien, leurs cent exemplaires à
écouler au coin des rues. Ainsi les premières images
suivent une camionnette qui vient apporter le lot de journaux à
vendre au 125 rue Montmartre, siège de France Soir. La caméra
accompagne ces journaux qui passent de main en main jusqu'au crieur
de journaux. Sans s'attarder plus que ça, Grangier réussit
à retranscrire en quelques plans l'énergie et l'urgence
de ce milieu populaire par un montage rythmé, un souci porté
à la justesse du décor et de la figuration. Malheureusement
ces images sont desservies par une musique de Jean Yatove (pourtant
responsable de celle du Désordre et la nuit)
et un accordéon un peu trop ‘flon-flon’ ; heureusement
Yatove se rattrapera plus tard avec un thème jazzy typique.
Puis, on aperçoit Pascal (Lino Ventura) qui attend sur un
banc que tous les autres crieurs soient passés prendre leurs
exemplaires. S'ensuit un dialogue truculent avec Mémène
(Dora Doll), la guichetière ; je ne résiste pas à
l'envie de le partager avec vous :
Mémène
: Tiens voilà tes cent (exemplaires), tu pourrais dire
merci.
Pascal : Merci.
Mémène : En tout cas tu pourrais dire bonjour.
Pascal : Bonjour, merci et au revoir
Mémène : Pascal, on te voit plus beaucoup.
Pascal : Ben 2 fois par jour, qu'est-ce qu'il te faut ?
Mémène : Je parle pas d'ici, je veux dire d'une
façon générale. Dis donc ce soir à diner
j'ai fait du miroton, si des fois ça te tentait...
Pascal : Du miroton ? Ben malheureusement en ce moment je peux
pas, j'attrape des bourrelets.
Mémène : Tu sais, j'aurais pu t'aider à
les perdre tes bourrelets...Tu veux que je te dise hein ? t'es un
salaud !
Pascal : Même pas, la preuve ! (Et il se barre)
Bien sur, on reconnaît là la patte des dialogues d'Audiard.
Michel Audiard avait rencontré Gilles Grangier quatre ans
auparavant pour les dialogues du film Poisson d'avril
avec Bourvil que produisit son beau-frère, Jean-Paul Guibert.
Puis, Audiard et Grangier firent plusieurs films ensemble comme
Le Cave se rebiffe ou Le Gentleman d'Epsom
tous deux avec Gabin. Quant à Lino Ventura, il tente avec
ce film de casser son image de musclé bagarreur que lui ont
valu ses rôles de gangsters dans Touchez
pas au grisbi de Jacques Becker en 1954 par exemple.
C'était Becker qui l'avait découvert alors qu'il organisait
des spectacles sportifs et c'est Gabin qui l'impose finalement à
partir de 1957 dans Le Rouge est mis de Grangier
justement. Ainsi dans 125 rue Montmartre, il apparaît
toujours aussi bourru mais plus sensible. C'est le brave gars "à
la cool". Il porte des Converses, fume des gitanes, fait son
petit boulot pépère, bon vivant comme il le dit :
« Pour moi y a qu'une chose de sérieux dans la
vie, c'est l'heure des repas et puis de temps en temps la bagatelle,
mais à condition de pas se foutre à la flotte pour
ça ! » Il ne comprend pas que Robert Hirsch puisse
se noyer pour une nana. Robert Hirsch justement fait un très
bon numéro d'acteur, le parfait emmerdeur en un sens, embrouilleur
de première. Ventura vient de le sauver de la noyade et lui
se plaint tout de suite d'avoir froid, d'avoir faim, sans un mot
de remerciement. Il "tape l'incruste" chez Ventura mais
n'arrête pas de lui dire qu'il aurait mieux fait de mourir
tout en lui racontant une histoire abracadabrante à laquelle
Ventura ne croit guère. Il serait l'héritier d'une
grosse fortune et sa femme Catherine (Andréa Parisy), aidée
par son beau-frère (Alfred Adam), chercherait à le
rendre fou pour le faire interner. Dans le rôle du parfait
emmerdeur, Robert Hirsch préfigure le Jacques Brel du film
du même nom de Françis Veber (avec Lino Ventura d'ailleurs).
[Veber qui bâtira sa carrière sur ce genre de relations
soit dit en passant.]
En 1959, Robert Hirsch avait déjà une belle carrière
théâtrale derrière lui. Cela faisait plus de
10 ans qu'il était sociétaire à la Comédie
Française et en parallèle jouait quelques rôles
au cinéma, dont le plus célèbre était
sans doute à cette époque celui aux cotés de
Brigitte Bardot dans En effeuillant la marguerite
de Marc Allégret en 1956. Outre son rôle d'emmerdeur,
il faut surtout retenir la scène du cirque où il joue
un Auguste. Ces scènes mettent en valeur son agilité
(un beau grand écart), et surtout il y a une série
de gros plans lorsqu'il se sent découvert qui se révèlent
assez extraordinaires grâce à l'expressivité
de son visage.

Alors bien sur, la deuxième partie du film, après
le meurtre, est une classique énigme policière à
la Maigret. L'affaire est rondement menée pourrait-on dire.
Que ce soit le commissaire joué par un mielleux Jean Desailly
ou le beau-frère joué par Alfred Adam, tous jouent
leur rôle à la perfection. Il y aussi le fameux retournement
de situation, indispensable à tout polar qui se respecte
(Les Diaboliques était sorti 4 ans auparavant),
que l'on a vu venir mais bon client le spectateur ne fait pas la
fine mouche. C'est du bel ouvrage. Et le spectateur en redemande
car on ne le prend pas pour un imbécile. Comme tout bon film
de « qualité française », les seconds
rôles sont tout aussi soignés. Andréa Parisy
joue la jeune bourgeoise garce avec talent ; il ya Dora Doll qui
joue la guichetière à l'entrepôt de France Soir
: maîtresse de Ventura, elle joue la nana sympa, bien en chair,
simple et populaire. Il y a aussi Paulette, la serveuse du bar-restaurant
prolo, joué par Valérie Vivin que l'on a plus beaucoup
vu par la suite, le juge d'instruction joué par Henri Crémieux
(qu'on a lui pas mal vu au cinéma et à la télé
notamment dans Les 5 dernières minutes),
tout comme le médecin Jacques Monod et surtout Lucien Raimbourg
qui a débuté sa carrière auprès du groupe
Octobre dans L'Affaire est dans le sac de Pierre
Prévert. Sa gueule est reconnaissable entre mille, et il
a quelques phrases au début du film à l'entrepôt
où il joue un crieur : « Dans la vie c'est comme
ça, faut séduire ou faut transpirer »,
Ventura lui répond alors : « Ben mon vieux, qu'est-ce
que tu dois transpirer ! », Raimbourg de répondre
: « Suis moche, j'te fatigue, hein? » et Ventura
clôt la conversation d'un « Non, tu m'emmerdes !
»

Oui, 125 rue Montmartre est un très bon
film de cette qualité dite "française".
Il ne faudrait pas se tromper d'ennemi et tout mélanger.
Bien sur, certains des films des années 50 et au-delà
sont une insulte à l'intelligence du spectateur, en cherchant
à le flatter avec un humour gras et bas du front. Il ne s'agit
pas de ça ici. Gilles Grangier filme à hauteur d'homme,
à hauteur de "ces petites gens". Par exemple la
manière dont il filme (comme s'il les volait) ces images
de
gamins
au cirque, captivés par le numéro. La joie et l'excitation
qui se lit sur leurs visages est d'une vrai authenticité.
Ou l'allure des figurants dans le resto "prolo". Tout
ça respire une profonde humanité. Comme on parle de
photographie humaniste par rapport à Doisneau et les autres,
il ne serait pas faux de parler de cinéma humaniste à
propos de certains films de Grangier, de Verneuil, d'Yves Allégret
et d'autres.
J'ai déjà parlé du soin que Grangier prend
à filmer ce milieu populaire des crieurs de journaux. Une
scène est révélatrice, celle où Ventura
part à vélo dans Paris pour aller vendre France Soir
à l'Alma. Une dame dans une décapotable lui tend un
billet de 500 francs pour acheter le quotidien. Ventura
n'hésitera
pas une seconde à lui rendre son billet et à garder
son exemplaire. Il n’a peut-être pas beaucoup de "thunes"
mais il a sa dignité. Il n'est pas prêt à tout
pour vivre. Ce genre de scène est typique des films de cette
époque (et qui remonte aux films français réalistes
des années 1930), et malheureusement ces "petites gens"
seront bien souvent oubliés par les jeunes cinéastes
français qui arriveront, préférant les histoires
de triangle amoureux ou d'adultère entre bourgeois. Mais
ne nous y trompons pas. Il est bien évidemment hors de question
de dire qu'il faut absolument tourner sous l'angle "prolétaire"
ce genre d'histoire. Mais il est vraiment dommage que la "révolution"
apporté par la Nouvelle Vague ne se soit quasi uniquement
placée que du coté des bourgeois, voire des petit-bourgeois
à l'opposé de la Nouvelle Vague anglaise de Karel
Reisz, Tony Richardson et de leurs films sociaux. Mais ceci est
un autre débat.
Bien sur, les détracteurs pourraient parler du manichéisme
derrière tout ça. Les ouvriers sont "bons"
et les bourgeois "méchants". C'est un procès
qui a déjà été fait à d'autres
comme Prévert par exemple. Comme cet attrait que l'on peut
qualifier d'idéaliste pour les milieux populaires. Que répondre
à cela ? Ne nous trompons pas d'ennemi, c'est tout. Alain
Corneau disait de Gilles Grangier qu'il était « amoureux
des petits métiers » et Grangier disait lui-même
: « Moi j'ai toujours été attaché
à ça. Il faut qu'on comprenne comment les gars vivent,
comment ils bouffent, comment ils baisent, ça m'a toujours
beaucoup intéressé » ou « J'avais
le souci du détail », et c'est là où
un film comme 125 rue Montmartre fait la différence.
Ce souci du détail que l'on retrouve au niveau de toute l'équipe
technique également.
Que
ce soit la photographie du chef opérateur Jacques Lemare
(ancien cadreur sur La Règle
du jeu), les décors donc de Robert Bouladoux
(déjà remarqué dans Le Désordre
et la nuit de Grangier l'année d'avant), le montage
de Jacqueline Sadoul (première épouse de l'historien
Georges Sadoul). Grangier disait d'ailleurs du montage : «
Le montage c'est tout.. .tu peux sublimer un bon film ou l'abîmer.
Une bonne histoire si elle est bien écrite restera toujours
une bonne histoire. » Le générique nous
apprend également que le futur réalisateur de La
Piscine, Jacques Deray, était assistant réalisateur
tandis que Claude Zidi était assistant opérateur.
Bref si Grangier s'est égaré parfois, ce qui est normal
quand on a tourné autant de films (Duvivier lui-même
en a raté plus d'un), il est important de replacer certains
de ses films comme 125 Rue Montmartre à la place qu'il leur
est due dans le cinéma français. 125 rue Montmartre
est l'exemple du polar "à la française"
comme Des gens sans Importance d'Henri Verneuil
(1956), bien foutu à tous niveaux, qui ne se prend pas la
tête, tout en prenant au sérieux son métier
et qui offre du bon temps sans chercher la vulgarité et c'est
déjà beaucoup. Pour clore cette polémique inutile
avec
François
Truffaut et les autres, remarquons que 125 rue Montmartre
est un film tourné quasiment en extérieurs et que
Grangier, qui utilisait évidemment un scénario pour
tourner, se laissait une certaine part d'improvisation au tournage
ce qui rappelle des méthodes louées par la Nouvelle
Vague.
Et pour finir, laissons la parole d'abord à Grangier : «
La Nouvelle Vague nous a un peu secoué les puces, à
nous les vieux, en oubliant qu'on leur avait fait un fauteuil en
cuir et qu'ils n'avaient plus qu'à s'asseoir dedans. Ils
avaient beau trépigner, c'est quand même la génération
d'avant qui avait organisé le confort de ce cinéma
sur lequel ils sont tombés à bras raccourcis mais
que finalement ils ont continué à faire. »
Et à Gabin, avec qui il a beaucoup tourné, et qui
disait qu'il faut trois choses pour faire un bon film : «
Premièrement une bonne histoire, deuxièmement
une bonne histoire, et troisièmement une bonne histoire.
» Et il ajoutait « le reste c'est de la littérature
d'empapaouteurs de mouches. »